En 2010, 12 % des exilés sont partis au Royaume-Uni, la mêùme proportion a choisi la Belgique et 16% ont préféré la Suisse.
Selon des données de Bercy, les exilés fiscaux sont majoritairement des cadres et des dirigeants.
Les exilés fiscaux sont actifs, assez jeunes et fortunés. Voici ce qui ressort des dernières données sur l'ISF fournies par Bercy à Gilles Carrez, le président UMP de la commission des finances à l'Assemblée et que Le Figaro
s'est procurées. Ainsi, en 2010, les ménages soumis à l'impôt sur la
fortune et quittant la France avaient en moyenne 54 ans. Soit douze ans
de moins que le redevable moyen à l'ISF. 33 % de ces exilés étaient des
dirigeants et 31 % des cadres. Ce sont bien des forces vives qui ont
pris le chemin de l'étranger. «Et il est fort probable que le phénomène
se soit accentué depuis lors. Nous voyons partir, depuis 2012, des
entrepreneurs et des cadres jeunes, excédés par les dernières mesures
fiscales», précise Corinne Dadi, avocat associé chez Stehlin
& Associés.
En s'installant à l'étranger, ces redevables à
l'ISF ont en réalité emmené avec eux - et donc délocalisé -
3,6 milliards d'euros de patrimoine en 2010. Soit le double qu'en 2009.
Cela laisse augurer de chiffres records pour les années 2012 et
suivantes… De façon générale, la France fait partir des ménages
fortunés: le patrimoine net des exilés était en moyenne de 5 millions en
2010, alors que celui des redevables à l'ISF avoisinait 2,6 millions en
moyenne. Les ménages revenant en France disposaient quant à eux de
2,4 millions.