Mots clés : UE, FMI, Marchés, WALL Street, Georges Papandreou, Timothy Geithner, CATerpillar, TEXAS INSTRUMENTS, GOLDMAN SACHS GROUP, UAL CORP, CONTINENTAL AIRLINES, UNITED Airlines.
Malgré de nouvelles incertitudes sur la Grèce, Wall Street, portée par de bons résultats trimestriels des grandes sociétés cotées, devrait ouvrir en légère hausse.
Les futures sur indices prédisent une ouverture en légère hausse des marchés américains. Peu avant l'ouverture de Wall Street, les futures sur indices Standard & Poor's 500 et Nasdaq 100 avançaient respectivement de 0,12 % à 1.213,80points et de seulement 0,05 % à 2.054 points.
Un seul indice est attendu ce lundi, celui de la confiance du consommateur en avril. Mais, en l'absence d'indicateurs macroéconomiques de premier plan aujourd'hui, ce sont essentiellement les publications des résultats trimestriels des grandes entreprises qui animeront la cote, apportant, pour les meilleurs de nouvelles preuves de la reprise économique américaine. Sur les 172 sociétés du S & P-500 qui ont publié leurs résultats à ce jour, environ 83 % ont déjà dépassé les attentes des analystes. A Wall Street, sont attendus ce lundi les résultats de Whirlpool, Caterpillar etTexas Instruments.
Hors publications, les investisseurs surveilleront également deux autres valeurs, UAL CORP, maison mère de United Airlines, et Continental Airlines, qui ne parviennent pas à s'accorder sur le prix à payer pour fusionner. Si elle réussissait, cette fusion se traduirait par la création d'une immense compagnie évaluée à environ six milliards de dollars.
Des résultats et des valeurs que les investisseurs devraient regarder avec attention, quelque peu soulagés, par ailleurs, par les questions européennes. En effet, le Premier ministre grec, Georges Papandreou, a enfin accepté de demander, vendredi, l'activation du plan de soutien à son pays en déroute, 45 milliards d'euros seront prêtés à la Grèce par l'Union Européenne et le FMI. Portée par des prévisions rassurantes de Merck sur le coût de la récente réforme du système de santé américain, la Bourse de New York avait finit en hausse vendredi soir. Les indices Dow Jones et S & P 500 ont même terminé à leurs plus hauts niveaux sur les 19 derniers mois, ce qui a donné de l'entrain aux bourses européennes ce matin.
Toutefois, le secrétaire américain au Trésor, Timothy Geithner, a insisté pour le la Grèce, l'UE et le FMI mettent en œuvre le plus vite possible « une série d'importantes réformes économiques et un soutien financier concret et substantiel. » Ce qui risque d'être plus délicat depuis que Berlin a menacé, ce week-end, d'opposer un veto au dispositif. Le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, a indiqué que la Grèce devrait accepter de nouvelles mesures d'austérité avant de bénéficier d'une aide. Et les marchés sont de nouveaux inquiets : les taux grecs à 10 ans viennent en effet de dépasser ce matin pour la première fois depuis l'entrée du pays dans la zone euro en 2001 le seuil de 9 %, signe que la demande d'aide formulée par la Grèce vendredi n'a pas suffi à calmer les marchés.
Autre ombre au tableau, l'affaire Goldman Sachs, accusée de fraude. Le Sénat américain a rendu publics, ce week-end, des mails embarrassants pour la banque. Le PDG de Goldman Sachs, Lloyd Blankfein, son directeur financier, David Viniar et M. Tourre doivent être entendus mardi à Washington devant la sous-commission. Goldman est en hausse de 0,2 % ce matin en électronique malgré les annonces de ce week-end.
Enfin, la plus vaste réforme de la régulation financière aux États-Unis depuis la Grande Dépression des années 1930 devrait être soumise ce lundi à un vote au Sénat. Les démocrates ont décidé de repasser à l'offensive pour faire adopter leur proposition de loi.
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