Le groupe sidérurgique va supprimer 1300 emplois de plus en Belgique.
La douche est glacée pour les ouvriers de la partie «froide» des sites d’ArcelorMittal à Liège. Le premier fabricant mondial d’acier a informé jeudi matin le conseil d’entreprise local de son intention d’arrêter définitivement la cokerie et six lignes de «finishing» (laminoirs, galvanisations et électrozingages). En octobre 2011, il avait déjà annoncé la fermeture définitive des hauts-fourneaux liégeois, qui constituaient la phase «à chaud» du site. Les annonces faites hier se traduiront par la suppression de 1300 emplois, sur les 3000 que comptait le site début 2011. Au final, il resterait 800 salariés à Liège.
Pour justifier cette décision, ArcelorMittal souligne «les perspectives économiques dégradées» et «la perte opérationnelle de 200 millions d’euros sur neuf mois sur le site de Liège». Elle semble cependant aussi être une conséquence des investissements massifs que le groupe va consentir à Florange, même si le groupe affirme qu’il n’y a pas de lien de cause à effet. L’accord passé cet automne avec le gouvernement français stipule qu’ArcelorMittal va dépenser 180 millions d’euros dans la phase «à froid» en Lorraine.
Mercredi, un comité central d’entreprise s’est tenu à Paris afin de présenter le projet industriel pour la zone regroupant les sites du Nord de la France. «La direction nous a donné des explications d’une précision sans précédent sur tous les investissements qui seront réalisés sur le site dans les prochaines années, relate François Pagano, représentant de la CFE-CGC. Au final, les sommes dépensées vont même dépasser les 180 millions d’euros».
Le géant de l’acier va, notamment, rénover totalement la cokerie du site lorrain. À l’inverse, la cokerie de Liège va être fermée définitivement.
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