Les Japonais sont de gros consommateurs de téléphones mobiles, sur lesquels ils peuvent naviguer sur d'innombrables sites, regarder la télévision...
Jeudi, Fujitsu et Toshiba ont décidé de regrouper leurs forces pour reconquérir le marché de la téléphonie mobile. Stars des téléviseurs, ordinateurs et consoles de jeux, les Japonais peinent à s'imposer dans le hit-parade mondial.
Le Yendo de Sony Ericsson
S'ils se taillent la part du lion sur le marché japonais du mobile, Sharp, Panasonic, Fujitsu et NEC, peinent à étendre leurs parts de marché à l'étranger. Sur 34 millions de téléphones vendus l'an passé par la «bande des quatre», 70 % l'ont été au Japon. Mais leur part de marché au niveau mondial reste, à environ 2 % seulement.
«Les Japonais sont très forts en technologie pure, ils sont en pointe sur la télévision sur mobile, le paiement sans contact, de nombreux services… Car il existe au Japon tout un écosystème pour que ces services fonctionnent. Mais les constructeurs n'ont pas su s'adapter aux marchés étrangers différents et se sont repliés sur leur marché intérieur. C'est un frein plus culturel que technologique», explique Basile Carle, analyste au cabinet Idate.
Un modèle Toshiba.
Jeudi, Fujitsu (fournisseur en téléphone mobile du premier opérateur japonais NTT DoCoMo) et Toshiba (fournisseur de l'opérateur KDDI) ont décidé de joindre leurs forces. Ils fusionneront en octobre leurs activités de fabrication de téléphones portables. Concrètement, Fujitsu prendra une participation majoritaire (environ 70 % à 80 %) dans la nouvelle entreprise, dont la part de marché sera de 19 % au Japon, derrière celle de Sharp.
Le rapprochement permettra aux deux groupes électroniques de partager les coûts de développement de téléphones afin d'effectuer une percée en Asie, hors Japon… Et ailleurs ! Le mariage permettra-t-il aux constructeurs Japonais de trouver leur place sur le devant de la scène ?
NEC, Hitachi et Casio Computer, qui avaient eux aussi annoncé un rapprochement de leurs activités dans la téléphonie mobile en septembre 2009, doivent encore faire leurs preuves. Sony, qui s'est, lui, dès 2001, rapproché du suédois Ericsson, semble avoir fait le bon choix puisque la coentreprise Sony Ericsson trône dans le top 5 mondial avec 10,5 millions de terminaux vendus selon IDC.
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