Sur l'ensemble des 124 députés slovaques présents, 55 élus ont voté pour, 9 contre et 60 n'ont pas voté.
Le Parlement slovaque était le dernier à se prononcer sur le renforcement du fonds de secours européen. Un autre vote pourrait avoir lieu cette semaine. L'opposition se ralliera si des élections sont organisées.
Ni les exhortations de la Commission européenne demandant à Bratislava d'entériner l'élargissement du fonds, ni les appels de Jean-Claude Trichet parlant d'une crise «systémique» qu'il est nécessaire de «combattre avec la plus grande détermination» n'y auront donc rien changé. Pas plus que les assurances de la chancelière allemande, Angela Merkel, en voyage au Vietnam, selon qui la zone euro a la «volonté politique de surmonter la crise».
Iveta Radicova, premier ministre slovaque, avait pourtant mis la pression, en faisant du vote sur le fonds de secours européen une question de confiance ; cela n'a finalement qu'ajouté de l'huile sur le feu. Un parti membre de la coalition gouvernementale, le mouvement Liberté et Solidarité (12,1 % des voix), qui refuse depuis le début de soutenir le FESF, a d'entrée de jeu réagi en annonçant qu'il ne participerait tout simplement pas au scrutin. Depuis des semaines, il ne cesse de répéter que la Slovaquie est un pays trop pauvre pour payer pour les erreurs des autres et débourser 7,7 milliards d'euros. D'ailleurs, sur l'ensemble des 124 députés présents, 55 élus ont voté pour, 9 contre et 60 n'ont pas voté.