Delphine Batho, la ministre de l'Écologie.
Le lancement d'un rapport parlementaire sur les alternatives à la fracturation hydraulique pour extraire les gaz de schiste suscite l'émoi. La ministre de l'Écologie a réaffirmé son refus de les exploiter.
«L'enjeu de la transition énergétique n'est pas d'aller chercher de
nouveaux hydrocarbures», a déclaré la ministre de l'Écologie, Delphine Batho,
devant les Assises de l'énergie, jeudi à Grenoble. «Je pense zéro gaz
de schiste», a résumé sur Twitter son conseiller de presse.
En
réaffirmant son opposition à l'exploitation des gaz de schiste, pas
seulement à cause de la technique controversée d'extraction -la
fracturation hydraulique - mais aussi parce qu'il s'agit d'une énergie
fossile émettrice de gaz à effet de serre, Delphine Batho a voulu
rassurer les écologistes.
Un peu plus tôt, le député Vert Denis
Baupin, Greenpeace ou encore France nature environnement s'étaient émus à
l'annonce du lancement d'un nouveau rapport parlementaire sur le gaz de schiste. L'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst)
a en effet confié au député PS Christian Bataille et au sénateur UMP
Jean-Claude Lenoir un rapport sur les techniques d'extractions
alternatives à la fracturation hydraulique.
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