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mercredi 9 juillet 2014

MBS MID-DAY: Holding Solid Gains With Help From Stocks and Europe

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With today continuing yesterday's tradition of offering very little by way of scheduled events, bond markets must look elsewhere for cues.  Actually, that's not really a fair conclusion considering bond markets haven't really been paying much attention to scheduled economic data in the first place.  So let's say this: with or without scheduled data, bond markets are taking cues from the same old places.

These include the stock market and European markets of late.  Both are being helpful today.  Stocks accelerated lower fairly quickly at 9:30am and European markets were supportive all night after weaker economic data.

MBS opened just slightly stronger and while they haven't been able to keep pace with the Treasury rally, they're still nearly a quarter point higher on the day.  10yr yields are testing an important technical level at 2.57.  If today is anything like yesterday in terms of European influence, the positivity could get more challenging after 12 noon when EU markets close.

Pricing shown below is delayed, please note the timestamp at the bottom. Real time pricing is available via MBS Live.Pricing as of 7/8/14 11:53AMEST Morning Reprice Alerts and Updates 10:04AM  :  Bond Rally Continues as Stocks Open Weaker; Europe Still Helping 9:06AM  :  Bond Buying Trend Continues Overnight and Into Domestic Session Matthew Graham  :  "stocks, Europe, range-trade (note the "range bounce" + "momentum bounce" ideas in the Day Ahead)." Jeff Anderson  :  "Gm, all. What's the big push from today?" Hugh W. Page  :  "Once we close below 2.47 and stay there for a bit I'll get a little more excited." Discuss the MBS and Mortgage Markets on Our Streaming Dashboard

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vendredi 8 février 2013

Europe : vers un accord sur un budget à 960 milliards.

Les vingt-sept dirigeants de l'Union européenne avant le sommet sur le budget.
Les vingt-sept dirigeants de l'Union européenne avant le sommet sur le budget.


Après une nuit de négociations, les dirigeants européens s'acheminent vers un accord sur un budget européen diminué de près de 30 milliards par rapport à la période précédente, une première dans son histoire.


Alors que le président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, a réussi à faire fléchir l'euro hier, les Vingt-Sept pourraient de leur côté parvenir à trouver un compromis sur le budget de l'Europe. Après plus de 15 heures de débats, de rencontres bilatérales, d'apartés ou de conciliabules, le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, a présenté tôt ce matin une nouvelle proposition de compromis aux vingt-sept dirigeants de l'Union européenne. Un compromis qui pourrait déboucher aujourd'hui sur «un accord» entre chefs d'État et de gouvernement, avance le président du Conseil.
Le responsable européen a proposé aux Vingt-Sept un budget à 960 milliards d'euros. Dans le détail, le montant des crédits d'engagement, qui correspondent au plafond autorisé, est de 960 milliards d'euros, et celui des crédits de paiement, soit les dépenses effectives pour les sept prochaines années, de 908,4 milliards d'euros, avec la possibilité d'une marge de manœuvre de 12 milliards.
Si la proposition est acceptée, ce budget représenterait une baisse de plus de 30 milliards d'euros par rapport au précédent (2007-2013), qui s'établissait à 993,6 milliards d'euros, soit une baisse de près de 3% du budget pluriannuel 2014-2020. Pour la première fois de son histoire, l'Union européenne se doterait ainsi d'un budget en baisse. «Les négociations sont difficiles, car, pour la première fois, nous entrevoyons une baisse réelle du budget européen, nous n'avions jamais vu cela auparavant», a souligné le président du Conseil européen. «Bien évidemment, une telle décision est difficile à accepter pour certains membres de l'Union européenne et pour le Parlement, ce qui explique que les négociations prennent du temps.»

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La Grande-Bretagne obtient en grande partie satisfaction:

jeudi 7 février 2013

Budget de l'UE : le grand marchandage a commencé.

François Hollande, jeudi à Bruxelles.
François Hollande, jeudi à Bruxelles.


La chancelière allemande se pose en arbitre entre le président français et le premier ministre britannique.


L'Europe a engagé dans la nuit un bras de fer tendu sur ses dépenses jusqu'à la fin de la décennie. Avec la chancelière Angela Merkel en arbitre entre les «parcimonieux» menés par David Cameron et les partisans d'un soutien résolu à la croissance conduits par François Hollande.
Les vingt-sept dirigeants ont entamé leur sommet avec près de six heures de retard. Ils doivent s'entendre à l'unanimité sur un budget 2014-2020 oscillant autour de 915 milliards d'euros. La nuit s'annonçait longue et difficile. Les tractations, où chaque pays défend son intérêt national en invoquant un « juste retour», risquent de se prolonger, peut-être jusqu'à samedi.
Décrivant un exercice de haute voltige, la chancelière allemande a dit sa volonté de «faire attention à la dépense» tout en ménageant «la solidarité entre le nord et le sud de l'Europe». Les positions des uns et des autres restent «encore assez éloignées». En fin de soirée, Berlin a évoqué un risque d'échec. Signe de tensions, le maître de séance, Herman Van Rompuy, a renoncé à présenter une proposition chiffrée de compromis à l'ouverture du sommet. Il l'envisageait au mieux dans la nuit, après un premier tour de table.
François Hollande, chef de file d'un groupe de pays en passe difficile, comme l'Italie et l'Espagne, n'a pas exclu l'échec. «Je viens chercher un accord, encore faut-il qu'il soit possible, dit-il. Il n'y aura pas d'accord sur compromis qui négligerait les politiques (traditionnelles) de l'Europe, abandonnerait l'agriculture et ignorerait la croissance.» Sans citer le premier ministre britannique, il veut «faire en sorte de raisonner» ceux qui ne seraient pas raisonnables.

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Face à lui, David Cameron affirme que les chiffres avancés «doivent redescendre, et, si ce n'est pas le cas, il n'y aura pas d'accord». Le Royaume-Uni peut compter sur le soutien appuyé de ses ­alliés traditionnels sur les questions d'argent, la Suède, les Pays-Bas et la Finlande.

jeudi 31 janvier 2013

Les fonctionnaires soumis à la rigueur dans toute l'Europe.

Les fonctionnaires espagnols descendent régulièrement dans la rue depuis plusieurs mois pour s'opposer aux mesures d'économies du gouvernement.
Les fonctionnaires espagnols descendent régulièrement dans la rue depuis plusieurs mois pour s'opposer aux mesures d'économies du gouvernement.

La crise de la dette et la vague d'austérité qui a suivi dans plusieurs pays européens touchent de plein fouet les fonctionnaires. En Allemagne, les réformes de la fonction publique ont eu lieu bien avant la crise. Passage en revue.

• Italie


Les fonctionnaires font les frais de «Super Mario». À son arrivée au pouvoir, à l'automne 2011, Mario Monti a décidé des coupes drastiques et plusieurs réformes structurelles visant à redresser le pays. Suppression de 10% des effectifs - embauche gelée tant que l'objectif n'est pas atteint -, gel des salaires pendant trois ans, mise au régime sec des ministères, diminution par deux du nombre de provinces, suppression de 37 tribunaux, 38 parquets, 18.000 lits d'hôpitaux… Autant de changements qui imposeront aux fonctionnaires, notamment dans le corps enseignant, de se reconvertir vers d'autres administrations. Le pays compte environ 3,5 millions d'agents publics, dont 15% sous le statut de fonctionnaire et le reste sous contrat.

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• Espagne

vendredi 25 janvier 2013

Spotify veut accélérer la cadence en France.

Présent en France depuis 2009, le service d'écoute musicale en ligne (streaming) Spotify est confronté à un marché « complexe », reconnaît son directeur général pour la France et l'Europe du Sud, Yann Thébault.


Il doit à la fois convaincre des Français de l'intérêt de dépenser 5 euros par mois pour écouter de la musique en illimité depuis un ordinateur, ou le double depuis un smartphone et une tablette, et batailler avec le champion national, Deezer.
Spotify compte plus de 100.000 abonnés à ses offres payantes en France, trois fois moins environ que Deezer, qui garde son avance. «Nous sommes très satisfaits de notre progression en France», insiste néanmoins Yann Thébault, qui pense que les Français finiront par adopter en masse le streaming. «En Suède, d'où est originaire Spotify, nous avons recréé de la valeur dans le marché de la musique et le streaming représente 57 % des revenus. Évidemment que nous allons vers cela en France», estime-t-il. Une fois ferrés, les clients passent en moyenne plus d'une heure et demie sur le service, à écouter de la musique.
Pour accélérer la cadence, Spotify va accroître sa présence française. Un chargé de relations avec les maisons de disques vient d'être embauché dans l'équipe parisienne d'une dizaine de personnes, qui a d'abord été constituée pour développer le chiffre d'affaires publicitaires. Spotify compte aussi sur des partenariats avec des festivals français - les Eurockéennes et le Hell Fest l'an dernier -, avec des artistes et des médias locaux pour se faire connaître.

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Payer la TVA en France:

Merkel soutient Cameron pour une Europe plus libérale.

David Cameron et Angela Merkel, jeudi à Davos.
David Cameron et Angela Merkel, jeudi à Davos.

 La chancelière et le premier ministre britannique se sont retrouvés à Davos.


Angela Merkel est totalement d'accord avec David Cameron sur sa conception de l'Europe. La priorité essentielle devrait être la compétitivité et le libre-échange. On a assisté à un spectacle apparemment surréaliste jeudi après-midi, à la tribune du Forum de Davos, en Suisse. La chancelière allemande a cité à plusieurs reprises le premier ministre britannique, pour louer ses propositions en faveur de profondes réformes structurelles, et à aucun moment elle n'a fait allusion ni de près ni de loin au projet de référendum sur l'Union européenne outre-Manche!
«David Cameron a déjà parlé de la compétitivité. C'est la question centrale en Europe», a souligné à plaisir la chancelière. «Alors que l'Europe regroupe 7 % de la population mondiale et 25 % du PIB du monde, ses dépenses sociales en représentent 50 %. On ne pourra défendre notre système social qu'en étant innovateur», a-t-elle martelé, reprenant des chiffres qui lui tiennent manifestement à cœur.
La «dame de fer» allemande a rebondi sur une autre suggestion de son homologue britannique: «Le libre-échange est essentiel pour la croissance. L'Allemagne est d'accord pour que l'Union européenne signe des traités commerciaux bilatéraux avec le Canada, le Japon et les pays de l'Asean (Association des nations de l'Asie du Sud-Est). De même, et après de multiples tentatives avec les États-Unis, il serait bon d'entamer des négociations. Certes l'agriculture constitue un obstacle, mais il est surmontable.» En tant que première économie exportatrice de produits industriels au monde, ex aequo avec la Chine, l'Allemagne a toujours milité à la fois pour le marché unique européen, dont la création remonte à 1992, et pour une Europe la plus ouverte possible à la concurrence internationale.

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En l'absence des Français…

lundi 21 janvier 2013

L'Italie, l'Espagne et la France inquiètent Coface.

Dans son rapport, Coface (ci-dessus le siège) estime que les risques entreprises sont aujourd'hui plus importants dans les pays avancés.
Dans son rapport, Coface (ci-dessus le siège) estime que les risques entreprises sont aujourd'hui plus importants dans les pays avancés.

INFOGRAPHIE - L'assureur crédit, qui présente ce mardi ses notations actualisées de risques pays, annonce une récession persistante dans la zone euro.

 2013 sera une sombre année sur le plan économique, avec un monde coupé en deux, entre pays émergents et pays développés, et une récession persistante dans la zone euro. Tel est le panorama de l'assureur crédit Coface, qui présente ce mardi, à l'occasion de son colloque annuel, ses nouvelles grilles de risques pays.
L'évaluation de Coface tient compte des perspectives macroéconomiques, du niveau de défaillances des entreprises et du climat des affaires. «Les risques entreprises sont aujourd'hui plus importants dans les pays avancés, résume le directeur général, Jean-Marc Pillu. En Europe, la fracture entre le Nord et le Sud se résorbe mais dans le mauvais sens, avec une contamination qui gagne jusqu'aux pays de l'Est.» En cause, le surendettement public et privé encore trop élevé et une confiance qui ne se redresse pas. À l'inverse, les pays émergents ont engrangé les réserves budgétaires et monétaires qui permettent de compenser le contre-choc et le ralentissement des pays développés.
En zone euro, Coface a dégradé l'Espagne et l'Italie, au même niveau que le Portugal et juste devant la Grèce. Ils se retrouvent ainsi les plus mal notés des pays avancés. En Italie, depuis fin 2007, le nombre de défaillances d'entreprises a doublé, atteignant 12.000, et il est sept fois plus important en Espagne, avec un crédit bancaire qui s'est effondré - passant de + 30% en croissance annuelle fin 2006 à une baisse de plus de 5% récemment. Les secteurs les plus risqués concernent la construction, la distribution, l'agroalimentaire et les métaux.


Risque de rupture sociale:


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Coface se montre un peu plus positive sur l'Espagne, estimant que le plafond des défaillances est atteint. «La baisse des coûts unitaires permet des gains de compétitivité importants. Et surtout le gouvernement a entamé la réforme essentielle du secteur bancaire dont il ne faut toutefois pas attendre d'effets positifs rapidement», note Jean-Marc Pillu. Et ce d'autant plus que les entreprises espagnoles doivent faire face à un problème de surendettement et de positionnement sectoriel.
Pour le directeur général, le risque majeur dans cette Europe du Sud, touchée par des baisses importantes du PIB et un chômage très élevé, est avant tout social. «Cela va dépendre de la capacité de résistance des sociétés grecques ou espagnoles. Il y a un vrai risque de rupture, y compris politique.»
La situation de la France, placée sous surveillance négative en septembre, reste également fragile. Coface prévoit 62.000 défaillances en 2013, contre 45.000 avant la crise. Autre signal négatif, la taille de ces entreprises «malades» tend à augmenter.
«L'embellie trop courte entre fin 2009 et début 2011 n'a pas permis aux entreprises fragilisées pendant la crise de reconstituer leurs forces», ajoute Jean-Marc Pillu. À noter que l'écart se creuse avec le voisin allemand, chez qui les entreprises sont plus profitables (10% du PIB contre 7% dans l'hexagone) et présentent de meilleures capacités de financement. Sur 100 entreprises qui se créent, le taux de défaut est deux fois plus important en France.


La baisse des coûts profite au commerce espagnol:

Le déficit commercial de l'Espagne s'est à nouveau réduit en novembre 2012, chutant de 47,4% sur un an, à 1,407 milliard d'euros, soit la baisse la plus forte pour un mois de novembre depuis quinze, ans. En cumulé, sur la période allant de janvier à novembre, la balance commerciale espagnole affiche un déficit en recul de 29,5% par rapport à la même période de 2011. Cette résorption du déficit est davantage due à la hausse des exportations (+ 3,7% sur onze mois) qu'à la baisse des importations (- 2,1%), se félicite le ministère espagnol de l'Économie. Ce rebond des exportations est attribué à la baisse des coûts du travail. L'Espagne compte sur le commerce extérieur pour sortir de la récession, alors que la demande intérieure est en berne, sur fond de chômage explosif.

jeudi 17 janvier 2013

Immobilier : au moins deux ans de baisse de prix.


Selon un rapport de l'agence de notation Standard & Poor's, les prix de l'immobilier français devraient baisser de 5% en 2013 et autant en 2014.

Après The Economist, c'est au tour de l'agence de notation Standard&Poor's de se pencher sur la santé du marché immobilier européen. Selon une étude parue ce jeudi 17 janvier, «la tendance à la baisse des prix des marchés français et hollandais semble s'accélérer». Les tarifs du marché tricolore devraient reculer de 5% en 2013 comme en 2014. L'analyse souligne que la faiblesse du marché du travail et l'augmentation des impôts devraient déboucher sur une faible consommation et maintenir le marché immobilier dans le marasme.
Standard & Poor's estime cependant qu'il s'agit là d'une «correction relativement bénigne» au vu de la très forte augmentation (10% par an en moyenne) enregistrée entre 2000 et 2007. L'enquête reste d'ailleurs assez optimiste sur le long terme en relevant que la pénurie de logement, couplée à une augmentation sensible de la population française devrait soutenir le niveau des prix. Une situation que l'on retouve également au Royaume-Uni et aux Pays-Bas.

L'exception allemande:

Tout comme The Economist, Standard & Poor's relève la situation très particulière de l'Allemagne. C'est le seul pays où les prix devraient augmenter de 3% par an pour les deux ans à venir. Cette hausse modérée «est plutôt une forme de normalisation qu'une source de préoccupation», précise l'étude dans la mesure où les prix outre-Rhin se sont maintenus jusque-là à des niveaux plus faibles que ceux des voisins.
Quant à l'Espagne, la correction sévère des prix devrait se poursuivre: après la baisse de 9,5% enregistrée en 2012, Standard&Poor's prévoit un retrait de 7,8% cette année et de 6% l'an prochain.

lundi 14 janvier 2013

Auto : la Chine en passe de devenir 1er fabricant mondial.

L'an dernier, plus de 19 millions d'unités ont été immatriculées en Chine.
L'an dernier, plus de 19 millions d'unités ont été immatriculées en Chine.

 La Chine devrait produire près de 20 millions de véhicules, voitures et utilitaires légers, contre seulement 18 millions pour l'Europe.


Les constructeurs automobiles chinois vont-ils détrôner les Européens de leur position de numéro un mondial? Pour les spécialistes d'IHS Automotive, ils pourraient y parvenir dès l'an prochain. Selon eux, dès 2013, la Chine devrait produire près de 20 millions de véhicules, voitures et utilitaires légers, contre seulement 18 millions pour l'Europe au sens très large, c'est-à-dire Russie et même Turquie incluses. Tandis qu'en Europe le marché s'enfonce dans un profond marasme, faisant plier plusieurs fleurons historiques de l'industrie automobile, comme Peugeot ou Opel, le marché chinois est porté par la formidable ­ascension de la classe moyenne. Le pays a d'ailleurs déjà dépassé depuis plusieurs années les États-Unis et l'Europe en termes d'immatriculations.
L'an dernier, plus de 19 millions d'unités ont été immatriculées en Chine, contre 14,5 millions aux États-Unis. Certes, le boom de l'automobile chinoise doit beaucoup aux groupes étrangers, comme General Motors ou Volkswagen, qui captent encore près de 70 % du marché national, via notamment des coentreprises avec des Chinois. Mais les constructeurs nationaux gagnent de plus en plus de terrain. Le gouvernement chinois les pousse à prendre au moins 50 % de leur marché domestique. Ils font également preuve d'ambition à l'extérieur de leurs frontières. Des constructeurs comme «Geely, Chery et Great Wall ont une stratégie offensive vers l'Iran, l'Égypte, l'Algérie mais aussi vers l'Amérique latine», expliquent les spécialistes d'IHS Automotive. Guangzhou Automobile Group (GAC) a même un stand sur le Salon automobile de ­Detroit, qui ouvre ses portes aujourd'hui.

mardi 8 janvier 2013

Europe: les revenus chutent un peu partout, sauf en France.


Le Conseil européen. Bruxelles ne table pas sur une amélioration en Europe de la situation socio-économique en 2013.
Le Conseil européen. Bruxelles ne table pas sur une amélioration en Europe de la situation socio-économique en 2013.
 
 Entre 2009 et 2011, les revenus des ménages ont baissé dans la plupart des pays européens, à l'exception de l'Allemagne et de la France, où ils ont continué d'augmenter, souligne Bruxelles.
 
 
  Dans un rapport rendu public ce mardi, Bruxelles s'inquiète de la dégradation généralisée de l'emploi et des conditions sociales en Europe. «Après cinq années de crise économique et le retour de la récession en 2012, le chômage a atteint des sommets qu'il n'avait plus connus depuis vingt ans, le revenu des ménages est en baisse et le risque de pauvreté ou d'exclusion augmente, en particulier dans les États du sud de l'Europe», souligne un rapport de la Commission européenne.
L'impact de la crise est d'autant plus fort que les effets protecteurs de ce que l'on appelle les stabilisateurs automatiques - diminution des recettes fiscales et augmentation des dépenses de protection sociale - se sont estompés.
Bruxelles souligne la baisse du revenu disponible brut des ménages, entre 2009 et 2011, dans deux tiers des pays de l'Union. Sans surprise, la plus forte baisse revient à la Grèce (17%), suivie de l'Espagne (8%), Chypre (7%), Estonie et Irlande (5%).
La situation diffère dans les pays du Nord, dont l'Allemagne, et la France, «où le système de protection sociale et un marché de l'emploi plus robuste ont permis aux revenus globaux de continuer à augmenter malgré la crise», précise le rapport.

Record de chômage en zone euro:

Europe: les revenus chutent un peu partout, sauf en France.,


Le Conseil européen. Bruxelles ne table pas sur une amélioration en Europe de la situation socio-économique en 2013.
Le Conseil européen. Bruxelles ne table pas sur une amélioration en Europe de la situation socio-économique en 2013.
 
 Entre 2009 et 2011, les revenus des ménages ont baissé dans la plupart des pays européens, à l'exception de l'Allemagne et de la France, où ils ont continué d'augmenter, souligne Bruxelles.
 
  Dans un rapport rendu public ce mardi, Bruxelles s'inquiète de la dégradation généralisée de l'emploi et des conditions sociales en Europe. «Après cinq années de crise économique et le retour de la récession en 2012, le chômage a atteint des sommets qu'il n'avait plus connus depuis vingt ans, le revenu des ménages est en baisse et le risque de pauvreté ou d'exclusion augmente, en particulier dans les États du sud de l'Europe», souligne un rapport de la Commission européenne.
L'impact de la crise est d'autant plus fort que les effets protecteurs de ce que l'on appelle les stabilisateurs automatiques - diminution des recettes fiscales et augmentation des dépenses de protection sociale - se sont estompés.
Bruxelles souligne la baisse du revenu disponible brut des ménages, entre 2009 et 2011, dans deux tiers des pays de l'Union. Sans surprise, la plus forte baisse revient à la Grèce (17%), suivie de l'Espagne (8%), Chypre (7%), Estonie et Irlande (5%).
La situation diffère dans les pays du Nord, dont l'Allemagne, et la France, «où le système de protection sociale et un marché de l'emploi plus robuste ont permis aux revenus globaux de continuer à augmenter malgré la crise», précise le rapport.

Record de chômage en zone euro:

mardi 26 juin 2012

Les euro-obligations, «une perspective à moyen-terme».

À moyen-terme, les euro-obligations pourraient être une contrepartie au renforcement du contrôle de Bruxelles sur les budgets nationaux, avance un rapport de préparation au sommet européen de jeudi.


Le principe des euro-obligations (ou eurobonds), presque enterré, n'est pas complètement mort pour autant. Deux jours avant un sommet européen crucial pour l'avenir de l'euro, un rapport préparatoire officiel en fait mention comme ultime touche à une future union budgétaire. «Dans une perspective de moyen terme», la mise en commun des dettes des États de la zone euro «pourrait être explorée», est-il écrit dans ce document.
Les auteurs de ce texte ne sont pas n'importe qui: le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, le président du Conseil européen Herman van Rompuy, le président de la Banque centrale européenne (BCE) Mario Draghi et le président de l'Eurogroupe Jean-Claude Juncker. Ils défendent une position prudente, qui se rapproche en cela des dernières déclarations de Paris sur un sujet qui exaspère Berlin. Longtemps fervent défenseur d'une mise en commun rapide des dettes publiques, le premier ministre Jean-Marc Ayrault a en effet adouci sa position la semaine dernière, parlant d'une «perspective» à l'horizon de «plusieurs années».

lundi 25 juin 2012

La crise de l'euro ravive les stéréotypes nationaux.

Supporteurs allemands pendant le match de l'Euro 2012 contre la Grèce, vendredi dernier.<br/>La devise européenne comme symbole de supériorité.
Supporteurs allemands pendant le match de l'Euro 2012 contre la Grèce, vendredi dernier.
La devise européenne comme symbole de supériorité.



 Les poncifs, parfois à la limite de la xénophobie, refleurissent de plus belle. Quand le foin manque au râtelier, les chevaux se battent.

La dérision est un plat qui se mange au grand jour. Pour se moquer de la politique fiscale française et son projet d'imposition à 75% des plus riches, David Cameron, premier ministre britannique, a choisi la tribune du G20 au Mexique, une chambre d'écho médiatique mondiale à défaut d'être autre chose. Même Margaret Thatcher, qui ne portait pas les socialistes dans son cœur, n'avait jamais osé pareil «France bashing», une raclée publique pour parler français. Était-on plus courtois il y a trente ans? Les temps étaient moins durs et les politiques ne jugeaient pas judicieux de raviver les passions nationalistes pour flatter leur propre électorat meurtri par la crise.
Étrange paradoxe. Les gouvernements européens s'évertuent à monter solidairement des pare-feu financiers qui se chiffrent en centaines de milliards d'euros. Mais ils s'adonnent à des attaques venimeuses. Ainsi Wolfgang Schäuble, le ministre des Finances allemand pourtant francophile, a-t-il critiqué publiquement le retour partiel à la retraite à 60 ans en France. On éprouve d'autant moins de scrupules outre-Rhin que l'hiver dernier Arnaud Montebourg - il n'était pas encore ministre - avait stigmatisé «le nationalisme allemand en train de resurgir au travers de la politique à la Bismarck de Mme Merkel».

«Fracture Nord-Sud»:

Madrid réclame officiellement l'aide de la zone euro.

Le miistre des Finances espagnol, Luis de Guindos.
Le miistre des Finances espagnol, Luis de Guindos.


 Après des semaines d'atermoiements, le ministre des Finances Luis de Guindos a déposé ce lundi sa lettre pour réclamer un plan de sauvetage de ses banques en difficulté. La zone euro est prête à lui prêter 100 milliards d'euros.


L'Espagne n'avait plus le choix. Face à la pression conjuguée des marchés financiers et de ses partenaires européens, inquiets du pourrissement de la situation, elle a déposé sa lettre officielle de demande d'aide financière à la zone euro. Les détails du plan, qui servira exclusivement à recapitaliser les banques ibères en difficulté, ne seront connus que le 9 juillet, lors du prochain Eurogroupe, la réunion des ministres des Finances de la zone.
«Le ministre de l'Economie Luis de Guindos, a envoyé aujourd'hui au président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, au nom du gouvernement espagnol, la lettre de demande d'assistance financière pour la recapitalisation des entités financières qui en ont besoin», a indiqué le ministère dans un communiqué. Le ministre des Finances espagnol a précisé vendredi que seules quatre banques auront besoin de l'aide pour se recapitaliser, les autres établissements pouvant faire cela par elles-mêmes ou étant déjà nationalisées.
La Commission européenne négociera «les nécessaires conditionalités pour le secteur financier, celles-ci incluant des plans de restructuration conformément aux règles européennes», a précisé dans un communiqué le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker.

samedi 23 juin 2012

Zone euro : accord pour une relance à 130 milliards d'euros.

Mariano Rajoy, François Hollande, Angela Merkel et Mario Monti, vendredi à Rome.
Mariano Rajoy, François Hollande, Angela Merkel et Mario Monti, vendredi à Rome.



 À l'issue du mini-sommet qui réunissait à Rome les chefs des États français, allemand, italien et espagnol, un terrain d'entente sur la taxe sur les transactions financières a été trouvé.






Accord européen sur le front de la croissance. Réunis en mini-sommet à Rome, les chefs d'État allemand, espagnol, français et italien ont décidé que «le premier objectif» est la «relance de la croissance», a annoncé le premier ministre italien Mario Monti. Pour cela, les dirigeants des quatre pays se sont entendus pour mobiliser une enveloppe d'environ 130 milliards d'euros, soit 1% du produit intérieur brut européen.
«Un paquet pour la croissance est indispensable», a insisté le président français François Hollande, qui a plaidé en ce sens depuis son élection, de Berlin jusqu'au G20 mexicain. «Qui aurait pu dire, il y a encore quelques semaines, qu'elle aurait été à ce point à l'ordre du jour du conseil européen?», s'est-il félicité. La chancelière allemande Angela Merkel s'est ralliée à la cause. «Je suis d'accord avec ce 1% du PIB européen qui doit être investi pour la croissance, a-t-elle déclaré. C'est un signal important.»
Ce montant, provenant du renforcement de la Banque européenne d'investissement, des project-bonds (emprunts en commun pour financer des infrastructures) et des fonds européens encore inutilisés, avait déjà été évoqué par François Hollande dans la «feuille de route» adressée la semaine dernière au président de l'UE Herman Van Rompuy.

Taxe sur les transactions financières:

Zone euro : Berlin incrédule face à la stratégie d'Hollande.

Wolfgang Schäuble ne décolère pas contre le retour partiel à la retraite à 60 ans mis en place par les socialistes français.
Wolfgang Schäuble ne décolère pas contre le retour partiel à la retraite à 60 ans mis en place par les socialistes français.


 Ni la chancelière et son entourage ni la presse outre-Rhin ne parviennent à s'expliquer l'attitude de la France.



Lasse d'incrédulité, l'Allemagne ne cache plus son irritation à l'égard de François Hollande. La stratégie du président français pour sortir la zone euro et la France de la crise dépasse l'entendement pour la classe dirigeante outre-Rhin. Alors qu'elle n'est plus immunisée contre la tempête, l'Allemagne multiplie les appels à la raison. Berlin se désole de ne pouvoir compter sur son partenaire historique dans la construction européenne au moment crucial où la zone euro doit se réorganiser pour affronter l'avenir.
En fustigeant la «médiocrité», qui ne doit pas devenir l'étalon» en Europe, la semaine dernière, Angela Merkel visait bien la France, qui a délaissé son alliance avec l'Allemagne pour se rapprocher des pays du sud de l'Europe. Comme son ministre des Finances, Wolfgang Schäuble, la chancelière s'agace de voir le président français étaler ses désaccords avec Berlin et insister sur des mécanismes visant à mutualiser la dette aux frais de la première économie européenne. Elle s'inquiète de voir que la France persiste à esquiver les réformes structurelles qu'elle juge indispensables pour restaurer la compétitivité et la confiance des marchés.

mardi 19 juin 2012

L'Asie compte plus de grandes fortunes que les États-Unis.

La crise n'a pas épargné les millionnaires, dont la fortune a reculé de 1,7% l'an dernier par rapport à 2010. L'Amérique est la plus touchée.


Les millionnaires souffrent aussi de la crise. Dans le monde, leur fortune, estimée l'an dernier à 42.000 milliards de dollars, a reculé de 1,7% par rapport à 2010. Mais ils sont toujours à peu près aussi nombreux: 11 millions au total, selon l'étude annuelle de Capgemini sur la richesse dans le monde, en partenariat avec RBC Wealth Management (Royal Bank of Canada).
«Les plus riches, ceux qui détiennent plus de 5 millions de dollars, ont été les plus pénalisés, sans doute parce que ces très importants patrimoines sont les plus exposés aux turbulences des marchés financiers et au ralentissement économique», note Jean Lassignardie, responsable marketing et vente pour les services financiers chez Capgemini. «En revanche, les particuliers qui détiennent entre un et cinq millions de dollars sont plus nombreux et même un peu plus riches qu'en 2010».
La crise rebat aussi les cartes entre les grandes régions du monde. Pour la première fois, grâce à son dynamisme économique, l'Asie compte davantage de millionnaires que les États-Unis. Le nombre de grandes fortunes asiatiques a bondi de 11% en deux ans, et de 1,6% pour la seule année 2011, pour atteindre 3,37 millions. Tous réunis, ils possèdent 10.700 milliards de dollars, un peu moins qu'en 2010. Ce n'est plus en Inde ou à Hongkong que se recrutent le plus souvent ces nouveaux millionnaires, mais surtout en Chine, au Japon, en Thaïlande, en Malaisie, ou encore en Indonésie.

Le nombre de millionnaires a progressé en Europe:

lundi 11 juin 2012

Madrid a pour l'instant préservé sa souveraineté.


Le premier ministre espagnol Mariano Rajoy, lors d'une conférence de presse dimanche à Madrid.
Le premier ministre espagnol Mariano Rajoy, lors d'une conférence de presse dimanche à Madrid.
 
 
 DÉCRYPTAGE - L'Espagne espère voir accepter un plan de relance de quelque 100 milliards d'euros tout en restant pleinement aux commandes.
 
 
De l'Europe compliquée, il faut toujours en revenir avec des idées simples. Un fonds de sauvetage européen va donc prêter directement à un fonds public espagnol, lequel recapitalisera les banques dans le besoin. Mais c'est le gouvernement de Madrid en personne qui en a fait la demande et, juridiquement, lui seul sera garant des capitaux avancés. Ils pourraient atteindre 100 milliards d'euros, c'est l'enveloppe promise. Le conditionnel s'impose, car la somme exacte dépendra des missions d'audit bancaire, qui rendront leurs conclusions d'ici à la fin juin.
Un accord international fonctionne comme une auberge espagnole. On n'y trouve que ce qu'on y apporte. Rien n'est fixé à l'avance. Chacun entre avec ses exigences et ressort de la négociation avec quelques concessions.
Le gouvernement Rajoy voulait deux choses, obtenir de l'argent et préserver sa souveraineté. Il s'agissait d'abord de rester maître chez soi dans l'opération de restructuration des banques, alors qu'il n'en avait pas les fonds ni les capacités d'emprunt pour y parvenir. Second desiderata, Madrid refusait impérativement que l'État espagnol soit le réceptacle de l'aide. Cela aurait impliqué des conditions draconiennes inhérentes à tout plan de sauvetage international. Demander à son peuple un surcroît d'austérité alors que les responsables sont les banques et leurs actionnaires lui paraissait inacceptable.

«Le diable est dans les détails»;

Hollande-Merkel : une lutte idéologique sur l'Europe.

La chancelière allemande a une conception libérale et fédéraliste, le Français est un dirigiste pour l'économie et un étatiste en politique.


Que propose François Hollande pour sauver la zone euro? Une solidarité financière accrue et une relance écono­mique collective. Côté finance, c'est ce qu'il ne cesse d'appeler les «eurobonds», quand l'immense majorité des journalistes français ayant le souci de leur langue et de leur outil de travail parle d'«euro-obligations». L'émission en commun, par les 17 États de la zone euro, de titres de dette sur les marchés permettrait aux pays les moins solides de s'endetter à meilleur compte. Quant à la croissance, comme la paix ou la santé, qui saurait s'en désintéresser?
Voilà ce qui apparaît comme du bon sens, «la chose du monde la mieux partagée», disait Descartes pour nommer la «raison», dans sa langue du XVIIe siècle. Vive le rationalisme français! Mais en face, Angela Merkel s'exprime elle aussi dans son arbre généalogique, celui de «l'idéalisme allemand». Et, il faut le reconnaître, le modèle que la chancelière voudrait étendre à l'ensemble de l'Europe repose sur un corps de doctrine puissant. Et il a quelques trophées à son actif qui plaident en sa faveur, depuis la reconstruction d'après guerre et la réunification de 1990.
«L'économie sociale de marché», à laquelle s'identifie l'Allemagne depuis 1945, est souvent présentée en France comme un oxymore, une synthèse heureuse entre le libéralisme anglo-saxon et la solidarité sociale. Les principes directeurs en remontent à 1929. Des universitaires de Fribourg, l'éco­nomiste Walter Eucken et le juriste Hans Grossmann-Doerth entre autres, ont alors cherché une réponse à la crise financière mondiale en inventant un nouvel ordre économique, l'«ordolibéralisme».

Circonscrire la puissance maléfique de tout pouvoir public:

lundi 28 mai 2012

Politique économique : les erreurs de l'Europe.

Les gouvernements européens ont péché par court-termisme. Ils doivent revoir de fond en comble leurs stratégies de croissance.


Du passé faisons table rase. La tentation est naturelle pour un nouveau président de vouloir remettre les compteurs à zéro. Autrefois l'arme privilégiée était la dévaluation de la monnaie. Le franc en a subi pas moins d'une vingtaine au XXe siècle, comme l'avait rappelé Laurent Fabius, ministre des Finances au moment de l'arrivée des billets en euros le 1er janvier 2002. Cette facilité nous est désormais interdite et force est de trouver d'autres voies avec nos partenaires.
Le débat européen sur la croissance et l'austérité budgétaire n'a pourtant rien de nouveau. Il constitue même la règle au lendemain de chaque élection présidentielle en France. La volonté annoncée par François Hollande«que le calendrier de retour à l'équilibre budgétaire tienne compte des impératifs de la croissance», selon ses termes, est un remake de Sarkozy 2007 et de Chirac 2002.
Deux mois après son accession à la présidence, Nicolas Sarkozy s'était ainsi rendu, le 9 juillet, à Bruxelles participer en personne à la réunion mensuelle des ministres des Finances, une première pour un chef d'État. Il avait demandé «une application intelligente et dynamique du pacte de stabilité», et avait obtenu gain de cause. La France fut autorisée à ne ramener ses comptes à l'équilibre qu'en 2012 au lieu de 2010. Le temps nécessaire pour «mener ses réformes», celle des universités (qui a bien eu lieu), mais aussi l'instauration d'un «contrat unique de travail» (resté lettre morte). Quant au déficit...

La crise de la zone euro a désormais un double visage: