Cinq banques espagnoles ont échoué au stress test.
Par construction, les tests de résistance menés par l'Autorité bancaire européenne (EBA) basée à Londres ne pouvaient que décevoir. Alors que les marchés testent, à coups d'écartement des primes de risque et autres plongeons des valeurs bancaires, le scénario d'un éclatement de l'euro, le superviseur bancaire n'avait pas de marge de manœuvre politique pour aller très loin sur ce chemin. Dès lors, les 11,5 milliards d'euros de dépréciations de la dette souveraine simulés par les 90 banques passées au crible paraissent bien maigres face à leurs 194 milliards d'engagements sur les dettes d'État cumulées de la Grèce, de l'Irlande et du Portugal. Sans parler de l'Espagne ou de l'Italie. À cette aune aussi, les 2,5 milliards d'euros de besoins de recapitalisation mis en lumière vendredi pour le secteur bancaire européen frisent le ridicule.