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mardi 19 juin 2012

Siemens France s'offre une vitrine en Asie.


En Corée, les deux seules lignes de métros légers automatiques ont tourné à l'échec, à Busan pour Hyundai Rotem et surtout à Yongin dans la périphérie de Séoul pour Bombardier <i>(notre photo)</i>.
En Corée, les deux seules lignes de métros légers automatiques ont tourné à l'échec, à Busan pour Hyundai Rotem et surtout à Yongin dans la périphérie de Séoul pour Bombardier (notre photo).
 
 
 Dans une dizaine de jours, la filiale française de Siemens va livrer un métro automatique en Corée à Uijeongbu.
 
Au revoir Lille, bonjour l'Asie. Au lendemain de sa cuisante défaite face à Alstom pour le contrat du métro automatique dans la métropole nordiste, Siemens France se donne du baume au cœur en dévoilant un VAL flambant neuf en Corée du Sud. L'héritière de Matra Transport livrera le 27 juin une ligne de métro léger automatique à Uijeongbu, une ville satellite de la capitale Séoul, avec en ligne de mire les marchés de l'Asie émergente. «Nous visons le marché coréen et chinois, en particulier les aéroports», explique Hervé de Lacotte, directeur de la communication, en s'appuyant sur la réussite du VAL de Roissy. La livraison de ce projet de 140 millions d'euros, lancé en 2006 et qui entrera en exploitation commerciale le 1er juillet, arrive à point nommé pour faire oublier l'échec lillois. L'entreprise veut faire de cette ligne de quinze stations connectée au métro de Séoul une vitrine pour convertir d'autres villes moyennes de Corée et d'Asie au VAL.
Il s'agit du premier projet de Siemens France en Asie depuis la ligne de Taipei inaugurée en 1996. Pour séduire les passagers d'Extrême-Orient, le VAL est pour la première fois climatisé, un passage obligé dans ces contrées balayées par la mousson.

Le rêve chinois:

lundi 11 juin 2012

Séoul se prépare à une sortie de la Grèce de la zone euro.


Le président sud-coréen Lee Myung-bak.
Le président sud-coréen Lee Myung-bak.
 
 
 La Corée du Sud prépare des mesures de relance en cas de scénario «catastrophe» à Athènes à l'issue des élections législatives du 17 juin, affirme le président Lee Myung Bak, à une semaine du G20.
 
 
 
Alors que l'Eurozone tergiverse face au précipice grec, la Corée du Sud se prépare au pire. La quatrième économie d'Asie envisage des mesures de relance pour faire face à un scénario catastrophe à Athènes, a déclaré le président Lee Myung-bak, lors d'une interview accordée au Figaro et à quelques médias, ce lundi. «Nous faisons tous les préparatifs nécessaires pour faire face à toute éventualité en Europe, que ce soit en Grèce ou en Espagne», a déclaré le dirigeant conservateur, ancien président de Hyundai Construction.
À la veille des décisives élections grecques du 17 juin qui pourraient pousser Athènes vers une sortie de l'euro, Séoul redoute un nouveau coup dur pour la croissance mondiale alors que ses exportations subissent de plein fouet l'anémie économique de l'UE. La machine à exporter coréenne tousse et a enregistré en janvier son premier déficit commercial depuis deux ans. Ses exportations ont reculé pour le troisième mois consécutif en mai, avec une chute de 16,4% en direction de l'Europe, son second partenaire commercial.
Sous pression, le gouvernement envisage de dégainer bientôt une rallonge budgétaire pour soutenir l'activité, avant les élections présidentielles de décembre. «Nous envisagerons cette option en juin ou juillet en fonction de la façon dont l'eurozone évolue», a prévenu Lee. L'enjeu est de taille pour une économie «accro» au commerce mondial, dont les exportations et importations combinées représentent 97% du PIB.

Sauvetage de 1997: