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dimanche 13 juillet 2014

Si vous quittez votre emploi de démarrage

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jeudi 7 février 2013

Emploi : Parisot refuse la retranscription de l'accord.

Laurence Parisot, présidente du Medef. Crédit: François Bouchon/Le Figaro
Laurence Parisot, présidente du Medef.

Plusieurs points de blocage sont apparus lors des discussions sur la rédaction juridique du compromis sur la sécurisation de l'emploi. Le Medef retirera sa signature si le texte reste en l'état.


Le grain de sable dans la transposition législative de l'accord sur la sécurisation de l'emploi n'est pas venu de là où on l'attendait. Selon nos informations, Laurence Parisot va s'opposer ce jeudi soir à ce que le texte conclu le 11 janvier, qui est réécrit en droit depuis trois semaines rue de Grenelle, soit envoyé en l'état au conseil d'État pour validation, comme le ministère du Travail a prévu de le faire lundi.
«Laurence Parisot n'est pas satisfaite de la réécriture de plusieurs dispositions de l'accord, qui modifie l'équilibre général du texte», confirme-t-on dans l'entourage de la présidente du Medef, qui a quitté une réunion du conseil d'administration de Michelin, à Paris, pour se saisir du dossier.
«Je ne suis pas au courant, minimise de son côté Gilles Gateau, le directeur de cabinet du ministre du Travail. Nous avons encore eu une réunion de travail ce matin et tout s'est bien passé». Avant de reconnaître qu'«il y a, il est vrai, rois ou quatre points qui restent à trancher, car il faut bien un moment ou un autre poser une option si nous voulons que cet accord existe dans les faits». Et de préciser dans la foulée: «Selon la lecture que chacun fait de l'ambiguïté de certaines dispositions ou de leur absence de précision, tous les signataires sont maintenant amenés à se positionner sur une version. Mais il n'y a pas de drame. C'est le cours normal d'une retranscription, et nous avons prévu de travailler dessus tout le week-end.»
Même son de cloche tranquille à la CFDT. «Nous avons comme tout le monde été auditionnés, et tout s'est bien passé», relate un secrétaire national au fait du dossier. Avant de s'interroger: «Pourquoi le Medef ne nous a pas appelés s'il y a un problème? On est quand même signataires avec eux…» Info, intox…

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«Cela contrevient à ce que nous avons signé»:

mercredi 30 janvier 2013

Les cadres ne veulent plus quitter leur entreprise.

Ce sont les cadres les plus jeunes qui restent les plus tentés de jouer la carte de la mobilité externe.
Ce sont les cadres les plus jeunes qui restent les plus tentés de jouer la carte de la mobilité externe.

Avec l'envolée du chômage, les cadres sont de moins en moins tentés par une mobilité externe et privilégient au contraire le statu quo dans leur entreprise et leur job actuel.


La crise économique et la montée en continue du chômage rendent de plus en plus frileux les cadres. Ils sont de moins en moins tentés par une mobilité externe et privilégient au contraire le statu quo dans leur entreprise et leur job actuel, indique une enquête de l'Apec publiée ce mercredi, sur «Les stratégies professionnelles des cadres». «La proportion de cadres qui pensent quitter leur entreprise volontairement dans les douze prochains mois a reculé de 4 points en un an, à 27%, tandis que ceux qui pensent rester dans le même poste ont progressé de 3 points, à 45%», souligne l'enquête.
Logiquement, ce sont les cadres les plus jeunes qui restent les plus tentés par jouer la carte de la mobilité externe: 37% des cadres de 25-29 ans pensent quitter leur entreprise et 18% envisagent un changement de poste dans la même entreprise. Plus l'entreprise est grande, plus le projet de réaliser une mobilité interne est fréquent.

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Mieux se former:

lundi 28 janvier 2013

France en «faillite»: cinq indicateurs qui inquiètent.

La France n'est techniquement pas «en faillite», mais certains indicateurs économiques sont alarmants. 

• Dette:


La courbe de l'endettement de la France fait partie de celles qui inquiètent, et reflètent la dégradation de la situation du pays sur le front des finances publiques: entre 1974 et aujourd'hui, la dette est passée de 21,2% à 89,9% du PIB (plus de 1800 milliards d'euros), aggravée notamment par la récession de 2008-2009. Selon les prévisions du gouvernement, elle doit continuer à augmenter cette année jusqu'à 91,3%, avant d'entamer une décrue en 2014.
Aujourd'hui, les intérêts de la dette sont la première dépense de l'État, devant le budget de l'Éducation nationale (hors pensions): en 2012, ils se sont élevés à plus de 46 milliards d'euros. Les deux tiers de la dette négociable de l'État sont détenus par des non-résidents.
Deux agences de notation, Moody's et Standard & Poor's, ont privé la dette France de son AAA - la meilleure note possible, celle qui permet de se refinancer au mieux sur les marchés -, sans que cela ait eu, jusqu'à présent, d'effet.

• Retraites:


Si la réforme Woerth de 2010 (notamment le recul progressif de deux ans de l'âge de départ en retraite) a permis de combler la moitié du déficit de tous les régimes à horizon 2018, la crise a fini de doucher les espoirs de ceux qui pensaient la question réglée. Fin décembre, le Conseil d'orientation des retraites a refait ses calculs: 21,3 milliards de besoin de financement en 2017 et 25 milliards trois ans plus tard. Ses recommandations pour revenir à l'équilibre? Relever de 1,1 point le taux de cotisation, baisser de 5% le niveau des pensions ou reculer de 9 mois l'âge de départ. Impossible, répond Najat Vallaud-Balkacem pour qui «n'est à l'ordre du jour ni le fait de travailler plus longtemps, ni le fait de réduire les pensions, ni le fait d'augmenter les cotisations». La porte-parole du gouvernement estime qu'il «y a d'autres solutions qui existent», comme «des systèmes de retraite à la carte ou par points». Des options de long terme qui n'apporteront - tous les experts le disent - aucune réponse au besoin de financement immédiat. Lors de ses vœux aux partenaires sociaux, François Hollande a promis un débat en 2013 et une réforme en 2014.

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• Emploi:

dimanche 27 janvier 2013

La nouvelle version de JobiJoba bouleverse la recherche d’emploi.



JobiJoba confirme sa position de leader sur le marché Français et Européen en proposant une nouvelle version de son moteur de recherche d’emploi. Pour la première fois, un moteur de recherche comprend le contenu des offres d’emploi… et vous le prouve !
JobiJoba tord le cou aux idées reçues sur la recherche d’emploi.


Idée reçue n°1 : Il faut visiter des dizaines de sites pour être sûr de trouver un job. [Pierre B. 35 ans, Bordeaux]

Faux ! JobiJoba regroupe toutes les annonces disponibles sur le web et agrège les offres d’emploi de plus de 350 sites.
« Il n’est pas rare que les recruteurs choisissent des job-boards spécialisés pour passer leurs annonces. Ces sites, parfois méconnus, sont de véritables mine d’or pour les candidats, nous les aidons à accéder aux offres qui leur correspondent quel que soit l’endroit où elles se trouvent » explique Francois Goube, co-fondateur de JobiJoba.

Idée reçue n°2 : Pôle emploi et l’Apec sont les plus gros sites d’emploi. [Samia N. 31 ans, Lille]

Faux ! Pôle emploi totalise une centaine de milliers d’emploi et l’Apec à peine 20 000 alors que JobiJoba vous donne accès à près de 300 000 emplois disponibles chaque jour. JobiJoba est donc de loin la plus grande base de données d’emploi du web.

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Idée reçue n°3 : Il est impossible de connaître le salaire, l’information souvent cachée. [Edouard 55 ans, Toulouse]

vendredi 25 janvier 2013

Services à la personne, finance : les emplois de 2013.

Malgré la croissance atone, il y aura des créations d'emploi en 2013 dans quelques secteurs d'activité qui ont le vent en poupe ou qui ont du mal à recruter.

Les emplois créés en 2013 profiteront aux personnes les plus qualifiées et aux femmes qui seront de plus en plus nombreuses à occuper des postes de cadre, selon Véronique Deprez Boudier, qui a réalisé plusieurs études sur les secteurs créateurs d'emplois au Conseil d'analyse stratégique (CAS).

Les services à la personne:


Le vieillissement de la population et un taux de natalité élevé vont permettre de créer des dizaines de milliers d'emplois d'aides ménagères, d'aide aux personnes fragiles, d'assistantes maternelles. Les infirmières vont aussi surfer sur ce mouvement. Ce dynamisme va bénéficier aux femmes, qui occupent un emploi sur trois dans ces secteurs. Les activités culturelles et les loisirs, qui sont souvent soutenues par les collectivités locales, sont également porteurs.

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L'aéronautique, la pharmacie et l'agroalimentaire:

285.000 chômeurs supplémentaires en 2012.

<i>«La bataille contre le chômage ne se gagne pas en un mois mais sur la durée et nous ferons en sorte que ce soit au cours de l'année 2013»</i>, a déclaré Michel Sapin, ministre du Travail.
«La bataille contre le chômage ne se gagne pas en un mois mais sur la durée et nous ferons en sorte que ce soit au cours de l'année 2013», a déclaré Michel Sapin, ministre du Travail.

La fausse stabilité de décembre n'y changera rien : 2012 restera comme la deuxième pire année en matière de chômage de l'histoire. Les seniors et les chômeurs de longue durée ont particulièrement souffert. 


Pour une surprise, c'est une surprise… du moins à première vue. En décembre 2012, le nombre de chômeurs inscrits à Pôle emploi n'a pas varié: + 300 en catégorie A, alors que la tendance était à + 30.000 par mois depuis un an. «Cette stabilité est appréciable, a immédiatement commenté Michel Sapin. Pour autant, elle ne marque pas une inversion de la tendance à la hausse observée depuis 2008.»
Le ministre du Travail aurait en effet tort de se réjouir, car cette stagnation inattendue du nombre de chômeurs s'explique par la très forte hausse des sorties de Pôle emploi en décembre, et notamment des radiations (+24,5 %) et des cessations d'inscription pour défaut d'actualisation (+5,9 %). Deux raisons que les socialistes décriaient lorsqu'elles permettaient à l'exécutif précédent de se féliciter de données un peu moins pires que le mois précédent.

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2012, année noire:

mercredi 23 janvier 2013

Ces réseaux immobiliers qui recrutent.

Malgré la crise, plusieurs enseignes immobilières annoncent d'importants recrutements. Mais il s'agit avant tout de postes d'agents commerciaux payés à la commission.

En début d'année, la Fnaim (Fédération nationale de l'immobilier) dressait un sombre bilan de 2012, année au cours de laquelle près de 3000 agences avaient dû fermer leurs portes tandis que la profession perdait 10.000 postes. Cela n'empêche pas les grands réseaux de se vanter de continuer à recruter.
Century 21 souligne ainsi que plus de 1200 postes sont à pourvoir cette année. «Pour mieux se positionner sur le marché, il faut de nouveaux collaborateurs qui décrocheront de nouveaux mandats», souligne Laurent Vimont, président de Century 21. Selon lui, c'est en temps de crise qu'il faut se renforcer notamment en récupérant une partie des transactions qui se font entre particuliers.
Reste que les places à pourvoir sont en grande majorité (80%) des postes d'agents commerciaux. Et la plupart d'entre eux sont rémunérés exclusivement à la commission (30 à 40% de la commission globale de l'agence). Actuellement, la moitié des 5500 collaborateurs du réseau sont soumis à ce régime, les autres étant salariés ou disposant d'un salaire fixe avec une commission plus réduite (20 à 25%).

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Montée en puissance des réseaux sans boutique:

mardi 22 janvier 2013

Syndicats, patronat et gouvernement au pied du mur.

Les partenaires sociaux et l'État n'ont plus le choix. Devant un système au bord de la rupture, ils doivent s'entendre rapidement pour réformer en profondeur le marché du travail.

Avec l'accord sur la sécurisation de l'emploi conclu le 11 janvier, syndicats et patronat pensaient avoir fait le plus dur: poser les bases d'un marché du travail plus flexible pour les entreprises et plus sécurisé pour les salariés. Bref, de quoi rassurer les marchés qui exigeaient une réforme ambitieuse du marché du travail et le gouvernement qui voulait démontrer que son «nouveau modèle social» n'était pas qu'une formule marketing. La joie des six signataires aura été de courte durée. Car la Cour des comptes est venue leur rappeler une dure réalité: la crise n'est pas finie et le système, coûteux et inefficace, est au bord de l'implosion. Tous sont donc mis, une nouvelle fois, devant leurs responsabilités. Syndicats et patronat vont devoir lancer, et peut-être plus rapidement que prévu, la renégociation de la convention d'assurance-chômage qui fixe les règles d'indemnisation des chômeurs. L'enjeu n'est pas neutre: il s'agit ni plus ni moins que de «rétablir la situation financière» du régime, plombé par plus de 18 milliards d'euros de dette accumulée en quelques années, dont 5 milliards sur la seule année 2013.

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Des sujets qui fâchent:

La baisse du chômage, une «ardente obligation».

«Nous avons beaucoup semé en attendant de voir les premiers résultats» a rappelé Michel Sapin, ministre du Travail (ici, en novembre à l'Assemblée).
«Nous avons beaucoup semé en attendant de voir les premiers résultats» a rappelé Michel Sapin, ministre du Travail (ici, en novembre à l'Assemblée).

Michel Sapin, ministre du Travail, n'a pas caché sa joie ni mâché ses mots, lundi, lors de ses vœux à la presse en qualifiant de « pas immense » l'accord sur la sécurisation de l'emploi conclu le 11 janvier par les partenaires sociaux.


Dans son discours, Michel Sapin a surtout vanté la possibilité pour les entreprises de «s'adapter avec souplesse et rapidité» grâce à cet accord, passant sous silence les droits nouveaux que les syndicats ont arrachés au patronat en contrepartie pour les salariés. Car, et il l'a répété avec force, rien ne doit faire perdre de vue l'objectif premier que le gouvernement s'est fixé pour 2013: l'emploi et la lutte contre le chômage.

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Inverser la courbe d'ici à la fin de l'année:

Emploi: partenaires sociaux et gouvernement au pied du mur.

La Cour des comptes juge le système de lutte contre le chômage aussi coûteux qu'inefficace. La renégociation des règles d'indemnisation, prévue à la fin de l'année, s'annonce très tendue.

La lutte contre le chômage est à la fois coûteuse et inefficace. Et la France n'a plus les moyens de s'offrir un système cher et inefficace. Voilà à grands traits la conclusion de la Cour des comptes, dans un rapport sur le marché du travail publié ce mardi, qui n'a pas fini de faire des vagues au cours des prochains mois.
Comme souvent, les éléments listés par la Cour sont en réalité tous connus. Mais leur compilation tourne à la démonstration implacable. L'indemnisation chômage et la solidarité nationale (RSA, prime pour l'emploi) s'entremêlent de façon illisible. Seule la moitié des chômeurs touche une indemnité tandis que l'indemnisation des autres est plus généreuse et plus longue que dans la plupart des pays comparables. Les formations ne ciblent pas ceux qui en ont le plus besoin. Les contrats aidés, trop souvent dans le public et pas assez dans les entreprises, débouchent rarement sur un véritable emploi. Le pilotage et le financement des organismes concernés - formation, Pôle emploi, Unedic… - mélangent une multitude d'acteurs, diluant les responsabilités. Cette complexité ralentit le retour des chômeurs vers l'emploi, facteur clé du succès de la lutte contre le chômage et de l'équilibre financier des régimes. La dette cumulée par l'Unedic, justement, n'en finit plus de gonfler.

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Intermittents et cadres supérieurs dans le viseur:

lundi 21 janvier 2013

Renault : l'État gagné par le principe de réalité.

L'exécutif a pris conscience de l'extrême fragilité de certains fleurons industriels et prend des mesures ambitieuses pour enrayer la perte de compétitivité du pays.

En juillet, l'annonce de la fermeture de l'usine PSA d'Aulnay et les 8.500 suppressions de postes avaient provoqué une colère exceptionnelle de la part du gouvernement et du chef de l'État. On se souvient de François Hollande jugeant, le 14 juillet, que la fermeture de ce site était tout simplement inacceptable. Un vrai coup de semonce qui sonnait comme un marqueur du gouvernement en matière de politique industrielle et d'emploi.
Quel contraste, à peine six mois plus tard, avec ce qu'il faut bien appeler l'affaire Renault! Le constructeur, dont l'État détient 15 % du capital, a annoncé la semaine dernière son souhait de supprimer 7.500 postes en France d'ici à fin 2016 dans le cadre de son projet de plan de compétitivité emploi. Une telle initiative avait tout pour provoquer un nouvel accès de fièvre au sein du gouvernement, en particulier de la part du bouillonnant ministre du Redressement productif. Or, Arnaud Montebourg a jugé le projet de Renault acceptable, car conforme à ses exigences: «Premièrement, pas de plan social, pas de licenciement. Cette première ligne rouge est respectée. Deuxièmement, pas de fermetures d'usines, pas de fermetures de sites: la deuxième ligne rouge est respectée.»
Depuis plusieurs jours, les commentaires de tous les représentants du gouvernement s'en tiennent à cette ligne, alors même que la gauche et les syndicats, très remontés, jugent que le projet de Renault n'est pas plus défendable que celui de PSA. À l'heure des comptes, les deux industriels préparent en effet la suppression de près de 17 % de leurs effectifs en France dans les prochaines années, soit plus de 18.000 postes si l'on intègre les départs naturels dans les deux ans qui viennent chez PSA.

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Peu de place à l'ingérence:

La baisse du chômage, une «ardente obligation».

«Nous avons beaucoup semé en attendant de voir les premiers résultats» a rappelé Michel Sapin, ministre du Travail (ici, en novembre à l'Assemblée).
«Nous avons beaucoup semé en attendant de voir les premiers résultats» a rappelé Michel Sapin, ministre du Travail (ici, en novembre à l'Assemblée).

Michel Sapin, ministre du Travail, n'a pas caché sa joie ni mâché ses mots, lundi, lors de ses vœux à la presse en qualifiant de « pas immense » l'accord sur la sécurisation de l'emploi conclu le 11 janvier par les partenaires sociaux.


«À ceux qui rêvaient de casser le modèle français, à coup de big bang de la flexibilité, d'allégement du Code du travail, de remise à plat des prud'hommes ou de suppression du CDI, la réalité a glissé sous leurs pieds», a ironisé Michel Sapin, le ministre du Travail. Pour lui, ce serait même tout l'inverse et surtout pas «le grand soir de la révolution ultralibérale» que la gauche de la gauche notamment avait annoncé. Cet accord «fera date» et a même «toutes les chances d'entrer dans l'histoire de notre droit social et de nos relations sociales».

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«Les piliers même du modèle social français» :

jeudi 17 janvier 2013

Ces chômeurs qui travaillent en toute légalité.

42 % des chômeurs en activité réduite en 2011 ont travaillé plus de 110 heures dans le mois.
42 % des chômeurs en activité réduite en 2011 ont travaillé plus de 110 heures dans le mois.

 Les demandeurs d'emploi qui cumulent allocation et activité ont doublé en vingt ans.

En première analyse, le résultat peut sembler paradoxal et même contre-intuitif. Et pourtant, il est, on ne peut plus, vrai. En période de crise, le nombre de chômeurs qui travaillent augmente! Il ne s'agit pas, même si c'est également probablement le cas, d'une hausse du nombre de «travailleurs au noir», c'est-à-dire non déclarés. Mais de chômeurs tout ce qu'il y a de plus officiellement recensés par Pôle emploi qui exercent une activité… réduite.
Le ministère du Travail le démontre d'ailleurs dans l'une de ses publications rendues publiques jeudi et ironiquement intitulée «Quand les demandeurs d'emploi travaillent». Selon cette note du service d'étude de la Rue de Grenelle, sur les 4,4 millions de demandeurs d'emploi inscrits en juin 2012 à Pôle emploi dans l'une des trois catégories de référence, un tiers (précisément 1,4 million) travaillaient. Soit le double, peu ou prou, du nombre de demandeurs d'emploi en activité réduite (qui travaillent moins ou plus de 78 heures dans le mois) recensés dans les années 1990. Depuis le début de la crise, les évolutions mensuelles du nombre de chômeurs ont quasiment toujours été supérieures pour ceux en activité réduite que pour leurs voisins sans aucune activité.

mardi 15 janvier 2013

Une annonce sexiste publiée sur le site de Pôle Emploi.

Une offre de poste d'agent d'entretien a été publiée sur le site, précisant que le poste convenait «mieux à une femme». Pôle Emploi a reconnu une erreur de sa part, quand le recruteur ne voit pas où est le mal.

L'offre n'est plus en ligne. Celle-ci indiquait qu'un camping de Saint-Cast-le-Guildo, dans les Côtes-d'Armor, était à la recherche d'un agent d'entretien pour un contrat de deux mois. «Nettoyage des locaux, nettoyage des locatifs, repassage, entretien d'espace verts, etc.» À la fin de l'annonce, une précision: «Poste convenant davantage à une femme.» Une telle mention est illégale. Il est interdit par la loi de spécifier si l'on souhaite recruter un homme ou une femme, tout comme il est illicite de favoriser un candidat en fonction de son sexe.
Capture d'écran de l'annonce. Capture d'écran de l'annonce.

«Oui, nous préférons embaucher une femme»:

lundi 14 janvier 2013

Pour Michel Sapin, «l'accord sauve des emplois».

Michel Sapin, ministre du Travail, est sûr que le projet de loi sur l'emploi sera adopté.
Michel Sapin, ministre du Travail, est sûr que le projet de loi sur l'emploi sera adopté.
 
Le ministre du Travail est sûr que le projet d'accord signé entre syndicats et patronats permettra d'éviter les licenciements en période de crise. L'adoption du projet de loi reprenant son contenu est acquise, selon lui.
 
 
«Un bel et grand accord». C'est ainsi que le ministre du Travail, Michel Sapin, a qualifié samedi sur RTL le projet d'accord trouvé entre les syndicats et le patronat sur l'emploi. Dans le Journal du Dimanche , il confirme ses propos: «il faut remonter aux années 1968-1974 pour trouver des accords qui touchent de façon aussi importante aux question cruciales de l'emploi et de la vie des salariés».
D'après le ministre, cet accord aura une influence directe sur le chômage: «en période de crise comme aujourd'hui, il permet aux entreprises de faire face aux difficultés sans licencier. L'accord sauve donc des emplois». Il permet également, selon lui, de rassurer les entreprises qui hésitent à embaucher en période de croissance. «Les effets seront immédiats. Il amplifiera les créations d'emploi», s'enthousiasme-t-il. Et de citer les avantages pour les salariés : «meilleure couverture chômage», «complémentaire santé», «droits individuels à la formation». Concernant la flexibilité accordée aux entreprises, Michel Sapin assure que l'accord permet de «fixer les conditions dans une négociation plutôt que de les subir». «Cet accord n'instaure pas la loi de la jungle, c'est même l'inverse».

Adoption du texte en vue:

samedi 12 janvier 2013

Salariés, entreprises : ce qui change avec l'accord.

Flexibilité pour les uns, droits renforcés pour les autres : le projet d'accord trouvé entre patronat et syndicats met en place de nouvelles dispositions. Passage en revue des principales nouveautés.

Du côté des salariés:

Généralisation des complémentaires santés : aujourd'hui, 3,5 millions de personnes (40% des salariés) doivent payer seuls les frais d'une complémentaire santé car ils ne bénéficient pas d'une couverture via leur entreprise. L'accord prévoit qu'au plus tard, le 1er janvier 2016, l'employeur prenne en charge la moitié de ces frais. Les salariés des petites entreprises sont les principaux concernés, pour un coût estimé à 2,9 milliards d'euros. La portabilité de cette couverture pour les salariés perdant leur emploi sera portée de 9 à 12 mois. Les négociations dans les branches professionnelles, visant à ce que les salariés bénéficient d'une couverture collective,s'ouvriront avant le 1er avril.
Création de «droits rechargeables» à l'assurance chômage : cette disposition, d'un coût estimé à un milliard d'euros, permettra aux demandeurs d'emploi qui reprennent un travail avant la fin de leur période d'indemnisation de «conserver le reliquat de tout ou partie de leurs droits aux allocations-chômage non utilisés» en cas de nouvelle perte d'emploi. Jusqu'ici, à chaque période de chômage, les demandeurs d'emploi repartaient à zéro. Ce volet ne devrait pas voir le jour avant l'an prochain.
CDD courts surtaxés: dès le 1er juillet, les cotisations employeurs à l'assurance chômage seront portées de 4 à 7% pour les contrats d'une durée inférieure à un mois, à 5,5% pour ceux d'une durée comprise entre un et trois mois et à 4,5% pour les CDD dits d'usage. Ne sont pas concernés «les CDD de remplacement» et les contrats saisonniers. En échange, un CDI conclu pour l'embauche d'un jeune de moins de 26 ans sera exonéré de cotisations d'assurance chômage pendant trois mois (quatre mois pour une entreprise de moins de 50 salariés). L'intérim n'est pas concerné non plus par la surcotisation mais l'accord prévoit la mise en place d'un CDI pour les salariés de ce secteur.

vendredi 11 janvier 2013

Emploi: le patronat accepte de taxer les CDD.

L'ultime version du texte proposé par le Medef tient compte de la demande forte des syndicats de renchérir le coût d'embauche des contrats courts.
 
Comme attendu, le patronat a fini par bouger sur la délicate question de la taxation des contrats courts au 2e jour du dernier round de discussion. Dans l'ultime version du projet d'accord remis ce matin à 12h aux syndicats (et qui doit servir de trame quasi définitive à la version finale du texte), le Medef propose de relever la cotisation chômage employeur à 7% sur les contrats inférieurs à un mois et à 5,5% sur ceux compris entre 1 et 3 mois.
Ne sont concernés que les contrats conclus pour surcroît d'activité, la rédaction de l'article ajouté excluant «les contrats conclus pour l'exécution d'une tâche précise et temporaire», à savoir les contrats de remplacement (type maternité ou longue maladie), d'usage ou encore saisonniers. Soit, au final, une mesure qui ne touche que le quart des contrats courts conclus chaque année, selon Stéphane Lardy, de FO, qui félicite le patronat pour «ce grand tour de prestidigitation». Le négociateur de la centrale de l'avenue du Maine s'interroge en outre sur la constitutionnalité de l'exonération de charges pour l'embauche en CDI d'un jeune de moins de 26 ans. «On n'est pas sûr que ça passe et on va se renseigner, prévient-il. Généralement, on passe par des primes à l'embauche pour favoriser les recrutements, pas par des exonérations de cotisations.»
 
Pas de quoi donc trop brusquer nombre de petits patrons qui recourent à ces types de CDD pour ajuster leur main-d'œuvre, au coup par coup. Selon un premier chiffrage, cette disposition renchérirait de 110 millions d'euros par an le total des cotisations chômage employeurs versées.

Balance favorable au patronat:

Les syndicats jugent encore les avancées insuffisantes.

Le dernier texte patronal diffère peu du précédent, outre un premier geste du patronat sur la taxation des CDD. Sauf accident, un accord en fin de journée est plus que probable.
 
Le dernier projet d'accord, remis ce vendredi en fin de matinée par le camp patronal aux organisations syndicales, ne diffère pas fondamentalement de celui qui leur a été distribué jeudi en fin d'après-midi. Outre un premier geste en matière de taxation des contrats courts, une demande unilatérale des syndicats mais qui ne les satisfait pas encore, le texte a très peu évolué. Les articles 1&2 sur la généralisation de la complémentaire santé pour les 3,5 millions de salariés non couverts aujourd'hui par un contrat collectif n'ont pas bougé d'une virgule, alors qu'ils avaient conduit jeudi l'UPA à faire valoir sa désapprobation par rapport au projet d'accord proposé. Une décision qui devrait en toute logique conduire à une non-signature des artisans, ce qui ne semble pas gêner outre mesure le Medef prêt à se passer de leur paraphe.
Le texte prévoit toujours la création de droits rechargeables pour les chômeurs ou encore une limitation du travail à temps partiel. Il se murmure enfin dans les couloirs que le patronat garde une nouvelle carte dans sa manche pour emporter la partie: celle de proposer le lancement d'une négociation sur la création d'un CDI intérimaire, une vieille lune déjà dans les tuyaux (une directive européenne le demande) qui ne concernerait que 10% des salariés en intérim, c'est-à-dire les moins menacés par les retournements de conjoncture et la crise, donc les moins concernés par cette négociation…

jeudi 10 janvier 2013

American Express va supprimer 5400 postes.


L'entreprise américaine spécialisée dans les moyens de paiement a annoncé ce jeudi qu'elle allait supprimer plus de 8% de ses effectifs d'ici la fin 2013.


Le géant américain des cartes de crédit American Express Co a annoncé jeudi la suppression de 5.400 emplois d'ici la fin 2013 sur un total de 63.500 personnes dans le monde, soit 8,5% de ses effectifs.
Pour financer ces départs, le groupe a comptabilisé une charge de quelque 600 millions de dollars dans ses comptes du quatrième trimestre, ce qui réduira son bénéfice de moitié. AmEx s'attend à publier un bénéfice de 637 millions de dollars, soit 56 cents par action, en tenant compte de la charge.
Hors éléments exceptionnels, le résultat net ajusté est estimé à 1,2 milliard de dollars, soit 1,09 dollar par action. Le consensus des analystes établi par Thomson Reuters I/B/E/S était de 1,06 dollar. Le chiffre d'affaires a augmenté de 5% à 8,1 milliards de dollars.
Dans les échanges d'après-Bourse à Wall Street, l'action American Express progresse de 1,6% en réaction à cette annonce. Le titre avait auparavant clôturé en hausse de 0,88% à 60,79 dollars.