Pour son deuxième match de poule dans l'Euro 2012 de football, la France rencontre l'Ukraine, coorganisatrice de la compétition avec la Pologne. «C'est une équipe à notre portée, analyse Martin Couturié, rédacteur en chef du service des sports du Figaro. Le vrai danger de cette équipe, c'est Andreï Chevtchenko, qui a quand même 35 ans. Le reste de l'équipe est très jeune et joue essentiellement en contre. Le match s'annonce difficile pour eux, car ils auront beaucoup de pression. Côté français, les Bleus doivent gagner. C'est impératif dans ce genre de compétition de gagner le deuxième match.» Côté ukrainien, la ferveur du public devrait en tout cas être au rendez-vous.
En 2007, lors de l'attribution de la compétition à ces deux États, Michel Platini, à l'époque tout nouveau président de l'UEFA, s'était déclaré triste de ce choix. «Ce qu'il a voulu dire, c'est qu'il était triste que l'on fasse l'organisation dans deux pays, car on sait que, traditionnellement, la coorganisation pose beaucoup de problèmes en termes d'infrastructures, de respect des délais, de budget», tempère Michel Desbordes, spécialiste du marketing du sport et créateur de la société de conseil MX Sports, qui travaille notamment pour l'UEFA.