Pour accueillir l'Euro 2016, la France a décidé de rajeunir ses stades de football. Les groupes de BTP qui construisent ces nouvelles enceintes seront chargés de les gérer. Un pari risqué, comme l'a découvert Vinci au Mans.
Finalement, le nouveau stade de Lille sera livré à l'heure. «Nous y jouerons mi-août notre premier match de la saison à domicile», affirme Michel Seydoux, le président du Losc qui évolue en Ligue 1. Mais, en coulisses, le bras de fer n'est pas terminé. Selon nos informations, Eiffage
qui construit cette enceinte réclame une centaine de millions d'euros à
son client, la communauté urbaine de Lille. En cause, les retards
administratifs qui ont obligé le groupe de BTP à démultiplier les
équipes pour tenir les délais.
Avec l'organisation de l'Euro 2016, la France a décidé de rajeunir son parc de stades. Quatre vont sortir de terre et quatre ou cinq autres vont être rénovés. Des opérations semées d'embûches. Surtout pour les groupes de BTP qui mènent souvent ces opérations sous forme de PPP (partenariat-public-privé). En clair, ils construisent ces enceintes avec leurs fonds propres et des concours bancaires puis se rémunèrent en les exploitant sur plus de trente ans. Vinci va gérer avec cette formule les nouveaux stades de Nice et Bordeaux ; Eiffage celui de Lille et Bouygues le Stade-Vélodrome de Marseille en pleine rénovation.
La course d'obstacles commence avec les innombrables recours devant la justice. Ils peuvent bloquer les projets car s'ils sont sérieux, les banques risquent de geler leur prêt. Un aléa pris très au sérieux compte tenu des précédents. À Valenciennes, le nouveau stade a été livré en juillet 2011 avec un an de retard. Les travaux avaient été interrompus plusieurs mois à cause d'une procédure judiciaire.
À Bordeaux, c'est le contrat de partenariat lui-même qui est contesté devant le tribunal administratif. «La procédure suit son cours mais ne nous empêche pas de poursuivre les études préalables à la construction qui devrait débuter dans quelques mois», explique Fadi Selwan, directeur du développement de Vinci Concessions. Le groupe maintient donc la livraison, en 2015.
Avec l'organisation de l'Euro 2016, la France a décidé de rajeunir son parc de stades. Quatre vont sortir de terre et quatre ou cinq autres vont être rénovés. Des opérations semées d'embûches. Surtout pour les groupes de BTP qui mènent souvent ces opérations sous forme de PPP (partenariat-public-privé). En clair, ils construisent ces enceintes avec leurs fonds propres et des concours bancaires puis se rémunèrent en les exploitant sur plus de trente ans. Vinci va gérer avec cette formule les nouveaux stades de Nice et Bordeaux ; Eiffage celui de Lille et Bouygues le Stade-Vélodrome de Marseille en pleine rénovation.
La course d'obstacles commence avec les innombrables recours devant la justice. Ils peuvent bloquer les projets car s'ils sont sérieux, les banques risquent de geler leur prêt. Un aléa pris très au sérieux compte tenu des précédents. À Valenciennes, le nouveau stade a été livré en juillet 2011 avec un an de retard. Les travaux avaient été interrompus plusieurs mois à cause d'une procédure judiciaire.
À Bordeaux, c'est le contrat de partenariat lui-même qui est contesté devant le tribunal administratif. «La procédure suit son cours mais ne nous empêche pas de poursuivre les études préalables à la construction qui devrait débuter dans quelques mois», explique Fadi Selwan, directeur du développement de Vinci Concessions. Le groupe maintient donc la livraison, en 2015.