Les investissements ont progressé de 5% en 2012, deux fois moins vite que l'année précédente. La tendance devrait être similaire en 2013, malgré les promesses du mobile.
Comme c'était redouté, le marché de la publicité en ligne a
nettement ralenti en France en 2012. Longtemps associés à des
croissances à deux chiffres, les investissements sur Internet n'ont
gagné que 5%, pour atteindre 2,7 milliards d'euros nets, selon
l'observatoire du Syndicat des régies Internet (SRI) réalisé par
Capgemini Consulting. Moins que la croissance de 8% qui était attendue au début de l'année dernière.
«L'année
a été extrêmement morose», a confirmé Eric Aderdor, président du SRI,
lors d'une conférence de presse organisée mardi. Les investissements
publicitaires, freinés durant la campagne présidentielle, n'ont pas
redécollé par la suite. Les annonceurs les plus importants, notamment
dans l'automobile et les télécoms, ont connu une année difficile et
limité leurs budgets. Au bout du compte, si le Web fait toujours mieux
que la moyenne des autres médias (-1,9% au premier semestre), la France
décroche avec la croissance qu'ont réussi à maintenir les États-Unis
(+17%), le Royaume-Uni (+14%) et l'Allemagne (+15%).