Les e-commerçants français s'invitent dans le débat sur la future «taxe Google».
Celle-ci, qui pourrait voir le jour dans le cadre d'une nouvelle
fiscalité numérique, vise avant tout les acteurs historiques de
l'Internet, comme Amazon et Google.
Ces derniers ont en effet une activité en France mais un siège social
hors de l'Hexagone, ce qui leur permet d'échapper à l'impôt tricolore.
Au grand dam des distributeurs traditionnels, qui crient à la
concurrence déloyale, mais aussi de leurs rivaux français.
En effet, cdiscount.com, fnac.com ou encore priceminister.fr
sont enregistrés en France et y paient donc déjà des taxes et impôts.
«Un e-commerçant est par définition en concurrence avec des entreprises
étrangères dès sa création, ce qui est très rare dans d'autres secteurs
et nécessite des investissements importants», a souligné jeudi à Bercy
Jean-Michel Noir, PDG de Redcats (La Redoute), lors de la présentation des résultats annuels de la Fevad
(Fédération e-commerce et vente à distance). «Les moyens financiers
nécessaires pour faire face à un Amazon, qui peut proposer des prix très
bas, sont colossaux», a renchéri Olivier de La Clergerie, directeur de
LDLC.com, spécialiste de la vente de produits techniques.
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