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mercredi 23 janvier 2013

Les embauches en CDI ont chuté de plus de 10% en un an

Une jeune femme parcourt les offres de travail sur le site Internet de Pôle emploi en juillet 2011.
Une jeune femme parcourt les offres de travail sur le site Internet de Pôle emploi en juillet 2011.

INFOGRAPHIE - Les déclarations d'embauches en CDD de plus d'un mois ont reculé de 3,4% sur l'année.


Il devient de plus en plus difficile de trouver un contrat de travail de longue durée. Les déclarations d'embauches de plus d'un mois ont chuté de 6,7% au quatrième trimestre 2012, par rapport à la même période en 2011, selon des données publiées ce mercredi par l'Acoss, l'organisme national qui collecte les cotisations de Sécurité sociale.
Cette baisse générale s'explique notamment par la chute des embauches en CDI (-10,5% sur un an). Mais le nombre de CDD de plus d'un mois a, lui aussi, reculé de 3,4% en un an. À l'inverse, les CDD de moins d'un mois enregistrent une hausse de 7,7%.Grâce ou à cause de cette flambée des contrats très courts, le nombre total d'embauches progresse de 2,6% au quatrième trimestre, par rapport à la même période un an plus tôt.
De quoi justifier, a posteriori, la taxation accrue des CDD inscrite dans le tout récent accord sur la sécurisation de l'emploi. Syndicats signataires et patronat espèrent qu'elle contribuera à limiter l'usage abusif des contrats de quelques semaines.
Ces données vont aussi dans le sens du rapport de la Cour des comptes, qui dénonçait hier un marché du travail divisé en deux. Une «dualité» entre contrats courts et CDI encore aggravée par la crise: non seulement les travailleurs en intérim et en CDD ont de plus en plus de mal à décrocher un contrat à durée indéterminée, mais ils ont été les premiers remerciés face au ralentissement économique, alors que les entreprises des pays voisins ont plutôt réduit le salaire et le temps de travail de leur personnel.

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Réduction dans la totalité des régions:

vendredi 11 janvier 2013

Emploi: le patronat accepte de taxer les CDD.

L'ultime version du texte proposé par le Medef tient compte de la demande forte des syndicats de renchérir le coût d'embauche des contrats courts.
 
Comme attendu, le patronat a fini par bouger sur la délicate question de la taxation des contrats courts au 2e jour du dernier round de discussion. Dans l'ultime version du projet d'accord remis ce matin à 12h aux syndicats (et qui doit servir de trame quasi définitive à la version finale du texte), le Medef propose de relever la cotisation chômage employeur à 7% sur les contrats inférieurs à un mois et à 5,5% sur ceux compris entre 1 et 3 mois.
Ne sont concernés que les contrats conclus pour surcroît d'activité, la rédaction de l'article ajouté excluant «les contrats conclus pour l'exécution d'une tâche précise et temporaire», à savoir les contrats de remplacement (type maternité ou longue maladie), d'usage ou encore saisonniers. Soit, au final, une mesure qui ne touche que le quart des contrats courts conclus chaque année, selon Stéphane Lardy, de FO, qui félicite le patronat pour «ce grand tour de prestidigitation». Le négociateur de la centrale de l'avenue du Maine s'interroge en outre sur la constitutionnalité de l'exonération de charges pour l'embauche en CDI d'un jeune de moins de 26 ans. «On n'est pas sûr que ça passe et on va se renseigner, prévient-il. Généralement, on passe par des primes à l'embauche pour favoriser les recrutements, pas par des exonérations de cotisations.»
 
Pas de quoi donc trop brusquer nombre de petits patrons qui recourent à ces types de CDD pour ajuster leur main-d'œuvre, au coup par coup. Selon un premier chiffrage, cette disposition renchérirait de 110 millions d'euros par an le total des cotisations chômage employeurs versées.

Balance favorable au patronat: