Le tribunal de grande instance de Paris a ordonné jeudi à Twitter de communiquer les données d'identification des auteurs de tweets racistes ou antisémites diffusés ces mois derniers.
Le tribunal de grande instance de Paris a ordonné jeudi à Twitter de
communiquer les données d'identification des auteurs de tweets racistes
ou antisémites diffusés ces mois derniers. Le réseau social américain
avait été assigné en référé en novembre 2012 par l'Union des étudiants
juifs de France (UEJF) et plusieurs autres associations après la
création sur Twitter,
en octobre, du hashtag «#UnBonJuif». Cette page, qui déclinait toute
une série de commentaires du type «un bon juif est un juif mort», était
parmi les plus fréquentées.
Des tweets «constitutifs d'injure
raciale, de diffamation raciale et d'incitation à la haine raciale sur
un espace public», avait jugé l'avocat de l'UEJF, Stéphane Lilti. A sa
demande, par lettre recommandée au siège californien, Twitter avait
retiré plusieurs centaines de ces tweets. Mais pour les associations,
cette mesure ne réglait pas le fond du problème qui, selon elles, réside
dans l'absence de modération du contenu sur Twitter. Pour preuve,
quelques mois après, d'autres propos antisémites circulaient à foison et
de nouveaux hashtags, homophobes et racistes, se créaient. On trouvait
ainsi mille formules douteuses dans «#SiJ'étaisNazi» (… «j'aurais
continué ce que Hitler a commencé»), «#SiMonFilsEstGay» ou
«#SiMaFilleRamèneUnNoir».
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