Les magistrats de la Cour des comptes ont rendu lundi un rapport qui épingle le manque d'efficacité de l'accompagnement au retour à l'emploi proposé aux bénéficiares du revenu de solidarité active (RSA) et du revenu minimum d'insertion (RMI). C'est un nouveau coup porté à ces dispositifs sociaux après la polémique lancée par Laurent Wauquiez au début de l'été sur les dérives de l'assistanat, suivie d'une proposition du ministre des Affaires européennes visant à instaurer un contrat d'utilité sociale en contrepartie du Revenu de solidarité active (RSA).
Les magistrats de la Cour des comptes estiment que «la décentralisation de la gestion du revenu minimum d'insertion et le passage au revenu de solidarité active n'ont pas permis de progrès majeur dans l'accompagnement vers l'emploi», alors que la finalité de ces dispositif est précisément la sortie de l'assistanat. La Cour note que, bien qu'obligatoire en théorie, la signature d'un contrat d'insertion avec les bénéficiaires des minima sociaux, garantissant leur bon suivi, n'est pas systématique. Les magistrats relèvent aussi que la qualité de l'accompagnement reste insuffisante, du fait notamment de la surcharge de travail pour les interlocuteurs mis à la disposition des allocataires.