La production de prêts immobilier a plongé de 32,2 % au cours des quatre premiers mois de l'année. Préférant souvent puiser dans leur épargne pour acheter de la pierre, les ménages s'endettent moins.
Mois après mois, les statistiques confirment l'effondrement du nombre
de crédits immobiliers accordés par les banques. La production de
crédits a ainsi chuté de 32,2 % au cours des quatre premiers mois de
l'année, en glissement annuel (baisse de 9,5 % en avril), selon l'Observatoire Crédit Logement/CSA.
La tendance est encore plus marquée dans l'ancien (-38,3 % en 4 mois),
qui a retrouvé ses niveaux d'avril 2009, au plus fort de la crise
financière. «L'embellie de l'automne 2011 n'a pas suffi à inverser la
tendance récessive du marché», note l'Observatoire. Le moindre appétit
des ménages pour la pierre, alors que les perspectives économiques
restent incertaines, la diminution de l'avantage fiscal du dispositif Scellier et surtout la disparition du PTZ + dans l'ancien expliquent cette chute et la mutation du marché immobilier.
«Le marché se recentre sur une clientèle plus aisée à l'apport personnel croissant, au détriment des jeunes acheteurs notamment», souligne Crédit Logement, établissement de crédit dont les actionnaires sont les grandes banques françaises et qui se présente comme le leader de la garantie des prêts immobiliers aux particuliers. Les jeunes de moins de 35 ans et les ménages les plus modestes qui ne disposent pas d'apport personnel sont moins nombreux à pouvoir acheter leur premier logement.
«Le marché se recentre sur une clientèle plus aisée à l'apport personnel croissant, au détriment des jeunes acheteurs notamment», souligne Crédit Logement, établissement de crédit dont les actionnaires sont les grandes banques françaises et qui se présente comme le leader de la garantie des prêts immobiliers aux particuliers. Les jeunes de moins de 35 ans et les ménages les plus modestes qui ne disposent pas d'apport personnel sont moins nombreux à pouvoir acheter leur premier logement.