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mercredi 20 juin 2012

Les Bleus offrent à M6 une audience historique.


L'équipe de France a finit ses matchs de poule sur un très décevant 2-0 face à la Suède.
L'équipe de France a finit ses matchs de poule sur un très décevant 2-0 face à la Suède.
 
 
 À défaut d'avoir brillé sur le terrain, l'équipe de France a permis à la petite chaîne qui monte de s'offrir, avec 12,2 millions de fans du ballon rond, son deuxième meilleur score d'audience depuis sa création en 1986.
 
 
Au lendemain d'une rencontre qui ne restera pas dans les annales, un Français doit malgré tout garder le sourire: Nicolas de Tavernost. Hier soir, M6, la chaîne qu'il dirige depuis 22 ans, a en effet enregistré avec le match France-Suède, la deuxième meilleure audience de toute son histoire.
Signe que l'attente autour des Bleus n'a pas totalement disparu après l'épisode catastrophique du Mondial 2010 en Afrique du Sud, la rencontre hier du championnat européen des Nations (Euro 2012) a réuni 12,2 millions de téléspectateurs devant leurs téléviseurs. Soit 44,5 % de part d'audience pour la petite chaîne qui monte. Rappelons qu'en temps normal, son audience tourne plutôt autour de 10,5 %. Un exploit dont s'est félicité la chaîne ce matin dans un communiqué, rappelant qu'à la fin du match, «13,4 millions de téléspectateurs avaient assisté à la qualification des Bleus pour les quarts de finale», grâce à la défaite des Ukrainiens face aux Anglais.

Parcours des Bleus déterminant pour les recettes publicitaires:

vendredi 15 juin 2012

Sur le front des audiences, l'Euro tient ses promesses.


Alou Diarra, milieu de terrain de l'Equipe de France, durant le match contre l'Angleterre.
Alou Diarra, milieu de terrain de l'Equipe de France, durant le match contre l'Angleterre.
 
 
Les premiers chiffres présagent de records d'audiences. En France, malgré une image écornée, les Bleus suscitent encore de l'attente. Pour les diffuseurs français (TF1, M6, Al-Jezira), la rentabilité n'est toutefois pas encore évidente.
 
 
N'en déplaise aux détracteurs du football, le ballon rond attire toujours autant les téléspectateurs. C'est en tout cas le constat fait une semaine après le coup d'envoi de l'Euro 2012 de football, qui se tient actuellement et jusqu'au 1er juillet en Ukraine et en Pologne. Depuis le 8 juin, date de la cérémonie d'ouverture et du match d'inauguration Pologne-Grèce, les matchs diffusés en clair sur TF1 ont réuni en moyenne 30,6 % de part d'audience soit 7,08 millions de téléspectateurs. Un chiffre à prendre toutefois avec des pincettes, le match France-Angleterre du 11 juin, avec ses 50,2 % de part d'audience, faisant gonfler la moyenne. C'est jusqu'à présent la meilleure affiche de la compétition.
Sur M6, la part d'audience des trois matchs diffusés depuis le 8 juin ne dépasse pas la barre des 20 %. Mais la compétition n'en reste pas moins une excellente affaire pour la chaîne, dont la part de marché mensuelle tourne autour des 10,4 %. Avec 19,2 % de part d'audience, les trois matchs diffusés depuis une semaine ont séduit en moyenne près de 4 millions de fans du ballon rond. Toutefois c'est bien M6 qui remporte le titre de l'affiche la moins attractive: Pologne-Grèce (2,8 millions de téléspectateurs le 8 juin).
«Cette compétition, dont les deux dernières éditions on été remportées par des pays d'Europe du Sud, est un formidable booster d'audience pour les chaînes» détaille Jacques Braun, le vice-président d'Eurodata TV Worldwide (filiale de Médiamétrie) qui mesure les audiences au niveau mondial. Selon lui, les moments de détente et le spectacle offert durant la compétition ainsi que le suspens «total» autour du potentiel vainqueur favorisent l'attractivité de l'événement.

Les Allemands et les Espagnols les plus accros:

Euro 2012 : « Faire passer des messages par le sport ».

À l'occasion de France-Ukraine, Michel Desbordes, auteur de Néomarketing du sport, et Martin Couturié du Figaro évoquent les enjeux financiers de l'organisation d'une grande compétition sportive. (Émission enregistrée jeudi)



Pour son deuxième match de poule dans l'Euro 2012 de football, la France rencontre l'Ukraine, coorganisatrice de la compétition avec la Pologne. «C'est une équipe à notre portée, analyse Martin Couturié, rédacteur en chef du service des sports du Figaro. Le vrai danger de cette équipe, c'est Andreï Chevtchenko, qui a quand même 35 ans. Le reste de l'équipe est très jeune et joue essentiellement en contre. Le match s'annonce difficile pour eux, car ils auront beaucoup de pression. Côté français, les Bleus doivent gagner. C'est impératif dans ce genre de compétition de gagner le deuxième match.» Côté ukrainien, la ferveur du public devrait en tout cas être au rendez-vous.
En 2007, lors de l'attribution de la compétition à ces deux États, Michel Platini, à l'époque tout nouveau président de l'UEFA, s'était déclaré triste de ce choix. «Ce qu'il a voulu dire, c'est qu'il était triste que l'on fasse l'organisation dans deux pays, car on sait que, traditionnellement, la coorganisation pose beaucoup de problèmes en termes d'infrastructures, de respect des délais, de budget», tempère Michel Desbordes, spécialiste du marketing du sport et créateur de la société de conseil MX Sports, qui travaille notamment pour l'UEFA.

Amortissement des investissements sur 30 ans:

Le sponsor de l'Angleterre prive ses salariés de l'Euro.


Les employés des usines Vauxhall de Luton et Ellesmere Port ne pourront pas regarder les matchs de l'Angeleterre sur leur lieu de travail.
Les employés des usines Vauxhall de Luton et Ellesmere Port ne pourront pas regarder les matchs de l'Angeleterre sur leur lieu de travail.
 
 
 Les employés des sites britanniques industriels de Vauxhall (version anglaise d'Opel, filiale de General Motors), ne pourront pas regarder le match à l'usine. Pourtant Vauxhall est sponsor de l'équipe nationale.
 
Des millions d'Anglais seront vendredi soir devant leurs téléviseurs pour encourager leur équipe nationale contre la Suède dans le cadre de l'Euro de football. Il en manquera cependant quelques centaines: les employés des usines Vauxhall de Luton et Ellesmere Port n'ont pas obtenu, vendred matin, le droit de regarder le match à la télé.
Les employés des équipes de permanence (comme ceux d'autres entreprises organisées en «3x8») avaient demandé le droit d'installer des téléviseurs pour ne rien manquer de cette rencontre. Ils ont essuyé un inattendu et cinglant refus de la direction qui a invoqué des «raisons de santé et de sécurité» pour justifier sa position.

Vauxhall n'a pas l'intention de revenir sur sa décision: