Pier Carlo Padoan et Angel Gurria, respectivement chef économiste et secrétaire général de l'OCDE.
L'Organisation internationale apporte son soutien au président français dans la bataille franco-allemande, à la veille du dîner des chefs d'État européens, à Bruxelles.
Dans son bras de fer avec Angela Merkel sur les eurobonds, François Hollande a reçu mardi matin le soutien explicite de l'OCDE. «Il faut tout mettre sur la table: des obligations conjointement garanties pour recapitaliser les banques, pour financer des projets ou des émissions régulières d'euro-obligations», a défendu Pier Carlo Padoan, le chef économiste de l'Organisation internationale, à l'occasion des nouvelles prévisions économiques.
Car il y urgence à sauver la zone euro, seule zone économique en récession en 2012, et principal risque pesant sur la conjoncture mondiale. «Il faut une puissance de feu étonnante», a insisté le chef économiste de l'OCDE, plaidant, une nouvelle fois, pour un renforcement des mécanismes européens de stabilité, FESF et MES.
L'OCDE appelle également la BCE à baisser ses taux et à acheter massivement des titres de dette souveraine sur les marchés secondaires, comme le font depuis le début de la crise la Fed, la Banque d'Angleterre et la Banque du Japon.