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jeudi 31 janvier 2013

Les fonctionnaires dans la rue pour leur salaire.

Les syndicats veulent mettre la pression sur la ministre de la Fonction publique, Marylise Lebranchu, à quelques jours du début des négociations sur les rémunérations, le 7 février.
Les syndicats veulent mettre la pression sur la ministre de la Fonction publique, Marylise Lebranchu, à quelques jours du début des négociations sur les rémunérations, le 7 février.

Les 5,2 millions d'agents de la fonction publique sont appelés à la grève.


Premier grand mouvement de fonctionnaires de l'ère Hollande. Trois syndicats, la CGT, la FSU et Solidaires, appellent aujourd'hui les 5,2 millions d'agents de la fonction publique à la grève. Près de 120 manifestations sont organisées dans tout le pays. Près d'un instituteur sur trois ne donnera pas cours, selon leur principal syndicat, le SNUipp-FSU. Les revendications: stopper les suppressions de poste, augmenter les salaires. «Nous n'avons vu aucun signe concret qui nous permette de penser que les choses vont s'améliorer, estime pour l'instant Denis Turbet-Delof, de Solidaires. Tout le monde souhaitait le changement. On a attendu longtemps. Maintenant, il faudrait peut-être penser un peu aux agents.»
Les syndicats à l'origine du mouvement, qui représentent 40% des voix des agents, veulent surtout mettre la pression sur la ministre de la Fonction publique, Marylise Lebranchu, à quelques jours du début des négociations sur les rémunérations, le 7 février prochain. La ministre s'est montrée compréhensive sur la forme. Sans rien lâcher sur le fond. «J'entends bien qu'il existe une déception parmi les fonctionnaires. Elle est logique», a-t-elle concédé. Avant de doucher les espérances en faisant référence au piteux état des finances publiques.





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Point d'indice:

mardi 29 janvier 2013

Fonctionnaires : la prime à la performance remise en cause.

Cette prime concernait seulement 115.000 fonctionnaires fin 2012, sur près de 2 millions au total.

Marylise Lebranchu veut en finir avec un des symboles forts des années Sarkozy. «La rémunération à la performance va sans doute changer, a déclaré ce mardi la ministre de la Fonction publique en marge de ses vœux à la presse. Comme la suppression du jour de carence, la rémunération au mérite était un tract politique de la majorité précédente.»
Marylise Lebranchu entend, précise l'un de ses conseillers, «supprimer la prime de fonction et de résultat qui aboutissait à une individualisation accrue au détriment du travail collectif». Cette prime concernait seulement 115.000 fonctionnaires fin 2012, sur près de 2 millions au total, à savoir principalement ceux de la catégorie A qui dominent la hiérarchie. La ministre veut également, poursuit-on de même source, «limiter la prime à la performance aux seuls cadres et rétablir la prime au mérite pour tous les autres». À ce sujet, Marylise Lebranchu dit ne pas croire que la rémunération au mérite «entraîne de guerre dans un service», entre fonctionnaires zélés.
Ces déclarations surviennent à deux jours d'une journée d'action nationale des fonctionnaires à l'appel de trois syndicats (CGT, FSU et Solidaires). Ces derniers veulent faire pression en amont de l'ouverture des négociations salariales avec l'État, le 7 février. Ils réclament une hausse du point d'indice servant de base à la rémunération des fonctionnaires. «C'est vrai, il y a un problème», a reconnu Marylise Lebranchu. Toutefois, même s'il est gelé depuis trois ans, son augmentation n'est pas à l'ordre du jour: une hausse de 1 % coûterait 1,8 milliard d'euros à l'État. «Nous sommes tous dans le même bateau, a rappelé la ministre. Si l'action publique était abîmée par des déficits trop forts, les fonctionnaires seraient aussi en difficulté.»

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lundi 28 janvier 2013

France en «faillite»: cinq indicateurs qui inquiètent.

La France n'est techniquement pas «en faillite», mais certains indicateurs économiques sont alarmants. 

• Dette:


La courbe de l'endettement de la France fait partie de celles qui inquiètent, et reflètent la dégradation de la situation du pays sur le front des finances publiques: entre 1974 et aujourd'hui, la dette est passée de 21,2% à 89,9% du PIB (plus de 1800 milliards d'euros), aggravée notamment par la récession de 2008-2009. Selon les prévisions du gouvernement, elle doit continuer à augmenter cette année jusqu'à 91,3%, avant d'entamer une décrue en 2014.
Aujourd'hui, les intérêts de la dette sont la première dépense de l'État, devant le budget de l'Éducation nationale (hors pensions): en 2012, ils se sont élevés à plus de 46 milliards d'euros. Les deux tiers de la dette négociable de l'État sont détenus par des non-résidents.
Deux agences de notation, Moody's et Standard & Poor's, ont privé la dette France de son AAA - la meilleure note possible, celle qui permet de se refinancer au mieux sur les marchés -, sans que cela ait eu, jusqu'à présent, d'effet.

• Retraites:


Si la réforme Woerth de 2010 (notamment le recul progressif de deux ans de l'âge de départ en retraite) a permis de combler la moitié du déficit de tous les régimes à horizon 2018, la crise a fini de doucher les espoirs de ceux qui pensaient la question réglée. Fin décembre, le Conseil d'orientation des retraites a refait ses calculs: 21,3 milliards de besoin de financement en 2017 et 25 milliards trois ans plus tard. Ses recommandations pour revenir à l'équilibre? Relever de 1,1 point le taux de cotisation, baisser de 5% le niveau des pensions ou reculer de 9 mois l'âge de départ. Impossible, répond Najat Vallaud-Balkacem pour qui «n'est à l'ordre du jour ni le fait de travailler plus longtemps, ni le fait de réduire les pensions, ni le fait d'augmenter les cotisations». La porte-parole du gouvernement estime qu'il «y a d'autres solutions qui existent», comme «des systèmes de retraite à la carte ou par points». Des options de long terme qui n'apporteront - tous les experts le disent - aucune réponse au besoin de financement immédiat. Lors de ses vœux aux partenaires sociaux, François Hollande a promis un débat en 2013 et une réforme en 2014.

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• Emploi:

jeudi 10 janvier 2013

La Cour des comptes exhorte l'État à réduire les dépenses.

Jean-Marc Ayrault et Didier Migaud, premier président de la Cour des comptes, jeudi à Paris.
Jean-Marc Ayrault et Didier Migaud, premier président de la Cour des comptes, jeudi à Paris.

Didier Migaud, le premier président de la Cour des comptes, estime que la France n'a plus de marges de manœuvre sur la fiscalité. Il appelle à tailler dans les dépenses publiques.


 
Les dirigeants politiques français doivent rompre avec leur habitude d'alourdir sans cesse la charge portée par le contribuable et enfin s'attaquer à la réduction des dépenses publiques: tel est le message qu'a martelé jeudi Didier Migaud, le premier président de la Cour des comptes, lors de l'audience solennelle de rentrée de l'institution. Un message qui a d'autant plus de portée qu'il a été présenté devant Jean-Marc Ayrault et plusieurs membres du gouvernement, dont Pierre Moscovici, ministre de l'Économie, et Jérôme Cahuzac, ministre délégué au Budget.
Didier Migaud l'a concédé, «l'effort de maîtrise des dépenses impose à notre pays un changement culturel important». Mais inévitable. Car pour redresser ses comptes publics, objectif que la Cour juge indispensable, la France ne peut plus jouer sur le levier fiscal. Pourquoi? Parce que les prélèvements sont déjà élevés, parce que la concurrence fiscale est vive en Europe, parce que la France souffre d'un déficit de compétitivité, estime le premier président, ancien élu PS. En augmentant massivement les impôts - de 65 milliards entre 2011 et 2013! -, les gouvernements Fillon puis Ayrault ont grillé les dernières cartouches.
«La France va devoir, dans les années qui viennent, consentir à un freinage sans précédent de la dépense publique», en conclut Didier Migaud. Qui fait des préconisations précises: les dépenses ne devront plus progresser plus vite que l'inflation (quasi-stabilité en volume).

jeudi 21 juin 2012

Sapin reste flou sur la baisse du nombre de fonctionnaires.


Le ministre du Travail, de l'Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social, Michel Sapin.
Le ministre du Travail, de l'Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social, Michel Sapin.

 Le ministre de l'Emploi ne commente pas les chiffres dévoilés mercredi par Le Figaro. Mais il confirme des créations de postes dans l'éducation et la sécurité, sans hausse globale des effectifs de la fonction publique.

 Michel Sapin est revenu sur le projet de baisse annuelle de 2,5% des effectifs dévoilé mercredi par Le Figaro. Dans un entretien à Europe 1, le ministre de l'Emploi n'a pas confirmé jeudi «point par point» les réductions d'effectifs de fonctionnaires. En revanche, et comme l'affirme Le Figaro, Michel Sapin a bel et bien assuré que l'éducation et la sécurité seront les «priorités» du gouvernement. Autrement dit, ces deux ministères devraient être épargnés par les coupes de postes. Rappelant qu'il n'y aura «aucune hausse globale du nombre de fonctionnaires», Michel Sapin a déclaré: «Je laisse le soin à François Hollande de confirmer les chiffres ministère par ministère.»