Maurice Lévy, le président du directoire de Publicis.
Au premier semestre, Publicis a dégagé un revenu de 2,7 milliards d'euros pour une croissance organique de 7,1%, supérieure aux attentes des analystes dont les estimations allaient de 6,2% à 6,5%. Sur le seul deuxième trimestre, ses revenus ont bondi de 7,6% après une progression de 6,5% sur les trois premiers mois de l'année, tirés vers le haut par la nette accélération des investissements en Europe (+11,5%) en dépit du regain d'inquiétudes liées aux problèmes de dettes souveraines.
C'est dans le détail de ces résultats que se trouve l'explication de la sanction du titre en Bourse. «La croissance organique est meilleure que prévu mais la marge est inférieure au consensus», souligne un intervenant de marché. Le groupe a en effet vu son taux de marge opérationnelle reculer d'un point à 13,5% au premier semestre, alors que la plupart des analystes tablaient sur une légère amélioration. «On a effectué des recrutements, des investissements», s'est justifié le président du directoire, Maurice Lévy.