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mercredi 6 février 2013

ArcelorMittal affiche la première perte de son histoire.

Le groupe espère avoir atteint le point bas en 2012.

Pour la première fois depuis sa création, en 2006, ArcelorMittal a terminé un exercice en perte. L’an dernier, le géant de l’acier a en effet perdu 3,73 milliards de dollars, pour 84,2 milliards de dollars de chiffre d’affaires (- 10 %). Sur les six années précédentes, il avait cumulé près de 33 milliards de dollars de profits!
Ce revers de fortune n’a toutefois pas constitué une surprise. Fin décembre, le groupe avait annoncé une dépréciation d’un montant de 4,3 milliards de dollars sur ses actifs européens. Les performances économiques de la branche «acier plat carbone Europe» prouvent la difficulté du marché de l’acier dans le Vieux Continent. Le chiffre d’affaires y a reculé de 12,5 %, à 27,2 milliards de dollars, pour un excédent brut d’exploitation en chute d’un tiers, à 1 milliard de dollars.
En Europe, le groupe poursuit l’adaptation de son outil industriel pour faire face aux perspectives moroses qu’il y anticipe. Au dernier trimestre 2012, la fermeture à long terme des hauts fourneaux de Florange a été annoncée et celle définitive de ceux de Liège confirmée. Plus de la moitié de la phase «à froid» de Liège devrait également disparaître. «L’essentiel des efforts d’optimisation des actifs a été annoncé», a indiqué Lakshmi Mittal, PDG du groupe. «Ces décisions sont difficiles à prendre mais nécessaires», a-t-il encore précisé. Les salariés de Liège continuent de s’opposer à ses fermetures. Parfois violemment, comme l’ont montré les heurts avec les forces de l’ordre mercredi aux abords du Parlement européen à Strasbourg. Quelques centaines de salariés, provenant en majorité de Liège mais comprenant également des ouvriers de Florange, en France, et de Schifflange, au Luxembourg, avaient organisé une marche pour protester contre la stratégie du groupe. Le 12 février, les ministres de l’Économie wallon et luxembourgeois accompagné d’Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif français, devraient rencontrer le commissaire européen à l’Industrie, Antonio Tajani, pour évoquer le dossier.

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Dividende en baisse:

jeudi 24 janvier 2013

ArcelorMittal préfère Florange à Liège.

Le groupe sidérurgique va supprimer 1300 emplois de plus en Belgique.


La douche est glacée pour les ouvriers de la partie «froide» des sites d’ArcelorMittal à Liège. Le premier fabricant mondial d’acier a informé jeudi matin le conseil d’entreprise local de son intention d’arrêter définitivement la cokerie et six lignes de «finishing» (laminoirs, galvanisations et électrozingages). En octobre 2011, il avait déjà annoncé la fermeture définitive des hauts-fourneaux liégeois, qui constituaient la phase «à chaud» du site. Les annonces faites hier se traduiront par la suppression de 1300 emplois, sur les 3000 que comptait le site début 2011. Au final, il resterait 800 salariés à Liège.
Pour justifier cette décision, ArcelorMittal souligne «les perspectives économiques dégradées» et «la perte opérationnelle de 200 millions d’euros sur neuf mois sur le site de Liège». Elle semble cependant aussi être une conséquence des investissements massifs que le groupe va consentir à Florange, même si le groupe affirme qu’il n’y a pas de lien de cause à effet. L’accord passé cet automne avec le gouvernement français stipule qu’ArcelorMittal va dépenser 180 millions d’euros dans la phase «à froid» en Lorraine.
Mercredi, un comité central d’entreprise s’est tenu à Paris afin de présenter le projet industriel pour la zone regroupant les sites du Nord de la France. «La direction nous a donné des explications d’une précision sans précédent sur tous les investissements qui seront réalisés sur le site dans les prochaines années, relate François Pagano, représentant de la CFE-CGC. Au final, les sommes dépensées vont même dépasser les 180 millions d’euros».
Le géant de l’acier va, notamment, rénover totalement la cokerie du site lorrain. À l’inverse, la cokerie de Liège va être fermée définitivement.

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«Incompréhension belge»:

mercredi 9 janvier 2013

Mittal remet en service un haut-fourneau à Dunkerque.


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Site d’ArcelorMittal à Dunkerque.

Selon le géant de l’acier, cette réouverture répond à une petite reprise de la demande. Pour les syndicats, elle découle surtout de la fermeture d’autres sites. Une semaine d’actions contre la fermeture du haut-fourneau de Florange a d’ailleu.

Le malheur de Florange fait-il le bonheur de Dunkerque? ArcelorMittal annonce la réouverture d’un haut-fourneau à Dunkerque, à l’arrêt depuis août dernier. Le haut-fourneau numéro 2 était «en arrêt programmé de maintenance depuis août 2012 et devait redémarrer lorsque les conditions de marché le permettraient», explique le sidérurgiste. L’arrêt prévu de 90 jours pour des questions de maintenance du haut-fourneau de Dunkerque avait été prolongé en raison de la chute des commandes d’acier liées à la mauvaise santé de ses deux principaux débouchés, l’automobile et la construction. L’objectif du sidérurgiste est également de réduire sa production pour enrayer la chute des prix.
Le directeur général d’ArcelorMittal Atlantique et Lorraine, Henri-Pierre Orsoni, justifie ainsi la reprise de ce four à combustion interne de Dunkerque par une «légère reprise technique en Europe du fait d’un phénomène de restockage de l’acier chez les clients,lié à la faiblesse des stocks, et pour répondre aux besoins de nos clients». Le site de Dunkerque, qui emploie plus de 3.300 salariés avec trois hauts-fourneaux en fonctionnement, a une capacité de production «de 7 millions de tonnes», rappelle ArcelorMittal.

Lien avec la fermeture de Liège et Florange: