Cette prime concernait seulement 115.000 fonctionnaires fin 2012, sur près de 2 millions au total.
Marylise Lebranchu
veut en finir avec un des symboles forts des années Sarkozy. «La
rémunération à la performance va sans doute changer, a déclaré ce mardi
la ministre de la Fonction publique en marge de ses vœux à la presse.
Comme la suppression du jour de carence, la rémunération au mérite était
un tract politique de la majorité précédente.»
Marylise
Lebranchu entend, précise l'un de ses conseillers, «supprimer la prime
de fonction et de résultat qui aboutissait à une individualisation
accrue au détriment du travail collectif». Cette prime concernait
seulement 115.000 fonctionnaires fin 2012, sur près de 2 millions au
total, à savoir principalement ceux de la catégorie A qui dominent la
hiérarchie. La ministre veut également, poursuit-on de même source,
«limiter la prime à la performance aux seuls cadres et rétablir la prime
au mérite pour tous les autres». À ce sujet, Marylise Lebranchu dit ne
pas croire que la rémunération au mérite «entraîne de guerre dans un
service», entre fonctionnaires zélés.
Ces déclarations surviennent à deux jours d'une journée d'action nationale des fonctionnaires à l'appel de trois syndicats (CGT,
FSU et Solidaires). Ces derniers veulent faire pression en amont de
l'ouverture des négociations salariales avec l'État, le 7 février. Ils
réclament une hausse du point d'indice servant de base à la rémunération
des fonctionnaires. «C'est vrai, il y a un problème», a reconnu
Marylise Lebranchu. Toutefois, même s'il est gelé depuis trois ans, son
augmentation n'est pas à l'ordre du jour: une hausse de 1 % coûterait
1,8 milliard d'euros à l'État. «Nous sommes tous dans le même bateau, a
rappelé la ministre. Si l'action publique était abîmée par des déficits
trop forts, les fonctionnaires seraient aussi en difficulté.»
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