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vendredi 23 avril 2010

L'aide du FMI ne sera pas immédiate.

«Nous sommes prêts à agir rapidement» en réponse à cette demande 
d'aide, a expliqué vendredi Dominique Strauss-Kahn, directeur général du
 FMI.


«Nous sommes prêts à agir rapidement» en réponse à cette demande d'aide, a expliqué vendredi Dominique Strauss-Kahn, directeur général du FMI.Mots clés : Crise, Grèce, Dominique Strauss-Kahn.

Plusieurs semaine pourraient être nécessaires pour débloquer l'aide du FMI, qui n'a pas été impliqué dans l'élaboration du plan de l'UE.

Le fonds monétaire international (FMI) vient tout juste d'être saisi d'une demande d'aide de la Grèce. Jusqu'à présent, le FMI ne fournissait que de l'assistance technique à Athènes. L'équipe de ses experts est à pied d'œuvre dans la capitale hellénique. «Nous sommes prêts à agir rapidement en réponse à cette demande», a expliqué vendredi Dominique Strauss-Kahn, directeur général du FMI. Et Youssef Boutros-Ghali, président du comité directeur de l'institution, de rappeler : «L'aide à la Grèce prendra du temps. Cela ne peut pas se produire d'un jour à l'autre.» D'autant que le gouvernement Papandréou est engagé dans des négociations portant sur l'élaboration d'un plan «couvrant plusieurs années».
Jusqu'à présent, le FMI n'avait pas été impliqué dans l'élaboration du plan de l'Union européenne. Cette dernière n'est pas membre du conseil du fonds. Ses propositions ne pouvaient donc engager le FMI, rappelle-t-on à Washington. Il faut donc s'attendre à «plusieurs semaines» de pourparlers. Le montant du plan complet pourrait dépasser le record de 58 milliards de dollars établi par la Corée en 1997 grâce aux conditions négociées par le FMI.
L'institution multilatérale part aussi du principe que sa part dans l'aide à la Grèce représentera un tiers du paquet décidé par les autres pays de la zone euro. Mais cette proportion pourrait éventuellement changer suivant le verdict des négociateurs du fonds. L'absence de marge d'ajustement par une dévaluation complique toutefois sérieusement les termes que le FMI devra négocier avec les autorités grecques. Ce n'est pas tout à fait sans précédent : la Lettonie par exemple a obtenu 1,7 milliard d'euros du FMI en 2008, dans le cadre d'un paquet international de 7,5 milliards, tout en conservant sa monnaie indexée sur l'euro.

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