L'immobilier c'est aussi de la psychologie. Les investisseurs
auraient-ils le moral en berne? Ils se sont en tous cas faits plus
discrets l'an dernier, dans le neuf, mais aussi dans l'ancien.«Au
quatrième trimestre 2012, les investisseurs ont représenté une part
nettement plus faible qu'en 2011 dans les achats d'immobilier ancien»,
observe Laurent Vimont (photo), le président de Century 21. Selon le réseau, ils représentaient 16,3% des acheteurs au quatrième trimestre (contre 18,3% en 2011).
A Paris aussi, les investisseurs se font plus rares. «Ils ont
représenté 22,9% des transactions au quatrième trimestre 2012, ce qui
équivaut à 25% de moins qu'en 2011», ajoute Laurent Vimont pour qui,
face aux messages envoyés par le gouvernement (blocage des loyers,
imposition des plus-values, réquisition), «les investisseurs risquent
de se détourner de l'investissement locatif». À la Fnaim,
Jean-François Buet souligne lui aussi l'attentisme des investisseurs
«après les six mois de yo yo fiscal que l'on vient de vivre».
Mauvaise surprise:
Pour ceux qui souhaitent vendre un bien locatif en 2013, la fin de
l'année a d'ailleurs suscité une mauvaise surprise. La ristourne de 20%
sur les plus-values prévue par le gouvernement pour inciter les
particuliers à vendre leurs biens en 2013 a en effet été rejetée par le
Conseil constitutionnel. Ceux qui vendront cette année n'auront donc
aucun régime de faveur et devront payer l'impôt sur la plus-value au
prix fort.
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