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samedi 5 mai 2012
Poursuite de la grève de la CGT-Marins .
La grève lancée mercredi par les marins CGT de la SNCM
et de la Méridionale (ex-CMN) pour réclamer l'application des mêmes
lois sociales à toutes les compagnies de navigation, a été reconduite
aujourd'hui, le trafic Corse-continent restant paralysé, a-t-on appris
auprès de la SNCM. L'ensemble de la flotte des deux compagnies - soit
neuf bateaux - est resté à quai pour la 4e journée consécutive.
Le mouvement, reconduit lors d'assemblées générales ce matin, "est suivi
à 28% à la SNCM, un peu plus à la CMN, mais cela suffit pour empêcher
tout trafic", a-t-on précisé à la direction de la SNCM. Le directeur du
groupe pour la Corse, Pierre-André Giovannini, a fait part de ses
"regrets pour la gêne occasionnée à notre clientèle, passagers et
transporteurs de fret, et ce nouveau coup porté à l'économie insulaire".
Il a ajouté que "cette nouvelle grève ne (pouvait) que renforcer notre
détermination à moderniser rapidement et à faire évoluer l'entreprise,
dans tous les domaines". Un mouvement qui "renforce la concurrence", selon la SNCM:
La direction a aussi exprimé son "indignation" car "ce mouvement censé
combattre nos concurrents de la Corsica Ferries les renforcent au
contraire, au-delà de leurs espérances". Le syndicat, de son côté,
réclame l'application aux autres compagnies assurant les liaisons entre
la Corse et le continent, notamment la Corsica Ferries, dont les navires
battent pavillon italien, de l'inscription au premier registre maritime
prévoyant l'application des lois sociales françaises.
Hier, une délégation de syndicalistes s'était rendue à Paris pour
rencontrer les représentants de différents partis. Ils ont été reçus par
le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, qui a déposé au Sénat le
22 mars une proposition de loi prévoyant l'imposition du pavillon
premier registre à toutes les compagnies opérant en France. Les marins
ont également été reçus au PS par le porte-parole Benoît Hamon et un
représentant de François Hollande. La CGT, avait annoncé avoir écrit aux
deux candidats à l'élection présidentielle, Nicolas Sarkozy et François
Hollande, pour connaître leurs positions sur la proposition de loi du
PCF.
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