Les syndicats veulent mettre la pression sur la
ministre de la Fonction publique, Marylise Lebranchu, à quelques jours
du début des négociations sur les rémunérations, le 7 février.
Les 5,2 millions d'agents de la fonction publique sont appelés à la grève.
Premier grand mouvement de fonctionnaires de l'ère Hollande. Trois
syndicats, la CGT, la FSU et Solidaires, appellent aujourd'hui les
5,2 millions d'agents de la fonction publique à la grève. Près de 120
manifestations sont organisées dans tout le pays. Près d'un instituteur
sur trois ne donnera pas cours, selon leur principal syndicat, le
SNUipp-FSU. Les revendications: stopper les suppressions de poste,
augmenter les salaires. «Nous n'avons vu aucun signe concret qui nous
permette de penser que les choses vont s'améliorer, estime pour
l'instant Denis Turbet-Delof, de Solidaires. Tout le monde souhaitait le
changement. On a attendu longtemps. Maintenant, il faudrait peut-être
penser un peu aux agents.»
Les syndicats à l'origine du mouvement,
qui représentent 40% des voix des agents, veulent surtout mettre la
pression sur la ministre de la Fonction publique, Marylise Lebranchu,
à quelques jours du début des négociations sur les rémunérations, le
7 février prochain. La ministre s'est montrée compréhensive sur la
forme. Sans rien lâcher sur le fond. «J'entends bien qu'il existe une
déception parmi les fonctionnaires. Elle est logique», a-t-elle concédé.
Avant de doucher les espérances en faisant référence au piteux état des
finances publiques.
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