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mardi 29 janvier 2013

La France exporte plus aux États-Unis qu'en Allemagne.

Les États-Unis sont le premier partenaire commercial de la France, selon les travaux révolutionnaires que publient conjointement l'Organisation mondiale du commerce et l'OCDE.

La France et l'Allemagne, qui viennent de célébrer le cinquantième anniversaire du traité de l'Élysée, se présentent souvent - en tout cas à Paris - comme les deux partenaires commerciaux mutuellement les plus importants. Or il s'agit en grande partie d'un mythe qui ne résiste pas à une analyse un tant soit peu approfondie. Les États-Unis sont en réalité le premier client pour les exportateurs français de produits industriels et de services, devant l'Allemagne, selon l'OMC et l'OCDE.
Les chiffres traditionnels du commerce international sont en effet fallacieux. Ainsi un iPod assemblé en Chine est considéré comme un produit chinois quand il passe la frontière française, au prix de 200 dollars. En réalité seulement 6% du travail de fabrication a été effectué en Chine, alors que les éléments proviennent d'une dizaine d'autres pays. Quand on achète un iPod venant de Schengai, on importe en réalité du travail japonais, coréen ou américain. En particulier la «valeur ajoutée» des centres des recherche d'Apple est celle des travailleurs californiens.
Les études de l'OMC et de l'OCDE, qui viennent d'aboutir après de dix ans de recherches, ont consisté à décomposer la «valeur ajoutée» des produits du commerce international à chacune des phases d'élaboration. En termes de «valeur ajoutée produite en France pour l'exportation», les États-Unis apparaissent ainsi comme le premier client final, avec 12% de la production française, devançant l'Allemagne, notre deuxième client avec 11% seulement. Et dans l'autre sens, la France importe plus de «valeur ajoutée américaine» (14% de toutes nos importations), qu'elle n'en achète à l'Allemagne (12%).

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Tropisme industrialiste:

mardi 22 mai 2012

L'OCDE défend Hollande face à Merkel .

Pier Carlo Padoan et Angel Gurria, respectivement chef économiste et secrétaire général de l'OCDE.
Pier Carlo Padoan et Angel Gurria, respectivement chef économiste et secrétaire général de l'OCDE.


 L'Organisation internationale apporte son soutien au président français dans la bataille franco-allemande, à la veille du dîner des chefs d'État européens, à Bruxelles.


Dans son bras de fer avec Angela Merkel sur les eurobonds, François Hollande a reçu mardi matin le soutien explicite de l'OCDE. «Il faut tout mettre sur la table: des obligations conjointement garanties pour recapitaliser les banques, pour financer des projets ou des émissions régulières d'euro-obligations», a défendu Pier Carlo Padoan, le chef économiste de l'Organisation internationale, à l'occasion des nouvelles prévisions économiques.
Car il y urgence à sauver la zone euro, seule zone économique en récession en 2012, et principal risque pesant sur la conjoncture mondiale. «Il faut une puissance de feu étonnante», a insisté le chef économiste de l'OCDE, plaidant, une nouvelle fois, pour un renforcement des mécanismes européens de stabilité, FESF et MES.
L'OCDE appelle également la BCE à baisser ses taux et à acheter massivement des titres de dette souveraine sur les marchés secondaires, comme le font depuis le début de la crise la Fed, la Banque d'Angleterre et la Banque du Japon.

Priorité aux réformes structurelles: