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mardi 29 janvier 2013

Fonctionnaires : la prime à la performance remise en cause.

Cette prime concernait seulement 115.000 fonctionnaires fin 2012, sur près de 2 millions au total.

Marylise Lebranchu veut en finir avec un des symboles forts des années Sarkozy. «La rémunération à la performance va sans doute changer, a déclaré ce mardi la ministre de la Fonction publique en marge de ses vœux à la presse. Comme la suppression du jour de carence, la rémunération au mérite était un tract politique de la majorité précédente.»
Marylise Lebranchu entend, précise l'un de ses conseillers, «supprimer la prime de fonction et de résultat qui aboutissait à une individualisation accrue au détriment du travail collectif». Cette prime concernait seulement 115.000 fonctionnaires fin 2012, sur près de 2 millions au total, à savoir principalement ceux de la catégorie A qui dominent la hiérarchie. La ministre veut également, poursuit-on de même source, «limiter la prime à la performance aux seuls cadres et rétablir la prime au mérite pour tous les autres». À ce sujet, Marylise Lebranchu dit ne pas croire que la rémunération au mérite «entraîne de guerre dans un service», entre fonctionnaires zélés.
Ces déclarations surviennent à deux jours d'une journée d'action nationale des fonctionnaires à l'appel de trois syndicats (CGT, FSU et Solidaires). Ces derniers veulent faire pression en amont de l'ouverture des négociations salariales avec l'État, le 7 février. Ils réclament une hausse du point d'indice servant de base à la rémunération des fonctionnaires. «C'est vrai, il y a un problème», a reconnu Marylise Lebranchu. Toutefois, même s'il est gelé depuis trois ans, son augmentation n'est pas à l'ordre du jour: une hausse de 1 % coûterait 1,8 milliard d'euros à l'État. «Nous sommes tous dans le même bateau, a rappelé la ministre. Si l'action publique était abîmée par des déficits trop forts, les fonctionnaires seraient aussi en difficulté.»

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