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jeudi 31 janvier 2013

L'automobile et la distribution ont sauvé l'année publicitaire.

Les investissements des annonceurs dans les médias sont restés stables l'an dernier, à 27,9 milliards d'euros bruts, en hausse de 0,9 %, selon l'institut Kantar Media.

Ironie du sort, c'est la bagarre de communication entre les constructeurs automobiles, pourtant bien mal en point, qui a permis de sauver l'année publicitaire en France. Le poids du secteur, le deuxième en valeur après la distribution, et la hausse des investissements des deux premiers annonceurs, ­Renault et Peugeot, ont en effet permis de terminer 2012 à l'équilibre. Tous secteurs confondus, les investissements plurimédias des marques se sont élevés à 27,9 milliards d'euros bruts, en hausse de 0,9 %, selon les chiffres publiés mercredi par Kantar Media.
En hausse de 5 %, à 2,9 milliards d'euros, les dépenses des constructeurs ont aussi bien progressé pour les lancements de nouveaux modèles, qui représentent les deux tiers de leur effort, que pour les opérations spéciales (portes ouvertes…). Premiers investisseurs dans la publicité, les distributeurs, notamment les enseignes spécialisées dans le bricolage, le jardinage ou le sport, ont également accru leurs budgets, en hausse moyenne de 2,6 %, à 4 milliards d'euros.
Dans ce contexte, la télévision est le média qui a le mieux tiré son épingle du jeu, avec des investissements en progression de 4,5 %, à 9,8 milliards d'euros, ce qui représente une part de marché de 35,5 %. Une performance due essentiellement au dynamisme des chaînes de la TNT, sur lesquelles les investissements (autour de 2,7 milliards) pèsent désormais quasiment un tiers du média en valeur. Également en croissance (+3,7 %), la radio a aussi bien évolué, portée par les besoins de création de trafic des distributeurs et des concessionnaires automobiles.

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Ralentissement d'Internet:

lundi 21 janvier 2013

Le publicitaire Gabriel Gaultier crée l'agence Jésus.

Gabriel Gaultier. Crédit: Léa Crespi
Gabriel Gaultier. 
Un mois après son départ de la présidence de Leg (Havas), Gabriel Gaultier lance Jésus, une agence dédiée à la communication alimentaire.
 Il n'a pas tardé à rebondir. Un mois tout juste après avoir quitté la présidence de l'agence Leg, en raison d'un désaccord avec son actionnaire Havas, Gabriel Gaultier a les pupilles qui pétillent et les papilles en alerte. À 55 ans, le publicitaire prend la tangente, quitte l'univers des groupes auxquels il a toujours appartenu (BETC, Young & Rubicam et Havas) pour lancer une nouvelle agence indépendante: Jésus.
Un nom de baptême provocateur qui cache en fait une acception très prosaïque («gros saucisson sec») et un positionnement atypique: l'alimentaire. «Il n'y a plus de bonne pub de bouffe, estime Gabriel Gaultier. La communication corporate a tout envahi, alors que l'alimentaire véhicule des dimensions culturelles, historiques et de partage exceptionnelles.» Et de citer notamment les campagnes Herta des années 1980 («Ne passons pas à côté des choses simples») de Jean & Montmarin ou les dernières annonces de la chaîne bio Naturalia («Ne soyons pas bio à moitié») conçues par Leg.

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Des partenaires au capital:

mardi 15 janvier 2013

La pub en ligne souffre en France, le mobile déçoit.

Les investissements ont progressé de 5% en 2012, deux fois moins vite que l'année précédente. La tendance devrait être similaire en 2013, malgré les promesses du mobile.
 
Comme c'était redouté, le marché de la publicité en ligne a nettement ralenti en France en 2012. Longtemps associés à des croissances à deux chiffres, les investissements sur Internet n'ont gagné que 5%, pour atteindre 2,7 milliards d'euros nets, selon l'observatoire du Syndicat des régies Internet (SRI) réalisé par Capgemini Consulting. Moins que la croissance de 8% qui était attendue au début de l'année dernière.
«L'année a été extrêmement morose», a confirmé Eric Aderdor, président du SRI, lors d'une conférence de presse organisée mardi. Les investissements publicitaires, freinés durant la campagne présidentielle, n'ont pas redécollé par la suite. Les annonceurs les plus importants, notamment dans l'automobile et les télécoms, ont connu une année difficile et limité leurs budgets. Au bout du compte, si le Web fait toujours mieux que la moyenne des autres médias (-1,9% au premier semestre), la France décroche avec la croissance qu'ont réussi à maintenir les États-Unis (+17%), le Royaume-Uni (+14%) et l'Allemagne (+15%).

Bonnes performances de la vidéo et des réseaux sociaux:

lundi 14 janvier 2013

La BBC inaugure son nouveau quartier général.

Plus de 1,1 milliard d'euros ont été investis pour moderniser le nouveau QG de la chaîne internationale.
Plus de 1,1 milliard d'euros ont été investis pour moderniser le nouveau QG de la chaîne internationale.
 
Ce lundi, BBC World News teste pour la première fois ses nouveaux studios au sein du bâtiment qui va réunir toutes les équipes «news» du groupe public britannique.
 
 
Plus que quelques heures avant le grand «live». Ce lundi, à 13 heures, heure française, George Alagiah présentera «GMT», l'une des émissions phares de BBC World News, en direct des tout nouveaux studios de Broadcasting House. C'est la chaîne internationale, la plus regardée du groupe avec plus de 72 millions de téléspectateurs par semaine, qui sera la première à étrenner les studios de Portland Place.
Il s'agit en réalité d'un grand retour de la BBC à Broadcasting House. Le groupe rejoint le bâtiment Art déco qui avait été construit spécialement pour l'accueillir en 1932, soit dix ans après sa naissance. Mais les bureaux n'ont plus grand-chose à voir avec ceux qui ont été bombardés pendant la Seconde Guerre mondiale. 900 millions de livres sterling (plus de 1,1 milliard d'euros) ont été investis pour moderniser le nouveau QG, et une aile de verre a été accolée à l'immeuble cylindrique surnommé à l'époque le «haut-de-forme».
Les studios sont désormais à la pointe de la technologie, avec des écrans plasma de tous les côtés et une demi-douzaine de caméras disposées sur des chariots de travelling motorisé. Richard Porter, le responsable éditorial de BBC Global News, s'enthousiasme devant son nouveau bijou technologique, un studio virtuel tout vert: «On peut projeter tout ce qu'on veut, des images en 3D ou bien tout simplement le fond du studio principal s'il est en panne. C'est la même technologie que le Seigneur des anneaux, paraît-il!»

samedi 5 mai 2012

Ces marques qui font parler d'elles avec la présidentielle.


Le coffret de chocolats pour le second tour de la présidentielle commercialisé par la marque Paris Chocolat . DR
Le coffret de chocolats pour le second tour de la présidentielle commercialisé par la marque Paris Chocolat . 
 
 
 Chocolats, figurines, vêtements et même sous-vêtements... les produits dérivés autour de la présidentielle ont permis à certaines marques de se faire connaître avec créativité.
 
 
Des candidats aux fortes personnalités, des joutes verbales, une dose de suspens,... l'élection présidentielle, temps fort de la vie politique française, fournit une occasion en or pour les marques de se distinguer par leur créativité. Pour certaines d'entre elles, c'est même l'opportunité de se faire connaître. Parmi elles, la marque Paris Chocolat, créée l'année dernière, a fait parler d'elle avec ses coffrets de chocolats à l'effigie des candidats à l'élection. La société Popilz, qui veut se lancer dans la vente de figurines humouristiques inspirées de célébrités, propose, de son côté, depuis le 23 avril ses premiers personnages à l'effigie de Nicolas Sarkozy et de François Hollande. MarionDem, jeune créatrice qui a lancé en décembre dernier la marque de lingerie Panty Me, a lancé des culottes imprimées aux couleurs des candidats. Plus connue et plus ancienne, la marque réunionnaise Pardon! a commercialisé une chemise réversible si on hésite à soutenir le candidat UMP ou PS.
Dans ces opérations, la rentabilité n'est pas souvent au rendez-vous. «On sait bien que ce n'est pas une chemise à porter tous les jours. Nous voulons surtout faire connaître la marque», explique Peter Martes, fondateur de la marque Pardon! qui mise sur des produits humouristiques en lien avec l'actualité . Quitte à risquer une amende pour atteinte au droit à l'image, comme en 2008. Chez Popilz également, «le but n'est pas d'engranger des bénéfices mais de se faire connaître et de tester le marché», affirme Bastien Rochard, gérant de la société. «L'élection présidentielle est le meilleur moment pour créer de la notoriété autour d'une marque. Les médias et citoyens ne parlent que de ça pendant un mois. C'est l'occasion d'en parler avec humour.»

vendredi 4 mai 2012

M6 dopé par ses programmes phares.


L'émission «Top Chef»,l'un des programmes plebiscités de la chaîne.
L'émission «Top Chef»,l'un des programmes plebiscités de la chaîne.
 
 
 Le groupe audiovisuel présidé par Nicolas de Tavernost affiche un chiffre d'affaires publicitaire record au premier trimestre à 202,5 millions d'euros.
 
 
  M6 surfe sur ses bonnes audiences et affiche une bonne santé financière. Le groupe présidé par Nicolas de Tavernost a annoncé, jeudi, un chiffre d'affaires consolidé en hausse de 3,6 % au premier trimestre 2012, à 355,1 millions d'euros. Il est vrai que cette croissance doit beaucoup aux activités non publicitaires du groupe, qui progressent de 3,2 %. À commencer par l'activité droits audiovisuels qui a bénéficié du succès de Twilight 4 en vidéo. Mais malgré la morosité du marché, le chiffre d'affaires publicitaire du groupe a crû de près de 4 %.
Même la chaîne M6, le vaisseau amiral, peut se flatter d'une hausse de ses recettes pub sur le premier trimestre de 1,5 %, à 164,5 millions d'euros. Une croissance qui s'appuie sur les bons scores d'audience d'une grille structurée autour d'un access prime time solide grâce au JT le «19 h 45» et à Scènes de ménages , mais aussi à quelques programmes phares, qu'il s'agisse de «Top Chef», de magazines comme «Capital» et, enfin, de séries américaines qui composent toujours le fond de sauce de la chaîne. Avec une part d'audience moyenne de 11,6 %, M6 est donc peu à peu devenue la troisième chaîne du paysage audiovisuel.
De quoi lui permettre une politique publicitaire agressive fondée sur un maintien, voire une augmentation, de ses tarifs, là où la plupart des opérateurs historiques misent sur la souplesse des conditions commerciales. La preuve: selon l'institut Kantar Media, le volume publicitaire de la chaîne M6 a baissé de 14,2 % sur la période, alors que ses recettes brutes (hors négociations et dégressifs) ont progressé.

Hausse de tarifs:

samedi 21 avril 2012

L'affichage en ville profite d'un sursis inopiné de 6 ans.

Les maires de France voulant restreindre l'affichage publicitaire devront attendre.
Les maires de France voulant restreindre l'affichage publicitaire devront attendre.


 Parce qu'un élu alsacien a voulu sauver maladroitement une enseigne géante de supermarché, les maires voulant refréner l'affichage publicitaire devront patienter six ans avant d'agir.


C'est l'histoire d'un député maire alsacien, Éric Straumann, qui, voulant sauver une enseigne de supermarché monumentale et illégale, bloque tous les maires de France qui veulent limiter l'affichage publicitaire dans leur commune. Sommé par le préfet de faire démonter le sigle Cora qui trône à 17 mètres au-dessus de la campagne de Houssen (1600 habitants), l'élu UMP a décidé d'amender la deuxième loi sur le Grenelle de l'environnement portant sur l'affichage publicitaire dit «extérieur». Comprendre: les grands panneaux et enseignes défigurant nombre d'entrées de villes.
«J'ai une grande surface, avec une grande enseigne qui ne dérange personne,

L'enseigne Cora d'Hussen.
L'enseigne Cora d'Hussen.
 

mercredi 4 avril 2012

Le commerce juteux des articles flatteurs en Chine.

Mis à jour | publié Réagir
Un homme passe à côté d'un kiosque de presse à Pékin.
Un homme passe à côté d'un kiosque de presse à Pékin.
 
 Les entreprises locales et étrangères ont couramment recours à cette pratique, révèle une enquête du New York Times. Des tarifs sont même fixés pour chaque média.
 
S'attirer les faveurs des journalistes est un commerce florissant en Chine. Selon une enquête du New York Times , l'achat d'articles de complaisance par des entreprises locales et étrangères est monnaie courante dans l'Empire du Milieu, où des agences de relations publiques et de publicité servent d'intermédiaires pour décrocher des couvertures médiatiques au meilleur tarif. Le portrait d'un grand patron dans la version chinoise du magazine Esquire se négocierait ainsi aux environs de 20.000 dollars (15.000 euros). Une apparition dans une émission de la chaîne d'État China Central Television coûterait 4000 dollars la minute. Enfin, un article flatteur dans le Workers Daily, le journal officiel du Parti communiste chinois, vaudrait 1 dollar le caractère. «Dans certains secteurs, comme le luxe, le placement de 'soft news' (ou sujets payés, ndlr) est une pratique très courante, donc il nous est arrivé aussi d'y recourir pour nos clients», reconnaît-on au siège du géant publicitaire américain Ogilvy & Mather à Pékin.

jeudi 21 juillet 2011

Publicis sanctionné malgré des résultats meilleurs que prévu.


Maurice Lévy, le président du directoire de Publicis.
Maurice Lévy, le président du directoire de Publicis.
 
Même si le groupe a enregistré une hausse de ses ventes supérieures aux attentes sur le premier semestre, les investisseurs n'apprécient pas de voir baisser la marge opérationnelle. Le titre est sanctionné en Bourse.
 
Journée difficile pour Publicis. Ce jeudi, à la Bourse de Paris, l'action du groupe publicitaire perd 3,05% à 36,69 euros vers 10 heures, sur un marché en baisse de 0,53%. Et les mauvaises recommandations s'accumulent: Liberum capital passe ainsi à conserver contre acheter. Une sanction qui fait suite à l'annonce de résultats semestriels pourtant meilleurs que prévu.
Au premier semestre, Publicis a dégagé un revenu de 2,7 milliards d'euros pour une croissance organique de 7,1%, supérieure aux attentes des analystes dont les estimations allaient de 6,2% à 6,5%. Sur le seul deuxième trimestre, ses revenus ont bondi de 7,6% après une progression de 6,5% sur les trois premiers mois de l'année, tirés vers le haut par la nette accélération des investissements en Europe (+11,5%) en dépit du regain d'inquiétudes liées aux problèmes de dettes souveraines.
C'est dans le détail de ces résultats que se trouve l'explication de la sanction du titre en Bourse. «La croissance organique est meilleure que prévu mais la marge est inférieure au consensus», souligne un intervenant de marché. Le groupe a en effet vu son taux de marge opérationnelle reculer d'un point à 13,5% au premier semestre, alors que la plupart des analystes tablaient sur une légère amélioration. «On a effectué des recrutements, des investissements», s'est justifié le président du directoire, Maurice Lévy.

Incertitudes pour le deuxième semestre: