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mardi 15 janvier 2013

L'auto, symbole du renouveau industriel de l'Amérique.

Mark Reuss, le président de General Motors pour l'Amérique du Nord, lors de la présentation de la Corvette au salon de Detroit.
Mark Reuss, le président de General Motors pour l'Amérique du Nord, lors de la présentation de la Corvette au salon de Detroit.

Restructurés, les «Big Three» voient l'avenir avec confiance. Pour certains observateurs, c'est toute la compétitivité du pays qui s'améliore.

 
Impossible de manquer ce bolide rouge vif, fixé à l'horizontal sur le mur du stand Chevrolet. À voir le public s'agglutiner autour des modèles exposés, la nouvelle Corvette, que General Motors a dévoilée au salon de Detroit, est incontestablement l'une des stars de ce grand rendez-vous. Elle est aussi le symbole de la renaissance du numéro un américain. En investissant dans cette voiture de sport mythique, qui n'avait pas été remplacée depuis 2005, le géant de Detroit, largement bénéficiaire 3 ans et demi après sa sortie de faillite, prouve «qu'il a confiance en l'avenir et qu'il sait faire de belles voitures», estime Xavier Mosquet; directeur de l'activité automobile du Boston Consulting Groupe (BCG), basé à Detroit. Ce véhicule «est la raison pour laquelle je travaille chez GM», s'est enflammé de son côté Mark Reuss, le président du groupe pour l'Amérique du Nord, soulignant l'émotion qu'il ressentait, après les «moments difficiles».

Les restructurations drastiques ont porté leurs fruits:

lundi 14 janvier 2013

General Motors n’entend ni vendre ni donner Opel à PSA.

GERMANY -AUTO-INDUSTRY-COMPANY-OPEL-GM
La direction de PSA avait récusé la semaine dernière les rumeurs de rachat d’Opel.

 Le PDG de General Motors, Dan Akerson, a démenti ce lundi que son groupe envisageait de donner à son allié français PSA Peugeot Citroën sa filiale Opel, comme l’affirme le site latribune.fr.

«Opel n’est pas à vendre» et «n’est pas à donner non plus». La réaction du PDG de General Motors (GM), Dan Akerson, aux informations du site d’informations économiques latribune.fr est sans équivoque. Nos confrères affirmaient ce lundi matin qu’un rachat par PSA Peugeot Citroën d’Opel avec l’aide de son allié américain depuis onze mois General Motors, et de l’État français était à l’étude. «Selon le schéma envisagé ‘en haut lieu’, le groupe américain mettrait au pot pour faciliter l’opération. Et l’État français pourrait même aussi apporter sa contribution», a écrit ce matin le site d’informations, citant une source proche du dossier.
«GM veut se débarrasser» d’Opel, disent les informateurs de latribune.fr, sa filiale européenne qui voit ses parts de marché fondre d’année en année sur le Vieux continent, qui accumule des pertes abyssales depuis des années et dont les comptes ne devraient pas retrouver l’équilibre «au moins jusqu’en 2014». L’Europe est en effet un boulet pour le géant américain: en 2012, GM a vendu 9,2 millions de véhicules en hausse de 2,9 % dans le monde, mais sur le marché européen, le constructeur a vendu 8,2 % d’unités en moins en 2012 que l’année précédente. Un décrochage qui ne lui permettra pas de se hisser à la première place mondiale des constructeurs automobiles, Toyota étant sur le point d’annoncer des ventes annuelles supérieures, d’au moins 9,7 millions (+22 %). GM a fait toutefois mieux que son concurrent allemand Volkswagen en 2012.

«GM donnerait même de l’argent»:

jeudi 17 mai 2012

Le marché automobile européen continue à reculer.

Parc de voitures Renault sur le site de Gennevilliers (Hauts-de-Seine).
Parc de voitures Renault sur le site de Gennevilliers (Hauts-de-Seine).


 Renault est particulièrement à la peine sur les quatre premiers mois de l'année.



Mois après mois, l'Europe confirme qu'elle est la zone sinistrée de l'automobile. En avril, les ventes de voitures neuves ont chuté de 6,9 % sur un an, soit une septième baisse mensuelle d'affilée. Après un recul de 7,5 % depuis le début de l'année, elles devraient diminuer en 2012 pour la cinquième année consécutive.
Les situations sont toutefois contrastées. Parmi les grands marchés, seules l'Allemagne (+ 2,9 %) et la Grande-Bretagne (+ 3,3 %) ont progressé le mois dernier. En France, la baisse des immatriculations s'est limitée à 1,9 %. Mais elles s'effondrent dans les pays les plus frappés par la crise: l'Italie (- 18 %) et l'Espagne (- 21,7 %). En Grèce (- 56,7 %) et au Portugal (- 41,7 %), deux débouchés plus limités, la situation est même catastrophique.
Les constructeurs ont également connu des fortunes diverses. Les marques généralistes sont particulièrement à la peine. Les ventes de Renault, qui manque de nouveautés - la Clio 4 est prévue pour l'automne -, ont ainsi reculé de 15,1 % le mois dernier. PSA est en revanche resté stable (+ 0,2 %), grâce au succès de la gamme DS, la ligne premium de Citroën. Sur quatre mois, la situation est préoccupante tant pour PSA que Renault, dont les ventes baissent de 13,6 % et 21,3 % en Europe. Or ces deux constructeurs restent très dépendants du Vieux Continent, qui représentait près de 60 % de leurs volumes l'an dernier.

Usines au ralenti:

L'efficacité des publicités sur Facebook fait polémique.

General Motors a annoncé qu'il retirait son budget de 10 millions de dollars du réseau social. Les publicités fonctionnent si on propose les bons contenus, a rétorqué Ford.



La polémique ne pouvait plus mal tomber. A la veille de l'introduction en Bourse de Facebook, des annonceurs ont commencé à mettre en doute l'efficacité des publicités sur Facebook. Ces dernières sont à la base du modèle économique du réseau social, qui s'apprête à lever plus de 16 milliards de dollars en Bourse.
Le constructeur automobile General Motors a ainsi annoncé qu'il arrêtait ses investissements publicitaires sur Facebook, a révélé le Wall Street Journal . C'est un budget de 10 millions de dollars qui va s'évaporer de la plateforme. GM entend continuer à faire la promotion de ses marques sur Facebook, mais en exploitant surtout ses services gratuits, comme sa page fan.
C'était un risque envisagé par Facebook dans son document préparatoire à l'introduction en Bourse, déposé auprès du gendarme américain des marchés. Mais il pourrait peser sur les perspectives de croissance de Facebook, si d'autres annonceurs venaient à faire le même choix.
Mais quelques heures après l'annonce de GM, un autre géant américain de l'automobile a riposté, prenant la défense des publicités sur Facebook. «Tout ce qui compte c'est l'exécution. Nos publicités Facebook fonctionnent quand elles sont combinées, de manière stratégique, avec des contenus attractifs et de l'innovation», a indiqué le groupe Ford sur Twitter.
Le directeur marketing de Ford, interrogé par le magazine Forbes, estime qu'il ne faut pas «considérer Facebook comme un simple réseau publicitaire», sur lequel on diffuse les mêmes bannières publicitaires qu'ailleurs. Avant de concéder que «ce sont encore les débuts et les critères de mesure ne sont pas définis à 100%».
D'autres observateurs ont appelé les annonceurs à la prudence avant d'emboiter le pas à General Motors: «Nous ne savons pas pourquoi les publicités de GM n'ont pas eu de résultats», souligne ainsi Tom Skotidas, fondateur d'une agence de marketing pour réseaux sociaux.
Une des explications pourrait être le récent changement introduit par Facebook dans sa présentation des pages et des profils, avec le lancement du Journal («Timeline»). Les agences de conseil en communication qui avaient établi des stratégies Facebook basées sur des onglets et des pages d'atterrissage ont en effet vu leurs recommandations devenir obsolètes du jour au lendemain.