David Cameron avait ironisé en janvier dernier sur le projet français de taxe sur les transactions financières.
Avant l'affaire du «tapis rouge», le premier ministre britannique avait déjà raillé une mesure de Bercy et appelé les banques françaises à rejoindre la Grande-Bretagne. Il évoque un «sain esprit de compétition».
David Cameron a jeté un pavé dans la mare mardi, en déclarant qu'il déroulerait le tapis rouge aux entreprises françaises souhaitant s'installer en Grande-Bretagne. Ce n'est pourtant pas la première fois que le premier ministre britannique courtise sans complexe les entrepreneurs français.
S'il a précisé plus tard dans la soirée qu'il plaisantait à moitié, il avait déjà ironisé, à la fin du mois de janvier, sur les effets bénéfiques pour l'Angleterre de l'instauration d'une taxe sur les transactions financières, alors défendue par Nicolas Sarkozy. Devant la difficulté de la mettre en œuvre rapidement au niveau européen, l'ex-chef de l'État avait décidé de l'instaurer, dans un premier temps, au seul niveau national.
Une décision jugée «incroyable» par David Cameron. «Au moment où nous nous battons pour l'emploi et la croissance, faire quelque chose qui coûterait un si grand nombre d'emplois me paraît extraordinaire», avait-il expliqué. Et d'appeler les entreprises françaises à rejoindre la perfide Albion: «Dans un sain esprit de compétition avec la France, […] notre porte sera ouverte et nous pourrons accueillir au Royaume-Uni beaucoup plus de banques et d'entreprises françaises, et notre économie se développera», avait-il déjà conclu.