L'étude de JPMorgan Cazenove inclut les risques liés à la crise de la dette en Grèce, contrairement aux tests de résistance européens.
Mais les banques françaises ne sont pas les seules à être montrées du doigt par JPMorgan Cazenove, qui chiffre les besoins en capitaux frais à 25 milliards d'euros pour les établissements britanniques et 14 milliards d'euros pour les prêteurs allemands, dont la Deutsche Bank. L'italienne UniCredit, Crédit Suisse et l'espagnole Santander sont également citée dans le rapport.
Cette étude est dévoilée après les résultats des tests de résistance publiés vendredi dernier par l'Autorité bancaire européenne. Ces tests, bâtis sur des exigences de fonds propres de 5% seulement, ont conclu à un besoin de refinancement de 2,5 milliards d'euros pour huit des 90 banques évaluées, dont aucune française. Mais les investisseurs jugent ces tests insuffisants, les critiquant notamment pour ne pas avoir suffisamment pris en compte le risque de défaut de la Grèce. JPMorgan Cazenove souligne ces critiques dans son étude, indiquant que ces stress tests ont «une valeur limitée».
L'évolution des valeurs bancaires sur les Bourses européennes sera très observée ce lundi matin pour connaître l'arbitrage des investiseurs entre les résultats rassurants des tests de résistance, et cette étude chiffrée de JPMorgan. En mars dernier, l'agence de notation Standard & Poor's avait mené ses propres tests de résistance. Sa conclusion : les banques européennes auraient besoin de 250 milliards d'euros de capitaux supplémentaires.
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