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lundi 18 juillet 2011

L'État doit mieux mesurer les risques avant d'investir.



Le Conseil d'analyse stratégique livre ses recommandations.

«Si un nouveau foyer de maladie se déclare demain au Kenya ou au Mexique, quelle doit être la réponse d'un ministre de la Santé ? Ne rien faire est bien évidemment condamnable, décider dès le lendemain de l'apparition de la maladie dans ce pays de vacciner tous les Français n'est pas supportable d'un point de vue de nos finances publiques». Toute ressemblance avec une situation ayant existé ne serait pas purement fortuite…
Moins de deux ans après la campagne de vaccination contre la grippe A (H1N1) venant d'Asie, qui avait coûté 700 millions d'euros à l'État (la France avait commandé 94 millions de doses avant de revenir à 45 millions… pour que finalement seuls 5,3 millions de Français se fassent vacciner), c'est l'illustration choisie lundi par le directeur général du Centre d'analyse stratégique (CAS), Vincent Chriqui, en introduction d'une étude sur le «calcul du risque dans les investissements publics». Objectif de ce rapport, dirigé par Christian Gollier, patron de la Toulouse School of Economics : montrer qu'il est possible de prendre en compte le risque et l'incertitude avant de lancer des projets coûteux.

«Une position d'équilibre»  :