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mercredi 16 janvier 2013

Préparer sa retraite, un casse-tête pour les épargnants.

L'immobilier locatif et les fonds en euros de l'assurance-vie sont les deux placements les plus utilisés pour préparer la retraite. Mais que faire face à des rendements toujours plus faibles ?
 
Les Français savent qu'ils devront épargner pour s'assurer une retraite confortable. Une poire pour la soif à côté des régimes par répartition. Les cadres qui feront face à une chute d'environ 50 % de leurs revenus sont en première ligne, mais ils ne sont pas les seuls. Les professions libérales ou les commerçants sont depuis longtemps habitués à épargner.
Dans son dernier livre, Sauvez votre retraite!, Marc Fiorentino met les pieds dans le plat. «Le plus sûr moyen de sauver votre retraite, c'est de vous constituer une épargne, au prix de sacrifices si nécessaire.» Il recommande de prélever tous les mois 10 % de son revenu net pour se constituer un patrimoine.
Épargner, d'accord, mais comment? L'immobilier locatif et les fonds en euros de l'assurance-vie sont les deux placements les plus utilisés pour préparer la retraite. Mais ces formules jusqu'ici payantes vont-elles le rester? L'alourdissement de la fiscalité sur le capital et la baisse des taux compliquent singulièrement la donne pour les particuliers car l'épargne qu'ils placent «grossit» bien plus lentement qu'autrefois.
Les taux de rendement de l'assurance-vie qui viennent d'être ­publiés sont encore corrects, même s'ils ont fléchi. Mardi, le taux annoncé par l'Afer a même été une très bonne surprise. Le contrat a rapporté 3,45 % (contre 3,43 % l'an denier). La Maaf a réussi à maintenir le même rendement qu'en 2011 (3,20 %) mais la plupart des compagnies annoncent des taux en recul de 0,10 % à 0,20 %. Cela n'empêche pas les meilleures de camper au-dessus des 3 %: 3,50 % à la MACSF, 3,33 % ou 3,21 % à SMAvie BTP selon les contrats, 3,40 % ou 3,15 % à la Matmut, 3,05 % à la GMF…

vendredi 25 mai 2012

Malgré la crise, les Français continuent d'avoir le moral.

L'indice sur le moral des ménages français a gagné un point en mai, à 90, selon l'Insee, mais reste loin de sa moyenne de long terme qui est de 100. Le moral des ménages allemands, lui, a reculé en mai.


La crise continue de couver et pourtant les Français ont toujours le moral. C'est un des nombreux paradoxes qui font le caractère exceptionnel de cette crise. La confiance des ménages a poursuivi sa lente remontée en mai pour s'établir à 90, soit le niveau de fin 2010, selon les chiffres publiés ce vendredi par l'Institut national de la statistique et des études économiques. Ironie du sort, le moral des ménages allemands est en baisse de 0,1 point.
L'indice français reste toutefois inférieur à sa moyenne de longue période, qui se situe à 100 points, et qui n'a pas été retrouvée depuis 2007, un an avant le début de la crise. En conséquence,«cette hausse mensuelle est à relativiser, affirme l'économiste Marc Touati. Les Français ont sans doute apprécié la baisse des cours du pétrole ou l'alternance politique. Mais cette hausse ne tiendra pas».
Source : Insee
C'est la troisième fois depuis le début de la crise fin 2008 que l'indice sur le moral des ménages français atteint ce niveau à la hausse, après fin 2009 et fin 2010. Et à chaque fois, il est reparti en baisse. «L'étude ne tient pas compte des derniers événements de la crise en Grèce, souligne en outre Marc Touati. Seule une forte hausse du Smic pourrait confirmer la tendance». L'économiste avertit que les réactions des ménages français sont trop court-termistes pour en faire un véritable indicateur avancé. «Le meilleur indicateur avancé est le climat des affaires parce qu'il a une corrélation directe avec l'activité économique d'un pays par la création d'emplois», explique-t-il. Hier, l'indice en question a reculé de 2 points, à 93. Les industriels français, comme leurs homologues allemands, ne voient pas leur horizon se déboucher au cours des trois prochains mois.

Les Français plus optimistes sur le chômage: