Eric Aubin ( à gauche) le patron de la fédération de la Construction et Monsieur Retraites de la centrale, est aujourd'hui le mieux placé en interne pour le remplacer.
Bernard Thibault s'oppose toujours à ce qu'Éric Aubin, soutenu par les grosses fédérations de l'organisation, le remplace et pousse le nom de l'une de ses proches, Agnès Naton.
Scène de guérilla à la CGT. Mardi matin, Bernard Thibault a
modifié l'ordre du jour de la commission exécutive confédérale - le
gouvernement de l'organisation - pour aborder le délicat sujet de sa
succession, programmée en 2013. Selon plusieurs sources, l'actuel
secrétaire général s'en est violemment pris à Éric Aubin,
le patron de la fédération de la Construction et monsieur Retraites de
la centrale, aujourd'hui le mieux placé en interne pour le remplacer. Il
lui a notamment reproché de s'être «déclaré disponible pour
l'organisation» - comprenez, pour le remplacer -, ce qui pourrait
«mettre en péril la CGT». La tradition veut en effet que ce soit le
secrétaire général sortant qui propose le nom de son successeur et non
les candidats potentiels qui se déclarent. Les membres du bureau,
totalement assujettis à Bernard Thibault, ont enfoncé le clou en
comparant la situation actuelle à celle de 1946 lorsque FO avait décidé
de faire scission… Ambiance.