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vendredi 5 mars 2010

La taxe anti-bonus va rapporter 2,75 milliards d'euros à la Grande-Bretagne.

La taxe temporaire instaurée par le gouvernement britannique sur les bonus versés par les banques devrait rapporter 2,5 milliards de livres (2,75 milliards d'euros), bien plus que ce que prévoyait le gouvernement, selon un décompte publié vendredi par le Financial Times.
Le quotidien a calculé cette estimation à partir de données officielles ou officieuses concernant les seize plus grandes banques installées au Royaume-Uni, britanniques ou étrangère. Ce montant est très supérieur à ce que prévoyait le gouvernement mais est tout de même en dessous des 4 milliards de livres qui avaient été évoqués par certains experts de la City lors de l'annonce de cette taxe.
Les banques actives au Royaume-Uni, y compris les filiales de groupes bancaires étrangers, doivent payer une taxe de 50 % sur le montant des primes versées jusqu'au 5 avril à leurs employés, au-delà d'un plafond de 25 000 livres (environ 27 500 euros). La France a suivi Londres en instaurant une taxe similaire.
Le ministre des finances Alistair Darling avait indiqué, en annonçant début décembre la création de cette "taxe anti-bonus", que le gouvernement tablait sur 550 millions de livres de recettes, soit plus de 600 millions d'euros. Il avait prévu de consacrer ces fonds à des programmes d'aide au retour à l'emploi.
Ces rentrées plus élevées que prévu, si elles se confirment, constitueraient un coup de pouce bienvenu pour le gouvernement à l'approche des élections législatives attendues début mai. Elles pourraient en effet lui permettre d'annoncer des mesures de dépenses ciblées dans le budget 2010-2011, qui doit être présenté d'ici à la fin du mois, ou bien de commencer à réduire le déficit budgétaire, dont l'envolée inquiète les investisseurs. Elles montreraient cependant l'échec de l'objectif premier de la taxe, qui était de dissuader les banques de verser des primes élevées.

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