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dimanche 20 mai 2012

Au G8, les chefs d'État fixent un objectif de croissance.

Samedi à Camp David. De gauche à droite, Mario Monti, David Cameron, Angela Merkel, Barack Obama, François Hollande et Stephen Harper. Étaient également présents Dmitri Medvedev et Yoshihiko Noda.
Samedi à Camp David. De gauche à droite, Mario Monti, David Cameron, Angela Merkel, Barack Obama, François Hollande et Stephen Harper. Étaient également présents Dmitri Medvedev et Yoshihiko Noda.


 Pour son premier sommet international, le président François Hollande a revendiqué un premier succès.

Ambiance décontractée, en apparence. Avec plus d'une heure de retard, les chefs d'État et de gouvernement du G8, réunis à Camp David pour un sommet, ont pris samedi la pose devant les photographes. En pull, en chemise ou sans cravate, suivant les styles. François Hollande a gardé sa veste. Le rituel de la photo de famille est très encadré pour la presse: pas de prise de vue d'un angle non autorisé… Les moustiques avaient, de leur côté, été éradiqués quelques minutes auparavant, à coup de bombes insecticides. «Pas d'insectes, c'est une belle journée», a observé le président Barack Obama, en arrivant sur l'estrade et en saluant les journalistes. À côté de lui, l'autre vedette du jour, François Hollande s'amuse, très à l'aise. «Il n'y a que des Français», dit-il en pointant du doigt la presse nationale. Les deux hommes accaparent l'attention, éclipsant les chefs de gouvernement des six autres pays, Allemagne, Grande-Bretagne, Italie, Canada, Japon, Russie, ainsi que le président de la Commission européenne et celui de l'Union européenne, aussi présents. Une question à Obama... «Nous avons encore du travail», élude le président américain. Avez-vous parlé de la zone euro? «What kind of question», réplique Hollande en anglais. Quelle question.
Pour les principaux dirigeants du monde, ce ne fut qu'une courte pause au milieu d'un programme chargé: après la situation en Iran, en Syrie, vendredi soir, la croissance mondiale et la crise dans la zone euro et situation de la Grèce ont été les sujets principaux de la matinée de samedi. «Je considère que des avancées importantes ont été faites sur les principaux sujets à l'ordre du jour», s'est félicité François Hollande après la photo. «C'était ma première participation à un sommet international. J'avais au nom de la France l'objectif de mettre la croissance au cœur du débat et de faire que cette dimension puisse trouver toute sa place dans toutes les réunions. (...) Dans le G8, cette volonté de croissance, même si chaque dirigeant peut y mettre ses propres mots, a été partagée», s'est-il félicité. Il résume le double message du G8: «croissance et confiance». «Il n'y a pas de croissance sans confiance, pas de confiance sans croissance», a-t-il expliqué, satisfait de lui-même. «Le mandat que j'avais reçu du peuple français a été dans un premier temps honoré.»

Ne pas donner le sentiment qu'Angela Merkel serait isolée: