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mercredi 9 janvier 2013

BNP Paribas épinglée pour pratique trompeuse.


BNP Paribas a commercialisé en 2011 le fonds Jet 3 qui faisait miroiter aux souscripteurs le triplement de leur capital. À l’arrivée, ils ont perdu plus de 10% de leur mise. 

En 2001, la banque a commercialisé le fonds Jet 3 qui faisait miroiter aux souscripteurs le triplement de leur capital. À l’arrivée, ils ont perdu plus de 10% de leur mise.

Il y a un an, la famille Vareille portait plainte contre BNP Paribas. Un rapport de la Répression des fraudes vient de lui donner raison et de constater l’infraction commise par la banque. En cause, le fonds Jet 3, souscrit dix ans plus tôt, dans un des contrats d’assurance-vie de BNP. Un de ces fonds à promesse qui ont déjà fait scandale dans d’autres établissements, à l’instar du fonds Benefic à La Poste ou de Doubl’ô aux Caisses d’épargne.
En souscrivant Jet 3, les souscripteurs pouvaient espérer, à certaines conditions, tripler leur mise, si aucune des actions sélectionnées par la banque ne baissait de plus de 40%. Mais au pire, ils avaient la garantie de récupérer le capital investi «quoi qu’il arrive, au terme des dix ans». C’est du moins ce qu’annonçait la banque. À l’arrivée, cette famille qui avait placé sur ce fonds le produit de la vente de sa parfumerie a pourtant perdu plus de 10% de son investissement. Car, entre temps, la banque a prélevé les frais de souscription du placement et surtout, chaque année, les frais de gestion du contrat d’assurance-vie. Des frais de gestion qu’elle s’est même autorisée à augmenter en cours de route, de 0,6% à 0,96% par an. Au total, les filiales de BNP Paribas Cardif et Natio Cardif ont perçu respectivement 8,4 millions d’euros en 2001 de frais de souscription et 10 millions d’euros (pour la seule période de 2005 à 2011) de frais de gestion.

Confusion:

lundi 7 janvier 2013

Les banques profitent d’un recul des règles prudentielles.


ILLUSTRATION : LES BANQUES
En Bourse, Crédit Agricole, Société Générale et BNP Paribas figurent parmi les plus fortes hausses lundi après la décision du régulateur bancaire d’assouplir ses exigences en termes de réserves financières.

Les banques vont bénéficier d’un assouplissement des exigences du Comité de Bâle sur le contrôle bancaire, l’institution chargée de définir les normes applicables aux établissements mondiaux.
Ce comité a décidé de différer de quatre années l’application complète du ratio de liquidité à court terme (Liquidity Coverage Ratio), lequel impose aux banques de détenir à tout instant une réserve d’actifs liquides d’un montant supérieur au égal aux débours attendus sur trente jours. Cette obligation entrera partiellement en vigueur à partir de 2015, à hauteur de 60 % des réserves minimales, et ne s’appliquera en totalité qu’à partir de 2019. En outre, la gamme d’actifs éligibles en tant qu’actifs de réserve sera nettement élargie.
La décision annoncée dimanche par le Comité répond au souhait des banques d’assouplir la mise en application d’un dispositif qui vise à les protéger en période de stress financer, mais qui limite leur marge de manœuvre dans le cadre de leur activité habituelle, notamment en matière de crédit. «La mise en place d’un calendrier étalé pour la mise en application du ratio de couverture de liquidité aura pour effet que la nouvelle règle de liquidité ne réduira en rien la capacité du système bancaire mondial à financer la reprise», a expliqué le président du groupe des gouverneurs du comité chargé de la supervision.
Le sentiment des experts du Bourse : Nous estimons judicieux d’être investi sur le secteur bancaire compte tenu du soutien des banques centrales et des espoirs de stabilisation de l’économie. La flexibilité offerte par les autorités de contrôle prudentiel constitue un soutien supplémentaire de poids. BNP Paribas pourrait être la première banque à retrouver une niveau de cours proche de ses fonds propres, cela en raison de la qualité de ses résultats. Un premier objectif de 50 euros semble largement à la portée du titre.
Horizon d’investissement: moyen terme
Profil d’investisseurs : détenteurs de PEA souhaitant dynamiser la performance sans prise de risque excessive.

lundi 23 avril 2012

Les valeurs bancaires devraient rester très volatiles .

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Les valeurs bancaires figurent parmi les plus fortes baisses de la journée.

Les valeurs bancaires sont victimes d’une dégradation de l’activité dans la zone euro et des incertitudes sur l’issue du scrutin du 6 mai...  


BNP Paribas, Crédit Agricole et Société Générale enregistrent les plus fortes baisses à la Bourse de Paris. En un mois, elles ont perdu entre 20 et 30 %, BNP Paribas étant parvenue à limiter les dégâts par rapport aux deux autres. A leur habitude, elles cristallisent toutes les inquiétudes.
Le premier sujet d’inquiétude est lié à la hausse des taux d’intérêt sur les emprunts d’État français au lendemain du premier tour des élections présidentielles. Ceux-ci constituent l’essentiel de leurs placements moyen et long terme. Cela signifie qu’une poursuite de la dépréciation de la valeur des emprunts détenus en portefeuille pourrait peser sur leur bilan. Les fortes tensions existant sur les emprunts italiens et espagnols font de leur côté toujours planer la menace de nouvelles provisions dans les comptes des établissements financiers français.
Au même titre que n’importe quelle valeur cyclique, les banques sont aussi victimes des craintes de récession. C’est en tout cas ce que laisse entendre la publication d’un indice d’activité PMI inférieur à 50 dans la zone euro. La faiblesse de l’activité dans les secteurs manufacturier et des services constitue en effet une menace pour l’évolution des revenus des banques. Les comptes de résultat pourraient aussi pâtir d’une hausse des provisions pour créances douteuses.
Dernier élément, les responsables de la BCE qui participaient ce week-end aux réunions du FMI a Washington se sont montrés très réticents à infléchir leur politique monétaire dans le sens d’un soutien plus actif de l’activité dans la zone euro. Ils estiment avoir fait suffisamment pour les banques en ayant abaissé les taux directeurs à 1 % et en ayant injecté 1.000 milliards d’euros dans le système bancaire européen.
Le sentiment des experts : mieux vaut conserver les titres en portefeuille et ne pas céder à la panique en les vendant au plus bas de l’année. Les résultats trimestriels qui seront annoncés dans les prochains jours devraient se révéler solides. La Société Générale ouvrira le bal des publications trimestrielles du secteur bancaire le 3 mai prochain. BNP Paribas annoncera les siens le 4 mai. Il faudra attendre le 11 mai pour connaître ceux du Crédit Agricole.
Horizon d’investissement: moyen/long terme.
Profil d’investisseurs: prêt à supporter une forte volatilité des cours.