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mardi 5 février 2013

Le paiement en billets suspect dès 7500 euros.


Au nom de la lutte contre l'argent sale, la Commission européenne propose de limiter à 7500 euros les paiements en espèce. À partir de ce seuil, les établissements financiers doivent exercer une surveillance spéciale.


Le succès de l'euro se mesure également à la diffusion de ses billets. La circulation fiduciaire de la monnaie européenne a ainsi franchi un nouveau record historique cet hiver, atteignant 913 milliards d'euros. C'est sensiblement supérieur à la masse de billets en dollars utilisés de par le monde. Cocorico. Mais ce succès a son revers et certains y voient la rançon du vice. Avec ses coupures de 200 et 500 euros, sans équivalent pour les billets verts dont la valeur faciale ne dépasse jamais 100 dollars, la monnaie unique est souvent considérée, notamment par le FBI américain, comme le vecteur favori de l'argent sale.
La Commission européenne a donc publié mardi un projet de directive - que les États doivent s'engager à appliquer dans leurs législations nationales - visant à rendre suspect les paiements en espèces au-delà de 7500 euros. «Les personnes négociant des biens ou fournissant des services faisant l'objet d'un paiement en espèces d'un montant égal ou supérieur à 7500 euros entreront désormais dans (le) champ d'application du Gafi» (le Groupe d'action financière internationale de lutte contre le blanchiment de l'argent sale et du terrorisme). Ce seuil, auparavant de 15.000 euros, «était trop élevé», justifie le communiqué de la Commission.
En pratique, les établissements financiers, les notaires, mais aussi les casinos, devront s'enquérir de l'origine de telles sommes. Chaque pays garde la possibilité d'imposer une réglementation plus restrictive. En France, les paiements en espèce sont limités à 3000 euros, et même 1500 euros lorsqu'il s'agit d'un salaire, précise le Code monétaire et financier de la Banque de France. En revanche, les personnes dont le domicile fiscal n'est pas en France peuvent payer jusqu'à 15.000 euros, en liquide, à condition que cela n'entre pas dans le cadre d'une activité professionnelle.

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Pas d'allusion à un retrait des grosses coupures:

lundi 28 janvier 2013

Monte Paschi : la plus vieille banque du monde ébranlée.

Vendredi 25 janvier, assemblée générale des actionnaires de Banca Monte dei Paschi di Siena.
Vendredi 25 janvier, assemblée générale des actionnaires de Banca Monte dei Paschi di Siena.

La découverte de pertes de trading dans l'établissement de Sienne se mue en scandale politique, quelques semaines avant les prochaines élections parlementaires italiennes.


Il n'aura fallu que quelques jours pour ruiner les cinq siècles de vénérable réputation de Banca Monte dei Paschi di Siena (BMPS). Au cœur d'un scandale financier aux teintes très politiques, la plus ancienne banque du monde pourrait à terme perdre son indépendance. L'institution toscane est menacée par la découverte de pertes de trading de plusieurs centaines de millions d'euros. Les positions à l'origine de ces pertes, révélées par la presse italienne la semaine dernière, ont été prises entre 2008 et 2009. Les nouveaux dirigeants de BMPS auraient «trouvé» ces contrats de dérivés explosifs fin 2012 en passant les comptes de la banque à la paille de fer.
Le silence de la direction précédente de la banque, de ses régulateurs ou des politiques qui ont donné leur feu vert à un premier sauvetage public de l'institution en 2009 n'en finissent pas d'étonner. La Banque d'Italie, l'autorité des marchés, la coalition de gauche du pays, qui tient la ville de Sienne, et jusqu'à Mario Draghi, le président de la Banque centrale européenne (BCE), sont sommés de s'expliquer.

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Nationalisation possible:

samedi 23 juin 2012

Zone euro : accord pour une relance à 130 milliards d'euros.

Mariano Rajoy, François Hollande, Angela Merkel et Mario Monti, vendredi à Rome.
Mariano Rajoy, François Hollande, Angela Merkel et Mario Monti, vendredi à Rome.



 À l'issue du mini-sommet qui réunissait à Rome les chefs des États français, allemand, italien et espagnol, un terrain d'entente sur la taxe sur les transactions financières a été trouvé.






Accord européen sur le front de la croissance. Réunis en mini-sommet à Rome, les chefs d'État allemand, espagnol, français et italien ont décidé que «le premier objectif» est la «relance de la croissance», a annoncé le premier ministre italien Mario Monti. Pour cela, les dirigeants des quatre pays se sont entendus pour mobiliser une enveloppe d'environ 130 milliards d'euros, soit 1% du produit intérieur brut européen.
«Un paquet pour la croissance est indispensable», a insisté le président français François Hollande, qui a plaidé en ce sens depuis son élection, de Berlin jusqu'au G20 mexicain. «Qui aurait pu dire, il y a encore quelques semaines, qu'elle aurait été à ce point à l'ordre du jour du conseil européen?», s'est-il félicité. La chancelière allemande Angela Merkel s'est ralliée à la cause. «Je suis d'accord avec ce 1% du PIB européen qui doit être investi pour la croissance, a-t-elle déclaré. C'est un signal important.»
Ce montant, provenant du renforcement de la Banque européenne d'investissement, des project-bonds (emprunts en commun pour financer des infrastructures) et des fonds européens encore inutilisés, avait déjà été évoqué par François Hollande dans la «feuille de route» adressée la semaine dernière au président de l'UE Herman Van Rompuy.

Taxe sur les transactions financières:

mardi 17 avril 2012

Le FMI revoit en légère hausse ses prévisions de croissance.

Christine Lagarde, directrice générale du Fonds monétaire international.
Christine Lagarde, directrice générale du Fonds monétaire international.
 
 
 Le Fonds monétaire international prévoit 0,5% de croissance en France en 2012 et 3,5% dans le monde, contre respectivement 0,3% et 3,3% auparavant. Mais la situation demeure fragile.


Le Fonds monétaire international a revu ce mardi en très légère hausse l'ensemble de ses prévisions économiques pour cette année et l'an prochain. La croissance mondiale atteindrait 3,5% en 2012 au lieu des 3,3% qui avaient été annoncés en janvier dernier. Ce léger mieux s'explique par l'amélioration de l'activité aux États-Unis constatée à partir du second semestre 2011 et par «de meilleures politiques économiques dans la zone euro» en réponse à la crise des dettes souveraines, selon les experts internationaux. Ils saluent notamment l'arrivée de Mario Monti à la tête du gouvernement italien, les réformes mises en place en Espagne et les facilités de crédit exceptionnelles décidées par la Banque centrale européenne.
Mais il n'y a pas de quoi pavoiser et le FMI continue de prévoir une «récession modérée» dans la zone euro, autrement dit un recul de 0,3% du PIB sur l'ensemble de l'année 2012. L'Italie et l'Espagne subiront une véritable récession avec des baisses respectives de 1,9% et de 1,8%. La France est créditée d'une progression de 0,5% de son PIB pour 2012 (0,2 point de plus que ce qui était envisagé en janvier) et elle peut espérer une augmentation de 1% en 2013. L'Allemagne devrait s'en sortir un peu mieux, avec une croissance de 0,6% cette année et de 1,5% l'an prochain.

Incertitudes géopolitiques: