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vendredi 25 janvier 2013

Le Royaume-Uni sur la voie d'une troisième récession.

La politique du gouvernement de Cameron est critiquée.
La politique du gouvernement de Cameron est critiquée.

 L'économie britannique s'est contractée de 0,3% au dernier trimestre 2012. La reprise se fait attendre. La politique de rigueur du gouvernement Cameron est critiquée.


L'économie britannique flirte avec une troisième récession après celles de 2008 et de 2011-2012. Le PIB s'est contracté de 0,3% au dernier trimestre 2012. La croissance a été nulle sur l'ensemble de l'année passée. Ce retour à une évolution négative intervient après un fort rebond au troisième trimestre, tiré par l'effet des Jeux olympiques. Techniquement, deux trimestres négatifs consécutifs définissent une récession. Or, selon des économistes, le début de 2013 a déjà été affecté par les conséquences de la neige.
«La meilleure façon de décrire l'économie britannique en ce moment est: fragile mais stable. Le Royaume-Uni évolue autour d'une ligne de stagnation», analyse Rob Wood, économiste à Berenberg Bank. Le patron de la Banque d'Angleterre n'espère qu'une «reprise modeste» cette année. Le FMI a réduit sa prévision de croissance pour le Royaume-Uni à 1%. Plusieurs grandes enseignes de la distribution, dont HMV, Comet, Jessops et JJB Sports, se sont récemment placées en faillite.

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«Plan B»:


vendredi 15 juin 2012

Grande-Bretagne : nouvelle relance à 100 milliards d'euros.

George Osborne, le chancelier de l'Échiquier.
George Osborne, le chancelier de l'Échiquier.


La Banque d'Angleterre va fournir de nouvelles liquidités aux banques pour les inciter à prêter aux ménages et aux entreprises.


Le gouvernement britannique et la Banque d'Angleterre préparent un dispositif massif de soutien à l'économie destiné à encourager les banques du pays à accorder du crédit. Le chancelier de l'Échiquier, George Osborne, a annoncé jeudi soir lors d'un discours dans la City, un système de prêts à taux réduit offert aux banques indexé sur leur propension à accorder à leur tour des crédits aux ménages et aux entreprises.
Il s'agit selon lui de «soutenir les flux du crédit là où c'est nécessaire dans l'économie réelle» pour «défendre notre économie face à la crise à nos portes». Cette aide financière pourrait atteindre 80 milliards de livres (99 milliards d'euros).

Éviter une paralysie du crédit:

vendredi 4 mai 2012

Régulation bancaire : la Grande-Bretagne isolée.


La City, quartier de la finance à Londres.
La City, quartier de la finance à Londres.
 
 
 Les ministres européens des Finances sont finalement parvenus à un accord, jeudi matin, sur le niveau de capitalisation des banques. Les détails techniques restent encore à régler.
 
 
 
 
Le compte y était… presque! Vingt-six des 27 ministres des Finances sont parvenus, aux premières heures jeudi, à un compromis sur les normes de fonds propres applicables aux 8300 banques et firmes d'investissement de l'UE, avec pour ultime écueil l'opposition intransigeante du Britannique George Osborne.
L'objectif était de s'entendre sur une loi européenne qui viendra transcrire les règles prudentielles dites «Bâle 3». Bref d'accorder les politiques, après avoir fait plancher les régulateurs. Un texte à négocier entre les capitales et les eurodéputés constituera la dernière étape, en principe d'ici à fin juin.
Concrètement, les banques devront mettre en réserve davantage de fonds propres, afin de limiter le risque d'effondrement comme ce fut le cas avec l'américaine Lehman Brothers, prélude de la crise à l'automne 2008. Le plancher est longtemps resté à 2 %. Dans la pratique, de grandes banques européennes visent déjà un ratio minimum de 9 %. Reste à relever légalement le curseur et à décider qui, des capitales ou des institutions européennes, pourrait le hausser davantage. Le compromis fixe le nouveau plancher européen à 7 %, auquel chaque capitale pourra ajouter deux «coussins de sécurité» supplémentaires: le premier de 3 % sur l'ensemble des risques pris par la banque, le second de 2 % sur le marché national concerné. Au-delà de ce cumul de 12 % des fonds propres, la Commission aurait à donner son feu vert.
La négociation a mis les Européens à fronts renversés. Ce sont les Britanniques, appuyés du bout des lèvres par le tandem BCE-FMI et longtemps suivis par les Suédois, les Polonais et les Tchèques, qui réclament le maximum de sécurité. À l'inverse, les Français, les Allemands, les Italiens et la Commission visent plus bas, entre autres pour ne pas stériliser la nouvelle priorité politique, le financement de la croissance et de l'emploi.

La Commission visée: