Le futur président du Conseil supérieur de l'audiovisuel fait des télévisions locales, « importantes pour la vie démocratique », l'un de ses chantiers prioritaires.
Oui à un rapprochement, mais non à une fusion entre le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA)
et l'Arcep, le régulateur des télécoms. Pour Olivier Schrameck,
auditionné hier par les parlementaires dans le cadre de sa nomination à
la tête du CSA, la recommandation est claire: mieux vaut une
«coopération» qu'une fusion, car tout «changement structurel profond»
entraîne un «coût parfois inattendu et une lourdeur souvent inévitable».
Pour autant, il estime que «la coopération» entre le CSA et l'Arcep
a «vocation à se renforcer grandement». Car «à l'heure de la télé
connectée, le téléspectateur devient un internaute. Aussi faut-il
approfondir la corégulation». Il a ajouté qu'il envisageait aussi de
renforcer les relations «déjà substantielles» avec l'Autorité de la
concurrence, ainsi que celles, «plus ténues», avec la Commission
nationale de l'informatique et des libertés (Cnil).
La position du futur président était d'autant plus attendue que cette
question de la convergence des régulations sera au cœur de la future loi
sur l'audiovisuel prévue à la fin de l'année 2013.