Le «Marco Polo» de CMA-CGM, plus grand porte-conteneurs du monde, s'efforce de limiter son impact su r l'environnement.
La lutte contre la pollution est devenue un enjeu majeur pour l'armement français. Affaire de réduction des coûts, mais aussi d'image pour convaincre le client final. Le gaz naturel liquéfié est un carburant d'avenir.
C'est un pavillon d'excellence agité par un vent plus pur qui vient
d'être attribué à la France. Cette distinction attribuée par l'autorité
de référence, l'International Chamber of Shipping (ICS), n'est pas
honorifique. Elle prend en compte de nombreux critères dont la sécurité,
ou le respect des normes antipollution. Avec huit ans de moyenne d'âge,
la flotte (580 bateaux de commerce) arborant le drapeau tricolore est
l'une des plus jeunes du monde.
Le pavillon français regroupe
environ la moitié des navires opérés par la centaine d'armements
inscrits en France. «Le respect de normes n'explique pas à lui seul,
notre combat contre la pollution, explique Éric Banel, directeur général
d'Armateurs de France. C'est une affaire de survie face à la
concurrence mondiale. Nos clients sont attentifs à leur image, et au
bilan carbone de leurs produits dans lequel le transport est important».
Cette lutte devenue stratégique contre les émissions de soufre ou de C02 a incité la compagnie CMA-CGM
à explorer toutes les pistes. «Une petite équipe de recherche travaille
avec Yves Parlier sur le projet d'aile de “Kite” suffisamment grande
pour tracter un cargo», explique Ludovic Gérard, directeur des
constructions neuves de l'armateur. Mais, faute de vents suffisants sur
toutes les mers du globe, l'utilisation de ce mode de propulsion sera
forcément limitée. En revanche, le gaz GNL (gaz naturel liquéfié), qui
répond aux nouvelles normes environnementales de l'Organisation maritime
internationale (OMI), apparaît comme une alternative au pétrole et aux
émissions de soufre (très faibles) sur les longs trajets.
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