Marisol Touraine, ministre de la Santé, a demandé
vendredi à l'UE de réviser les autorisations de mise sur le marché des
pilules de 3e génération.
VIDÉO - La ministre de la Santé a demandé vendredi à l'UE de limiter
l'utilisation des pilules de 3e et 4e générations et annoncé un
«dispositif» en France pour limiter leur prescription.
La ministre de la Santé a annoncé, lors d'une conférence de presse
vendredi, son intention de demander à l'Union européenne de limiter
l'utilisation des pilules de 3e et 4e générations
en révisant leurs autorisations de mise sur le marché «dans un sens
restrictif», c'est-à-dire en limitant leur prescription «à la seconde
intention».
«Nous allons saisir l'Europe, pas pour suspendre (ces
pilules) mais pour modifier» leurs indications de prescription, a
expliqué Dominique Maraninchi, le directeur de l'agence du médicament
ANSM.
Les
annonces de Marisol Touraine suivent de peu un communiqué de l'Agence
européenne du médicament (EMA) affirmant que les femmes n'ont aucune
raison d'arrêter de prendre des pilules contraceptives combinées
(oestroprogestatives), y compris celles de la 3e génération.
«Il
n'y a actuellement aucune nouvelle preuve suggérant un changement dans
le profil de sécurité connu des pilules combinées commercialisées
actuellement. Il n'y a de ce fait aucune raison que les femmes arrêtent
leur contraception», ajoute l'EMA, basée à Londres.