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mercredi 16 janvier 2013

Grandes manœuvres autour de la cession du Printemps.

Sous l'égide de son PDG Paolo de Cesare, le Printemps, notamment son navire amiral parisien du boulevard Haussmann, est monté en gamme et attire de plus en plus de touristes chinois.
Sous l'égide de son PDG Paolo de Cesare, le Printemps, notamment son navire amiral parisien du boulevard Haussmann, est monté en gamme et attire de plus en plus de touristes chinois.

Le Deutsche Bank veut vendre ses 70%. Le concurrent Galeries Lafayette souhaite racheter l'ensemble du groupe. Maurizio Borletti, qui en contrôle 30%, n'est pas vendeur.

Sept ans après avoir été vendus pour plus d'un milliard d'euros par PPR, les grands magasins du Printemps reviennent sur le marché. Actionnaire à 70%, Rreef, la division capital-investissement immobilier de la Deutsche Bank, souhaite céder sa part. «Rreef n'a jamais caché ses intentions, assure un syndicaliste du Printemps. Dès novembre 2011, le président du conseil de surveillance a indiqué qu'une vente était à l'ordre du jour pour 2013.» Rreef vient d'ailleurs de mandater Deutsche Bank et Rothschild sur le sujet.
La cible est alléchante. Sous l'égide de son PDG Paolo de Cesare, le Printemps, notamment son navire amiral parisien du boulevard Haussmann, est monté en gamme et attire de plus en plus de touristes chinois. En 2011, le groupe, qui compte 16 autres grands magasins et les boutiques Citadium et Made in Sport, a réalisé 1,45 milliard d'euros de chiffre d'affaires (+13% par rapport à 2010). Mais le dossier est complexe. Les autres actionnaires, qui détiennent 30% du capital, ont confié la gestion de leur participation à l'un d'entre eux, Maurizio Borletti, l'ex-patron des grands magasins italiens Rinascente. Ce dernier dirige le bloc d'actions via une société en commandite où il a tous les pouvoirs. Il n'est absolument pas vendeur. Selon nos informations, il a mandaté Credit Suisse pour trouver d'autres partenaires et augmenter sa participation lors de la sortie de Rreef.
Très attaché au Printemps, Maurizio Borletti, qui n'a pas souhaité répondre au Figaro, aimerait sans doute trouver un coactionnaire aussi conciliant que Rreef, avec qui il partage le pouvoir depuis 2006. Le profil idéal? Un professionnel de l'immobilier, tel le chinois Wanda, qui s'est dit intéressé dans Les Échos, ou un groupe qui permette l'internationalisation du Printemps. Mais pas un acteur de la distribution, ce qui semble exclure le thaïlandais Central Retail Corporation, qui lorgne l'Europe depuis le rachat de la Rinascente, en 2011.