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lundi 21 janvier 2013

Bordeaux et Lyon désormais reliées par autoroute.

Le dernier tronçon de l'A89, entre Balbigny (Loire) et La Tour de Salvagny (Rhône), est entré en service ce lundi matin. Crédit photo: DR.
Le dernier tronçon de l'A89, entre Balbigny (Loire) et La Tour de Salvagny (Rhône), est entré en service ce lundi matin. 

 Le dernier tronçon de l'A89, entre Balbigny (Loire) et La Tour-de-Salvagny (Rhône), accueille ses premiers clients ce lundi. Ces quelque 50 kilomètres auront coûté 1,5 milliard d'euros au réseau ASF.

 Rejoindre Lyon de Bordeaux par l'autoroute, sans passer par Paris, est enfin possible. Le dernier tronçon de l'A89, entre Balbigny (Loire) et La Tour-de-Salvagny (Rhône), est entré en service ce lundi matin, près de 30 ans après le lancement de ce premier projet d'autoroute transversale en France.

jeudi 3 mai 2012

L'Euro 2016, un pari pour les majors du BTP.


La rénovation du Vélodrome s'effectue dans le stade où l'OM continue à jouer ses matchs.
La rénovation du Vélodrome s'effectue dans le stade où l'OM continue à jouer ses matchs.
 
 
 Pour accueillir l'Euro 2016, la France a décidé de rajeunir ses stades de football. Les groupes de BTP qui construisent ces nouvelles enceintes seront chargés de les gérer. Un pari risqué, comme l'a découvert Vinci au Mans.
 
 
Finalement, le nouveau stade de Lille sera livré à l'heure. «Nous y jouerons mi-août notre premier match de la saison à domicile», affirme Michel Seydoux, le président du Losc qui évolue en Ligue 1. Mais, en coulisses, le bras de fer n'est pas terminé. Selon nos informations, Eiffage qui construit cette enceinte réclame une centaine de millions d'euros à son client, la communauté urbaine de Lille. En cause, les retards administratifs qui ont obligé le groupe de BTP à démultiplier les équipes pour tenir les délais.
Avec l'organisation de l'Euro 2016, la France a décidé de rajeunir son parc de stades. Quatre vont sortir de terre et quatre ou cinq autres vont être rénovés. Des opérations semées d'embûches. Surtout pour les groupes de BTP qui mènent souvent ces opérations sous forme de PPP (partenariat-public-privé). En clair, ils construisent ces enceintes avec leurs fonds propres et des concours bancaires puis se rémunèrent en les exploitant sur plus de trente ans. Vinci va gérer avec cette formule les nouveaux stades de Nice et Bordeaux ; Eiffage celui de Lille et Bouygues le Stade-Vélodrome de Marseille en pleine rénovation.
La course d'obstacles commence avec les innombrables recours devant la justice. Ils peuvent bloquer les projets car s'ils sont sérieux, les banques risquent de geler leur prêt. Un aléa pris très au sérieux compte tenu des précédents. À Valenciennes, le nouveau stade a été livré en juillet 2011 avec un an de retard. Les travaux avaient été interrompus plusieurs mois à cause d'une procédure judiciaire.
À Bordeaux, c'est le contrat de partenariat lui-même qui est contesté devant le tribunal administratif. «La procédure suit son cours mais ne nous empêche pas de poursuivre les études préalables à la construction qui devrait débuter dans quelques mois», explique Fadi Selwan, directeur du développement de Vinci Concessions. Le groupe maintient donc la livraison, en 2015.

Déconvenue pour Vinci au Mans:

Un recours menace le futur stade de Lyon.


Actuellement, le futur stade de l'Olympique Lyonnais, à Décines, est majoritairement recouverts de champs.
Actuellement, le futur stade de l'Olympique Lyonnais, à Décines, est majoritairement recouverts de champs.
 
 
 L'Olympique Lyonnais n'a toujours pas bouclé le financement de sa nouvelle enceinte. Une opération compliquée par une procédure récente engagée par un élu vert de la région Rhône- Alpes contre le permis de construire.
 
Quelques fouilles archéologiques ont débuté, et des ouvriers s'affairent pour déplacer les bassins d'eau pluviale. Mais les 44 hectares sur lesquels l'Olympique Lyonnais veut construire un nouveau stade à Décines, dans la banlieue est de la capitale des Gaules, sont encore majoritairement recouverts de champs. Et le club n'est toujours pas certain de bâtir cette enceinte sportive de 58.000 places. Et pour cause: il n'a pas bouclé le financement de cette opération entièrement privée de 381 millions. «Le schéma étudié reste le même que depuis le début, assure Jean-Michel Aulas, le président du club. La foncière du Montout, dans laquelle le club aura la majorité et Vinci la minorité, fournira 40 % des fonds. Les 60 % restant résulteront d'emprunts bancaires.»
Mais ce bel équilibre a été rompu par le recours déposé contre le permis de construire le 3 avril par le conseiller vert de la région Rhône-Alpes, Étienne Tête. L'attaque est prise au sérieux, car cet avocat s'est illustré dans d'autres dossiers. Il a notamment obtenu il y a quelques années l'annulation du contrat de concession pour le périphérique Nord de Lyon. Conséquence de cette nouvelle procédure, Vinci, qui s'était engagé à entrer au capital de la foncière du Montout avant fin avril, a demandé un délai supplémentaire pour réexaminer la situation. Et les banques, qui financent rarement un projet obéré par un recours bien étayé, se font tirer l'oreille pour accorder les prêts.

L'UEFA fixe le délai à 2015: