Mots clés : Equipementier automobile, POITOU-CHARENTES, Ségolène Royal, Heuliez.
Ségolène Royal, la présidente socialiste de la région Poitou-Charentes, a indiqué sur France 3 dimanche soir, qu'une grande mutuelle de Niort pourrait entrer au capital de l'équipementier automobile Heuliez pour lui éviter la liquidation judiciaire.
Ségolène Royal, la présidente PS de la région Poitou-Charentes, a déclaré dimanche soir lors d'un débat télévisé sur France 3, qu'«une grande entreprise mutualiste de Niort va annoncer mercredi son intention de rentrer au capital d'Heuliez». Elle n'a cependant pas cité de nom. Plusieurs grandes mutuelles dont la Maif, la Maaf ou la Macif ont leur siège social à Niort.
La région Poitou-Charentes a déjà versé 5 millions d'euros au capital d'Heuliez. Ségolène Royale a par ailleurs indiqué à l'AFP, «depuis que la région a décidé d'entrer dans le capital d'Heuliez, j'ai toujours dit qu'il faudrait élargir le pacte d'actionnaire ». L'équipementier automobile Heuliez traverse de grandes difficultés. L'entreprise de 600 salariés doit absolument retrouver un repreneur pour éviter la liquidation judiciaire.
Rumeur de placement sous mandat ad hoc:
Le groupe BKC (Bernard Krief Consulting), désigné par le tribunal de commerce de Niort l'an dernier comme repreneur, s'était engagé à injecter 16 millions d'euros. Il n'a pour l'instant fait aucun versement, il n'a apporté qu'un titre de créance. A l'époque le groupe était l'unique candidat à la reprise de l'équipementier de Poitou-Charentes.
Selon les Echos, plusieurs rumeurs circulent sur les solutions envisagées pour sauver Heuliez. La dernière serait de mettre la société sous mandat ad hoc, qui est une procédure confidentielle pour prévenir les difficultés financières d'une entreprise.
Les doutes de Christian Estrosi:
Lundi matin, le ministre de l'Industrie, Christian Estrosi a déclaré sur Europe 1 qu'il «ne croit plus» au sauvetage d'Heuliez par BKC, ajoutant : «D'ailleurs je n'y ai pas beaucoup cru». Le ministre a dit être en négociation avec une demi-douzaine d'autres repreneurs potentiels. Il a expliqué qu'«il faudra donc dès lors que nous aurons la garantie qu'un repreneur potentiel peut se substituer à la prise de participation de monsieur Petiet (le patron de BKC, NDLR), que monsieur Petiet se retire sans faire d'histoire».

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