BNP
Paribas a commercialisé en 2011 le fonds Jet 3 qui faisait miroiter aux
souscripteurs le triplement de leur capital. À l’arrivée, ils ont perdu
plus de 10% de leur mise.
En 2001, la banque a commercialisé le fonds Jet 3 qui faisait miroiter aux souscripteurs le triplement de leur capital. À l’arrivée, ils ont perdu plus de 10% de leur mise.
En souscrivant Jet 3, les souscripteurs pouvaient espérer, à certaines conditions, tripler leur mise, si aucune des actions sélectionnées par la banque ne baissait de plus de 40%. Mais au pire, ils avaient la garantie de récupérer le capital investi «quoi qu’il arrive, au terme des dix ans». C’est du moins ce qu’annonçait la banque. À l’arrivée, cette famille qui avait placé sur ce fonds le produit de la vente de sa parfumerie a pourtant perdu plus de 10% de son investissement. Car, entre temps, la banque a prélevé les frais de souscription du placement et surtout, chaque année, les frais de gestion du contrat d’assurance-vie. Des frais de gestion qu’elle s’est même autorisée à augmenter en cours de route, de 0,6% à 0,96% par an. Au total, les filiales de BNP Paribas Cardif et Natio Cardif ont perçu respectivement 8,4 millions d’euros en 2001 de frais de souscription et 10 millions d’euros (pour la seule période de 2005 à 2011) de frais de gestion.