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lundi 28 janvier 2013

Le débat sur « la faillite » de la France relancé.

Le ministre des Finances, Pierre Moscovici. Le ministre des Finances, Pierre Moscovici.

Techniquement, l'Hexagone est loin du défaut de paiement et donc de la banqueroute, même si les voyants sont nombreux à être passés dans le rouge.

Lorsque François Fillon avait affirmé le 21 septembre 2007 être «à la tête d'un État qui est en situation de faillite», l'ex-premier ministre avait lancé une polémique qui lui avait valu de se faire sèchement recadrer par Nicolas Sarkozy. Et qui ressurgit aujourd'hui. Dimanche, Michel Sapin s'est laissé entraîner sur une pente périlleuse: comme on lui demandait, sur Radio J, s'il considérait que l'«État était en faillite» ou comme Michel Rocard qu'il y avait «le feu», le ministre du Travail a ­répondu: «C'est un État totalement en faillite!»«C'est la raison pour ­laquelle il a fallu mettre en place des programmes de réduction des déficits et aucune sirène ne doit nous dé­tourner de cet objectif de la diminution des déficits, a-t-il argumenté. C'est ­fondamental pour le financement ­de notre économie, et la création ­d'emplois.»
Bien conscient du malaise qu'a provoqué cette petite phrase - prononcée, assure l'entourage de Michel Sapin, sur le ton de l'ironie en référence à celle de François Fillon cinq ans plus tôt -, l'exécutif a tenté de dissiper les craintes. «C'est une image», a insisté Pierre Moscovici, sur France Info. «Ce qu'il signifiait par là, c'était que la situation des ­finances publiques était préoc­cupante, a retraduit le ministre de ­l'Éco­nomie. Si elle était préoc­cupante en 2007, elle est plus préoccupante aujourd'hui puisque (le précédent gouvernement) a accumulé 600 milliards d'euros de dette publique; mais le terme n'est pas tout à fait approprié, parce que la France est un pays qui n'a pas besoin de ­fermer les services publics de manière massive.» Et le ministre des Finances de certifier, comme pour lever toute ambiguïté: «La France est un pays vraiment solvable, la France est un pays vraiment crédible, la France est un pays qui entame son redres­sement.»
À droite aussi, on réfute toute situation de défaut de paiement. «La France est tout à fait en situation aujourd'hui d'assumer ses engagements financiers, notamment de payer ses fonctionnaires, heureusement!», a asséné l'ancien premier ministre Alain Juppé, sur RTL.

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Un message d'austérité:

jeudi 10 janvier 2013

François Hollande lance ses investissements d'avenir.

François Hollande a visité jeudi une PME spécialisée dans les systèmes laser, près de Bordeaux.
François Hollande a visité jeudi une PME spécialisée dans les systèmes laser, près de Bordeaux.

 Trois axes d'investissements prioritaires ont été définis : le logement, la transition énergétique avec la rénovation thermique, la transition numérique avec le développement du haut débit.


L'annonce était passée un peu inaperçue lors des vœux du 31 décembre. «Pour préparer l'avenir, notre pays a besoin d'investir dans tous les domaines ; dans nos filières industrielles et agricoles, dans le logement, dans l'environnement, dans la santé, dans la recherche, dans les nouvelles technologies. J'ai donc demandé au gouvernement de proposer une stratégie d'investissements publics comme privés pour moderniser la France à l'horizon 2020», avait déclaré François Hollande. L'objectif semblait vague. Il a été précisé.
Jeudi, le chef de l'État a réuni à l'Élysée pour un séminaire de près de trois heures une dizaine de ministres ainsi que le commissaire à l'investissement, Louis Gallois, le directeur général de la nouvelle Banque publique d'investissement (BPI), Nicolas Dufourcq, le directeur général de la Caisse des dépôts, Jean-Pierre Jouyet, et Henri Emmanuelli, le président de la commission de surveillance de la Caisse des dépôts. Il s'est ensuite envolé pour Bordeaux pour exposer sa stratégie sur le terrain.

Moscovici : «La taxe à 75% n'a pas provoqué d'exil fiscal».

Pierre Moscovici, ministre de l'Économie. Crédit: Jean-Christophe Marmara/Le Figaro Pierre Moscovici, ministre de l'Économie. 

INTERVIEW - Le ministre de l'Économie estime que «tailler à la hache dans les dépenses publiques crée des résistances qui font rater la cible».

 
Notre site. - Vous revenez de Chine. Quelle est la perception de la France chez nos partenaires?
Pierre MOSCOVICI. - J'ai constaté auprès de tous mes interlocuteurs chinois une très grande attention à notre situation économique et, plus largement, à celle de la zone euro. Lors de mon entretien avec M. Li Keqiang, le futur premier ministre, que j'étais le premier ministre européen des Finances à rencontrer, j'ai entendu un message de confiance, mais également l'attente des résultats concrets de nos actions. Je les ai invités à mesurer pleinement les atouts de la France et à investir dans notre économie.

Le gouvernement a tenu ce jeudi un séminaire sur les investissements. Comment les stimuler alors que les caisses de l'État sont vides?
La priorité du chef de l'État, c'est l'inversion de la courbe du chômage d'ici à la fin de l'année. Relancer l'investissement est au cœur de notre stratégie pour y parvenir. Nous avons mis en place un cadre très favorable à l'investissement privé, en stabilisant la zone euro et en lançant notre pacte pour la compétitivité. Le logement, la rénovation thermique, les infrastructures de transport et le déploiement du très haut débit ont été identifiés comme nos principales priorités. Il s'agit à présent d'orienter l'épargne abondante des Français vers les investissements d'avenir. Comme l'a dit le premier ministre, les ressources publiques seront également redéployées vers ces objectifs. La feuille de route est tracée et le séminaire a permis la mobilisation du gouvernement dans cette direction.

L'opposition vous accuse d'être flou sur la réduction des dépenses publiques. Que répondez-vous?

lundi 7 janvier 2013

Budget: 2 milliards d'euros de plus contre le chômage.


La manne de 2 milliards d'euros permettrait de renforcer le plan gouvernemental en trois volets contre le chômage.
La manne de 2 milliards d'euros permettrait de renforcer le plan gouvernemental en trois volets contre le chômage.
 
Le gouvernement a augmenté la réserve budgétaire de 6,5 à 8,5 milliards d'euros, «notamment pour la politique de l'emploi», a annoncé le ministre du Budget Jérôme Cahuzac.
 
  
Deux milliards de plus pour tenter stopper la hausse du chômage d'ici à la fin de l'année, seule et unique promesse présidentielle pour 2013. Le ministre du Budget Jérôme Cahuzac a annoncé dimanche que la réserve budgétaire de 6,5 milliards d'euros sera en effet portée à 8,5 milliards pour renforcer les moyens de lutte contre le chômage.
«Il y a de cela quelques jours, le président de la République et le premier ministre ont décidé de majorer cette réserve de précaution de 2 milliards de plus, a détaillé Jérôme Cahuzac lors du «Grand Rendez-Vous Europe 1/Le Parisien/i-Télé». Nous pensons, notamment pour la politique de l'emploi, qu'il va nous falloir davantage de crédits.»
Ces 2 milliards d'euros ne viendront pas creuser le déficit, ils seront prélevés sur les budgets des autres ministères. Pour cela, il existe, a expliqué le ministre, «une taxation interministérielle, c'est-à-dire qu'on demande à chaque ministre, en proportion du budget qui lui a été alloué, de céder une partie des crédits votés précisément pour financer ce que nous estimons désormais être prioritaire».

Puiser dans les réserves:

mercredi 4 juillet 2012

Un tour de vis sans précédent sur les dépenses publiques.

Jérôme Cahuzac, ministre du Budget.
Jérôme Cahuzac, ministre du Budget.


 Selon le rapport préparatoire du débat d'orientation des finances publiques, la dépense ne progressera que de 0,8% par an sur le quinquennat.



Parce qu'«il y a bien une ardoise cachée par le précédent gouvernement», le ministre du Budget, Jérôme Cahuzac, estime que les recettes fiscales ont été volontairement surestimées de plus de 7 milliards pour 2012- et parce que la croissance ne sera pas au rendez-vous -le premier ministre a annoncé mardi qu'il retenait une progression du PIB de 0,3% pour cette année et 1,2% l'an prochain-, le gouvernement est obligé de serrer fortement la vis sur les dépenses.
Dans son projet présidentiel, François Hollande prévoyait que les dépenses publiques continueraient de croître de 1,1% par an. Ce qui représente déjà des économies non négligeables puisque la pe­nte na­tu­re­lle de la dépe­nse pu­bli­que en Fra­nce (co­mpte tenu du vi­ei­lli­sse­ment de la po­pula­tion, des dépe­nses ma­la­die, etc.) conduirait à une évolution des dépenses d'au moins 2% en volume - une fois l'in­fla­tion déduite - cha­que année. Le gouvernement a rabaissé ce chiffre à 0,8%, «ce qui veut dire 0% en valeur pour l'État sur le quinquennat», a rappelé Jérôme Cahuzac.

La dépense sociale sera maîtrisée:

lundi 21 mai 2012

Chaque Français dispose d'un crédit de 1000 € sur la Grèce.

Les Français ignorent qu'ils ont une créance de 66,4 milliards d'euros sur la Grèce. Ce n'est pas plus que nos partenaires de l'Euroland. Mais pas moins.


Pour les vacances d'été 2012, la Grèce paraît une destination toute trouvée. Chaque Français, du nourrisson au centenaire, ne dispose-t-il pas d'un crédit d'un peu plus de 1000 euros? Tel est en effet le montant des créances de l'État français vis-à-vis d'Athènes. Ces chiffres acquièrent évidemment une saveur nouvelle depuis que la sortie de l'euro de la Grèce n'est plus un sujet tabou.
Le plus étonnant est que leur ampleur nous étonne et que l'opinion publique fasse mine de les découvrir. Certes, le dossier peut paraître épouvantablement technique. Bien à tort. Car à la fin des fins, les aides à la Grèce, qu'elles transitent par la BCE ou le Fonds européen de stabilité financière (FESF) créé à l'été 2010, se ramènent toujours à des crédits publics consentis par les États et leurs contribuables.
Juste avant de quitter ses fonctions de ministre des Finances, François Baroin a déclaré de façon bien trop cursive que si la Grèce faisait faillite, il en résulterait une perte «nette» de 50 milliards d'euros pour nos finances publiques. Le risque potentiel s'élève en réalité à 66,4 milliards d'euros si l'on prend en considération la totalité des circuits dans lesquels est impliqué l'État français. Pas plus que nos partenaires de l'Euroland (chacun selon l'importance de sa population), mais pas moins.

Fusée à trois étages:

vendredi 18 mai 2012

Dette, croissance et emploi : les priorités du gouvernement.

Quelques dossiers urgents sont déjà sur le bureau du ministre de l'Économie et des Finances, Pierre Moscovici, et sur celui du Redressement productif, Arnaud Montebourg.

• Donner des gages sur les finances publiques:

Les premiers mots du nouveau ministre de l'Économie, Pierre Moscovici, sont clairs: «La dette publique est un ennemi ; il faut que nous sécurisions la situation de la France.» Pour y parvenir, le gouvernement doit maintenant prouver qu'il est prêt à combattre cet endettement en réduisant significativement les déficits.
D'ici à la fin du mois, la Cour des comptes aura rendu le rapport demandé par François Hollande sur l'état de l'exécution budgétaire 2012. Bercy saura alors exactement à quoi s'en tenir. Cela ne devrait rien changer au fait que le nouveau ministre des Finances va devoir très vite détailler les moyens de respecter son engagement européen à faire revenir le déficit public à 4,5 % cette année et 3 % l'an prochain.
On sait que les 29 milliards de recettes supplémentaires prévues l'an prochain viendront surtout des grandes entreprises et des ménages les plus aisés. Mais le nouveau chef de l'État n'a, pour l'heure, donné aucune indication sur la manière dont il allait ralentir la progression des dépenses ; il n'a pas détaillé les suppressions de postes et les ministères qui seraient concernés par des restrictions budgétaires.

vendredi 11 mai 2012

La France maintient l'objectif de 3% de déficit en 2013.

«Nous avions déjà anticipé» la dégradation du déficit public, a assuré François Hollande à Tulle, ce vendredi.
«Nous avions déjà anticipé» la dégradation du déficit public, a assuré François Hollande à Tulle, ce vendredi.


 Bruxelles a exprimé des doutes sur la capacité de la France à respecter ses engagements en matière de finances publiques. François Hollande a indiqué qu'il prendrait «les décisions qui s'imposent» une fois rendu le rapport de la Cour des comptes sur l'état budgétaire du pays.

Comme prévu, la Commission européenne a exprimé de vrais doutes sur la capacité de la France à respecter ses engagements en matière de finances publiques. Selon les prévisions de printemps de Bruxelles, le déficit de l'Hexagone l'an prochain devrait déraper à 4,2% du PIB, un chiffre bien loin de l'objectif de 3% sur lequel le pays s'est engagé et que François Hollande a fait sien.
Cette prévision de Bruxelles est d'autant plus sévère qu'elle se base sur une prévision de déficit public de 5,2% à la fin 2012, alors que la France a enregistré un déficit de 5,2% fin 2011 déjà. En clair, Bruxelles ne croit pas que la France réduira son déficit cette année.
La croissance laisse également sceptique les experts de la Commission: elle devrait, toujours selon Bruxelles, atteindre 1,3% en 2013, une performance inférieure à celle de 1,7% prévue par le nouveau président de la République.

La faute rejetée sur Nicolas Sarkozy:

lundi 7 mai 2012

Déficits : un quinquennat sous contrainte .

Un trader observe le tableau des cours dans une salle de Bourse, la semaine dernière.
Un trader observe le tableau des cours dans une salle de Bourse, la semaine dernière.


 François Hollande devra donner des gages de crédibilité à Bruxelles et aux marchés.





Dette, fisca­lité, stratégie industrielle… C'est un quinquennat sous haute surveillance qui s'ouvre pour le nouveau président. Surveillance européenne d'abord: dans les prochains jours, Bruxelles publiera son jugement sur le programme de stabilité soumis en avril par le précédent gouvernement. Un rapport qui s'annonce plutôt sévère et pourrait être interprété comme un premier avertissement, craint-on dans l'équipe Hollande.
Surveillance des marchés financiers, ensuite: les investisseurs observeront de près le candidat qu'ils ont soupçonné durant la campagne d'être le moins à même de rétablir l'équilibre budgétaire. Quant aux agences de notation, elles ne se priveront pas de sévir à nouveau - pour l'instant, seule Standard & Poor's a ôté à la France son AAA - si elles ne ­jugent pas les engagements de François Hollande crédibles et s'il n'en donne pas des gages rapidement.
Pour l'heure, le nouveau président a inscrit dans son programme une prévision de 3 % de déficit public en 2013, conforme aux engagements déjà pris par la France. Mais il ne prévoit pas de retour à l'équilibre budgétaire avant 2017, alors que le gouvernement Fillon s'est engagé auprès de ses partenaires européens sur la date de 2016. Quant à la dette, elle passerait de 88,7 % du PIB en 2012 à 80,2 % en 2017. Des objectifs basés sur des prévisions de croissance qui apparaissent encore optimistes à ce stade (1,7 % en 2013, 2 % à 2,5 % ­ensuite). Autant dire que porter le discours sur l'économie et les finances publiques dans les mois à venir ne sera pas tâche facile pour le futur ministre de l'Économie.
Pour donner du crédit à son projet, François Hollande a insisté durant toute la campagne sur le fait que les mesures nouvelles de son programme - d'un montant de 20 milliards d'euros à l'horizon 2017 - seront financées par «des réductions de dépenses ou un financement spécifique». Il a par exemple indiqué que les 5 milliards d'euros consacrés à l'industrie et aux PME proviendront de «la diminution des avantages fiscaux accordés actuellement aux très grandes entreprises et au secteur financier».

vendredi 4 mai 2012

Mario Draghi précise son pacte de croissance.

La stratégie de réduction des déficits doit mettre l'accent «sur une diminution des dépenses courantes (et non des investissements publics) plutôt que sur des relèvements d'impôts», estime Mario Draghi (à droite).
La stratégie de réduction des déficits doit mettre l'accent «sur une diminution des dépenses courantes (et non des investissements publics) plutôt que sur des relèvements d'impôts», estime Mario Draghi (à droite).


 Le président de la BCE préconise de réduire les dépenses publiques et de ne pas relever les impôts.

Le protocole veut qu'une fois par semestre le conseil mensuel des gouverneurs de la Banque centrale européenne et la conférence de presse qui lui succède se tiennent en dehors de Francfort. Alors que l'Espagne pulvérise les records de chômage (24,4%), le choix de Barcelone paraissait particulièrement opportun pour décliner le «pacte de croissance», nouveau mot d'ordre de la BCE. Mario Draghi, l'auteur de la formule, qu'il avait lancée il y a huit jours devant le Parlement européen, n'en récuse pas moins toute relance par les dépenses publiques.
Il n'y a aucune contradiction entre «pacte de croissance» et «pacte budgétaire», a-t-il précisé hier d'entrée de jeu. «Même si les ajustements budgétaires nécessaires pèsent sur la croissance à court terme, ils contribueront à la tenue des finances publiques et de ce fait à l'abaissement des primes de risques (sur les emprunts des États, NDLR).» La stratégie de réduction des déficits doit être poursuivie en mettant l'accent «sur une diminution des dépenses courantes (et non des investissements publics) plutôt que sur des relèvements d'impôts». Mario Draghi reconnaît que dans l'urgence les gouvernements ont tendance à faire le contraire, à rogner sur les infrastructures et à augmenter les taxes. Mais ce n'est pas le bon choix.

«Flexibilité, mobilité, équité»:

vendredi 27 avril 2012

Merkel refuse de renégocier le pacte budgétaire européen.

La chancelière allemande, Angela Merkel.

La chancelière allemande, Angela Merkel.






Berlin écarte toute relance de type keynésien.







Angela Merkel n'a pas apprécié la sortie de François Hollande affirmant qu'il aurait une «discussion ferme et amicale» avec elle s'il était élu le 6 mai. La chancelière allemande a opposé jeudi une fin de non-recevoir au souhait du candidat PS de renégocier le traité européen renforçant la discipline budgétaire, pour y ajouter un volet de soutien à la croissance.
Ce traité, pierre angulaire de la vision allemande pour sortir de la crise de la dette, a été signé par 25 chefs d'État et de gouvernement et ratifié par une partie des États membres. «Il n'est pas renégociable», a martelé Merkel dans un entretien au groupe de presse régionale WAZ. Quant à «la problématique de la croissance, que certains réclament maintenant, cela fait longtemps qu'elle est le deuxième pilier de notre politique à côté de finances publiques saines», a-t-elle ajouté, en réponse à François Hollande.

Mario Draghi souhaite un nouveau «pacte de croissance»:

S&P dégrade de deux crans la note de l'Espagne.

La nouvelle dégradation de S&P prend en compte la contraction de l'économie, qui ne sera pas sans conséquences sur le budget du pays
La nouvelle dégradation de S&P prend en compte la contraction de l'économie, qui ne sera pas sans conséquences sur le budget du pays .


La note du pays passe de «A» à «BBB+». L'Espagne est ainsi reléguée au rang d'émetteur de qualité moyenne. L'agence de notation pourrait encore abaisser la note puisque les perspectives restent négatives.



Nouveau coup dur pour l'Espagne et pour l'ensemble de la zone euro.Standard & Poor's a abaissé de deux crans la note de la dette souveraine espagnole, à «BBB+» contre «A», en dépit des vastes mesures d'austérité mises en place. La quatrième économie de la zone euro est ainsi reléguée au rang d'émetteur de qualité moyenne en mesure de faire face à ses obligations de manière adéquate, mais sa note pourrait encore dégringoler puisque l'agence de notation maintient des perspectives négatives sur le pays.
L'agence américaine craint en effet de nouveaux dérapages budgétaires liés aux faiblesses du secteur financier, véritable talon d'Achille de l'Espagne. L'État pourrait en effet être contraint de renflouer à nouveau ses banques, qui continuent de payer le prix de l'éclatement de la bulle immobilière. Un scénario auquel S&P attribue une «probabilité croissante». Les résultats en berne de Santander, première banque de la zone euro, illustrent ces difficultés: le bénéfice de l'établissement a dégringolé de près d'un quart, plombé par de lourdes provisions.
Par ailleurs, la nouvelle dégradation de S&P prend en compte la contraction de l'économie espagnole, qui ne sera pas sans conséquences sur le budget du pays. «Nous pensons que les risques sont des plus importants pour ce qui est des performances budgétaires et de la flexibilité, ainsi que pour le fardeau que représente la dette souveraine, en particulier en raison des nouvelles contingences qui pourraient se matérialiser dans le bilan du gouvernement», explique l'agence.
Le gouvernement espagnol fustige la décision de l'agence de notation, qui, selon lui, n'a pas pris en considération les réformes annoncées depuis décembre. Reste à savoir quelle sera la réaction des marchés. En début de semaine, l'Espagne ainsi que l'Italie avaient été contraintes d'emprunter à des taux très élevés.

Sarkozy, Hollande : passez les programmes au banc d'essai.

Crise économique, envolée du prix du baril, dérapage des dépenses de l'État… Les promesses des candidats tiendraient-elles face à l'adversité ? Testez-les avec l'application développée en partenariat avec l'Institut de l'entreprise.




Note: Nicolas Sarkozy vise l'équilibre des finances publiques en 2016, François Hollande en 2017.


Romain Lucazeau, chargé de mission à l'Institut de l'entreprise, détaille les mécanismes à l'œuvre dans le banc d'essai des programmes.


Our site. - Pourquoi soumettre les programmes des candidats à ce banc d'essai?
Romain LUCAZEAU. - Même si, par rapport à la campagne présidentielle de 2007, les programmes des deux principaux candidats sont plus précis, ils présentent encore des zones d'ombre et se fondent sur des scénarios économiques un peu différents. Cela rend les comparaisons difficiles. Nous avons donc essayé de leur appliquer les mêmes variables économiques: taux de croissance, inflation, taux de chômage, d'ici à 2017. Nous voulions également découvrir ce qu'il advenait des finances publiques si les programmes étaient appliqués avec, notamment, une croissance moindre que celle prévue par les candidats, par exemple celle que la France a connue, en moyenne, ces dix dernières années.
À l'origine, ce type d'exercice est appliqué par les autorités financières aux banques. Ces dernières sont soumises à des scénarios économiques dégradés, pour évaluer leur résistance en cas de crise économique. Nous utilisons une méthode similaire pour tester les capacités des candidats à atteindre leur objectif affiché (zéro déficit en 2016 pour Nicolas Sarkozy, en 2017 pour François Hollande).

vendredi 15 juillet 2011

François Baroin : «La France a la confiance des investisseurs».


François Baroin a succédé à Christine Lagarde, nommée directrice générale du Fonds Monétaire Internationnal.
François Baroin a succédé à Christine Lagarde, nommée directrice générale du Fonds Monétaire Internationnal.
 
Crise de l'euro, faiblesse de la croissance, le ministre de l'Economie affiche sa confiance et dévoile ses projets. Extraits de l'interview à paraître ce samedi dans le Figaro Magazine.
 
Our site: - En début de semaine, vous avez participé à la réunion de l'Eurogroupe et de l'Ecofin, les décisions qui ont été prises sont-elles suffisantes pour arrêter la crise?
François Baroin: - Le message que l'Eurogroupe a adressé cette semaine est un message fort. Les ministres des finances de la zone euro ont réaffirmé leur engagement absolu à sauvegarder la stabilité financière de la zone. Les outils dont nous disposons -je pense bien sûr au Fonds européen de stabilité financière- vont être d'utilisation plus souple et seront moins coûteux pour les pays bénéficiaires. Nous avons également rappelé notre engagement à conclure dans les plus brefs délais un programme qui couvre les besoins de financement de la Grèce pour trois ans.

Grèce, Portugal, Italie, la France est pour le moment à l'abri de cette crise. Craignez-vous une contagion qui touche notre pays?