En Corée, les deux seules lignes de métros légers automatiques ont tourné à l'échec, à Busan pour Hyundai Rotem et surtout à Yongin dans la périphérie de Séoul pour Bombardier (notre photo).
Dans une dizaine de jours, la filiale française de Siemens va livrer un métro automatique en Corée à Uijeongbu.
Au revoir Lille, bonjour l'Asie. Au lendemain de sa cuisante défaite
face à Alstom pour le contrat du métro automatique dans la métropole
nordiste, Siemens France se donne du baume au cœur en dévoilant un VAL flambant neuf en Corée du Sud.
L'héritière de Matra Transport livrera le 27 juin une ligne de métro
léger automatique à Uijeongbu, une ville satellite de la capitale Séoul,
avec en ligne de mire les marchés de l'Asie émergente. «Nous visons le
marché coréen et chinois, en particulier les aéroports», explique Hervé
de Lacotte, directeur de la communication, en s'appuyant sur la réussite
du VAL de Roissy. La livraison de ce projet de 140 millions d'euros,
lancé en 2006 et qui entrera en exploitation commerciale le 1er juillet,
arrive à point nommé pour faire oublier l'échec lillois. L'entreprise
veut faire de cette ligne de quinze stations connectée au métro de Séoul
une vitrine pour convertir d'autres villes moyennes de Corée et d'Asie
au VAL.
Il s'agit du premier projet de Siemens France en Asie depuis la ligne de Taipei inaugurée en 1996. Pour séduire les passagers d'Extrême-Orient, le VAL est pour la première fois climatisé, un passage obligé dans ces contrées balayées par la mousson.
Il s'agit du premier projet de Siemens France en Asie depuis la ligne de Taipei inaugurée en 1996. Pour séduire les passagers d'Extrême-Orient, le VAL est pour la première fois climatisé, un passage obligé dans ces contrées balayées par la mousson.