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lundi 7 juillet 2014

Uber baisse ses tarifs et opère à perte

Que faire quand vous venez de lever 1,2 milliard de dollars ? Travis Kalanick, le patron et fondateur d'Uber, a sa petite idée sur cette question: écraser la concurrence et cassant les prix. La société vient ainsi d'annoncer une baisse de 25% des tarifs de son service UberX (les chauffeurs sont des particuliers qui utilisent leur voiture personnelle) dans la région de San Francisco.
Ce nouveau rabais s'inscrit dans le cadre d'une vive guerre des prix déclenchée depuis plusieurs mois par son rival Lyft. Les deux entreprises multiplient les promotions pour attirer de nouveaux clients, au grand dam des taxis qui ne peuvent pas s'aligner. Selon les chiffres communiquées par Uber, un trajet facturé 11 dollars par un taxi à San Francisco ne coûte plus que 6 dollars avec UberX.
PERTE SUR CHAQUE TRAJET
Problème: baisser les prix signifie aussi réduire la rémunération des chauffeurs. Et donc l'attractivité de leur plate-forme, alors même que les deux start-up ont sans cesse besoin d'augmenter le nombre de véhicules en circulation afin de répondre à la demande croissante. Pour limiter l'impact, elles acceptent le plus souvent de réduire leurs commissions sur les trajets, normalement fixées à 20% du montant de la course.
M. Kalanick vient toutefois de franchir un nouveau palier: dans la région de San Francisco, Uber reverse désormais davantage aux chauffeurs qu'elle ne fait payer ses clients. Malgré la réduction des tarifs, les chauffeurs continuent en effet de percevoir l'ancienne rémunération. Pour un trajet jusque-là facturé 20 dollars et désormais facturé 15 dollars, ils touchent ainsi toujours 16 dollars.
Autrement dit, le service perd un dollar sur chaque course. Il opère donc à perte. Et cela avant même de prendre en compte le reste de ses coûts (frais de personnel, marketing, recherche et développement...). Uber explique que ses nouveaux prix ne sont que temporaires. Mais cela n'avait pas été le cas pour ses précédentes réductions, elles aussi censées être limitées dans le temps.
TOURNANT
Cette décision pourrait marquer un tournant dans l'histoire d'Uber pour deux raisons. La première, c'est que la société semble avoir compris qu'elle ne peut plus négliger ses chauffeurs. Ces dernières semaines, leurs protestations se sont multipliées à San Francisco, Los Angeles ou Seattle. Ils ont le sentiment d'être la variable d'ajustement, avec une rémunération qui fluctue au bon vouloir des rabais accordés aux clients.
La deuxième évolution, c'est un changement de discours. Jusqu'à présent, Uber nuançait l'impact des baisses de prix sur les revenus de ses chauffeurs. Selon la société, la progression du nombre de courses devait permettre de compenser ce repli. Et elle promettait même une amélioration de leur rémunération horaire. Visiblement, ce discours ne s'est pas vérifié. Uber a donc choisi de changer de stratégie, pour ne pas accentuer le mécontentement.
Avec plus d'un milliard de dollars dans ses caisses, Uber peut se permettre une telle politique. Cette dernière doit lui permettre de gagner des parts de marché là où la concurrence est la plus forte. Face à Lyft et autres service similaires, qui ne disposent pas de telles ressources pour riposter. Mais aussi face aux taxis, qui ne peuvent pas s'offrir le luxe de perdre de l'argent. Une sorte de concurrence déloyale...

Ségolène Royal évoque un étalement de la hausse des tarifs EDF

Le rattrapage de facture d'électricité des Français rendu nécessaire par une décision du Conseil d'Etat.

Le quotidien avait mentionné Eve a augmenté de 30 à 45 euros de factures a été invalidé le 11 avril par le Conseil d'état de rendre une ordonnance limitant la hausse des taux d'électricité entre août 2012 2 % et août 2013.

Lecture : Taux l'électricité : la justice impose une augmentation rétroactive


« LISSER LES DEPENSES POUR LES MENAGES.


"Nous demandons que ce rattrapage n'est pas à la fois, mais plus de 18 mois, afin de lisser les dépenses des ménages," a déclaré Ségolène Royal à Paris. "Cela leur permettra de payer seulement 1,50 euro supplémentaire par mois sur leur facture au cours de cette période. Qui conduira à un retour de 27 euros au total, en moyenne, réparties sur plus de 18 mois et non reconductible", explique-t-elle, ajoutant que son ministère continue de négocier avec EDF pour définir les modalités de rattrapage.


Suite à sa décision du 11 avril, le Conseil d'Etat, plus haute juridiction administrative Français, avait donné le gouvernement deux mois pour décider sur un nouvel ordre de tarif. La décision finale affectera quelque 29 millions clients abonnés EDF à l'électricité réglementés de tarifs, 92 % des ménages.


Ce rattrapage ajoutera à la hausse des taux, moins de 5 %, a annoncé le 20 juin par le premier ministre Manuel Valls qui sera à l'automne.