Pour certains assurés, la mise à jour a échoué au niveau des bornes équipées d'un nouveau logiciel prévu pour sécuriser le système, mieux contrôler les droits des assurés et permettre plus facilement des mises à jour.
Pendant plusieurs jours, un certain nombre d'assurés n'a pas eu accès au tiers payant. L'assurance maladie a autorisé les pharmacies à «forcer le système» pour que ces personnes puissent continuer à être remboursées.
Surprise pour les nombreux assurés qui ont souhaité mettre à jour leur carte Vitale en
ce début d'année. Dans un certain nombre de cas, la mise à jour sur les
quelque 20.000 bornes situées dans les pharmacies a échoué. «Nous
avions un message qui nous empêchait d'appliquer le tiers payant»,
explique Philippe Gaertner, pharmacien et président de la Fédération des
syndicats pharmaceutiques de France.
Très vite, pharmaciens et caisses d'assurance font remonter le
message à la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam), qui constate
«quelques petites erreurs» au niveau des déclarations annuelles de
données sociales que remplissent chaque année les entreprises. Une
formalité qui a tout de même son utilité puisqu'elle permet de
réactualiser automatiquement les droits des salariés. «Ces déclarations
ont été mal remplies par les employeurs, indique-t-on à la Cnam. Du
coup, certains assurés n'ont pas vu leurs droits se renouveler».